SCÈNE TROISIÈME
La cellule du frère Laurence.
Roméo apprend qu'il est banni. Dans le désespoir qu'il éprouve , en se voyant éloigné de Juliette, il veut, après les plaintes les plus violentes, se donner la mort. Laurence lui fait honte de son emportement, dans un discours dont l'inspiration est noble et éloquente.
« (6) Arrête ta main désespérée. Es-tu un homme? Ta figure veut me persuader que tu en es un -, mais
(6) Hold thy desperate hand :
Art thou a man? Thy for m cries out , ihou arl; Thy tears are womanish \ thy wild acts dénote The unreasonable fury of a heast :
Unseemly woman , iu a seeming man !
Thou hast amaz'd me : hy m y holy order , I thought thy disposition better temper d.
Hast thou slain Tybalt ? wiU thou slay thysclf ? And slay thy lady too that livès in thee*
tes pleurs sont d^une femme , et tes actions désordonnées nlndiquent que la fureur d'une béte , privée de raison. Femme dégénérée) indigne du nom d'homme, ...
tu m^as confondu. Par mon ordre sacré,
j'avais cru ton ame mieux formée pour la raison. Après avoir tué Tybalt , veux-tu te tuer toi-même , et tuer aussi ton épouse , qui ne vit qu en toi ? »
Roméo cède à ces exhortations j il reçoit un anneau que Juliette lui envoie par la nourrice , et se dispose à se rendre en secret auprès de son épouse*