‹ Essais littéraires sur Shakespeare;Chapitre 108 sur 252 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

Une caverne.

Les sorcières célèbrent leurs solennités bizarres. 11 n'y aurait rien de plus inconcevable que cette scène , si Gôthe , en l'imitant dans Faust , n'eût enchéri sur ces sauvages conjurations.

(i5) He shall spum fate, scom death, andbear His hopes'bove wisdom, grâce, and fear:

And you ail kuow , security Is mortal's chiefest enemy.

SUR SHAKESPEARE. l4l

Macbeth vient consulter les trois sœurs du Destin ( i6). Elles lui font prédire , par des fantômes, (jue nul homme , né d'une femme, ne lui pourra nuire , et qu'il ne sera vaincu que quand la grande forêt de Birnam marchera contre lui vers la haute colline de Duusinane.

Macbeth se confie dans ces prédictions , qui mettent à son renversement des conditions en apparence impossibles. Néanmoins , il veut savoir si la race de Banquo doit régner un jour dans son royaume. Une apparition nouvelle lui fait voir huit rois d'Ecosse issus de cette race : le huitième porte un miroir où on en découvre une foule d'autres (b). Banquo suit cette longue procession de rois futurs, et, tout souillé du sang de ses plaies , il sourit , en montrant sa glorieuse postérité.

Macbeth reste saisi de stupeur. Les sorcières disparaissent.

Lenox vient lui annoncer la fuite de Macduff. Le roi veut aller surprendre le château du rebelle , et mettre à mort sa femme et ses enfants.

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