‹ Essais littéraires de Saint-JustChapitre 99 sur 232 · ACTE m, SCENE Vlîl. i5f · texte numérisé non relu

ACTE m, SCENE Vlîl. i5f

FONDOR.

Je ne puis concevoir

(A part.)

Que dire! (Haut.) Comme vous, trompé clans mon espoir....

MADAME FONDOR , aux musiciens.

Je l'avoûrai, Messieurs, je suis fort étonnée, Que par vous, ma maison ait été destinée

PREMIER MUSICIEN

C'est à nous bien plutôt de trouver surprenant *

L'accueil qu'ici l'on fait au mérite, au talent,

A nous enûn , à nous ! issus d'une famille

Qui dans tous les Leaux-arts en grands hommes fourmille I

FONDOR.

C'en est assez

PREMIER MUSICIEN

Monsieur, qui vous l'assurera, Pour preuve en peut donner les tableaux que voilà. D'un Remlirandt, d'un Vernet, a-t-on la fantaisie? A trois livres par pied, mon oncle les copie.

FONDOR.

Tais-toi! ,' ; ;,)

PREMIER MUSICIEN

C'est à ses soins qu'on doit ce cabinet, , ' , >

Dont cbacun a, je crois, lieu d'être satisfait. Respectez donc en nous une famille entière

i52 L'AVARE FASTUEUX.

Qui des arts suit la noble et brillante carrière.

Et vous, Monsieur; et vous! protecteur des talens ! —

Faites-nous au plus tôt déliv:^r nos six francs.

( Les musiciens sortent. )

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