‹ Essais littérairesChapitre 16 sur 42 · LYCUS · texte numérisé non relu

LYCUS

Enfant, les dieux ainsi l'ont voulu. — Nos destins Jusqu'au jour de la mort demeurent incertains. Mais c'est mal d'assombrir, par un langage austère, Ce jour que nous aimons, où tu naquis, Néère! Quand pour mieux le fêter, à ma table, ce soir, Dos convives choisis en foule vont s'asseoir !

— Allons, autour de toi que tout chante et rayoïme ! Et que ton front charmant de roses se couronne !

Et qu'à nos yeux ravis la bouche en souriant S'entr'ouvre; — afin que tous disent, en te voyant :

— La reine du festin, c'est Néère, c'est elle ! Ta fille, heureux Lycus, ta Néère est bien belle '.

Naples.

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