‹ Essais orientauxChapitre 21 sur 109 · Hymne XXII · texte numérisé non relu

Hymne XXII

3. Pour plus de détails, cf. notre livre sur Ormazd et Ahriman, § 43-53,

<c Certes, admirables de grandeur sont les œuvres qui viennent de Lui , qui a séparé et fixé les deux mondes * sur toute leur étendue , qui a mis en branle le haut , le sublime firmament, qui a étendu là-haut le ciel, ici la terre ^.

a Ce ciel et cette terre qui au loin s'étendent, ruisselants de lait, si beaux de forme, c'est par la loi de Varuna qu'ils se tiennent fixes l'un en face de l'autre , êtres immortels à la riche semence ^.

« Il a étayé le ciel, cet Asura^ qui connaît toutes choses ; il a donné sa mesure à la largeur de la terre : il trône sur tous les mondes, roi univei^sel ; toutes ces lois du monde sont lois de Varuna ^.

« Dans l'abime sans base le roi Vai-una a dressé la cime de l'arbre céleste ®. C'est le roi Varuna qui a frayé au soleil le large chemin qu'il doit suivre ; aux êtres sans pieds il a fait des pieds pour qu'ils courent.

« Ces étoiles placées au front de la nuit qu'elles éclairent , où sont-elles allées pendant le jour f Infaillibles sont les lois de Varuna ; la lune s'allume et va dans la nuit '^.

<c Varuna a frayé des routes au soleil : il a jeté en avant les torrents fluctueux des rivières. Il a creusé de larges lits et rapides, où se déroulent en ordre les flots déchaînés des journées ®.

« Il a mis la force dans le cheval , le lait dans la vache ,

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