L'ATTENTE
Hâte donc tes past Ne m'’entends-tu pas?
Femme fidèle, Assis pensif Dans mon esquif Pour toi tardif,
. Ma voix t'appelle.
Hâte donc tes pas!
Ne m'entends-tu pas ?
Femme fidèle, Quand le jour fuit Et que ja nuit Eteint tout bruit, Ma voix t’appelle.
SANS QUE ÇA PARAISSE
Voici le gai jour de l’an,
Trève de tristesse !
Chaque âme prend son élan
- Devers l’allégresse !
Arrière ! enfin la douleur!
En ce jour point de bonheur
Sans que ç paraisse |
Oh! gai!
Sans que ça paraisse |
L'enfant naïf et mutin Que sa mère presse
Sur son cœur pur et serein, Fièrement se dresse :
« Oh! voyez depuis un an
« Comme j'ai geandi, maman, « Sans que ça paraisse !
«Qh ! gai!
« Sans que ça parisse ! »
tuners
RE sion CT ER ME TE I mm
SANS QUE ÇA PARAISSE
Le jeune amoureux Firmin, Palpitant d'ivresse, Sur les lèvres de carrmin D’Anne sa maîtresse, Vient tendrement déposer, En soupirant, un baiser, Sans que ça paraisse !
Oh! gai!
Sans que ça paraisse !
Tout le monde est radieux :
La sombre vieillesse Montre un visage joyeux Comme la jeunesse :
Mais cependant plus d’un cœur Est plongé dans la douleur Sans que ça paraisse !
Oh! gai!
Sans que ça paraisse !
On n’est pas doux qu’à demi Envers qui nous blesse :
On reçoit un ennemi Avec gentillesse ; Mais peut-être que demain On dira : « C’est un vilain « Sans que ça paraisse !
«Oh! gai!
« Sans que ça paraisse ! »
SANS QUE ÇA PARAISSE. . 295
Maintenant d'un vol léger, Plein de hardiesse, Glissons-nous à l'étranger Qui nous intéresse : À
Soyons bon politiqueu La À
Arborons toute couleur CI
Sans que ça paraisse ! 11 ON ! gai! 1
Sans que ça paraisse !
Mais en partant saluons L Avec politesse LE
Nos diplomates profonds | Qui, dans leur sagesse, 4
Sauront donner au pays 4 || Autre tête, autres habits LE Sans que ça paraisse ! à
Oh! gai!
Sans que ca Été !
Chez les Yankees, nos voisins,
Où l'habile presse |
Fait mille héros divins . Qi :
Pour une prouesse, LE Depuis trois ans, Ô terreur ! 4 On se tue avec fureur ù |
Sans que ça paraisse ! | |
Oh ! gai !
Sas que ça pariasse ! Le
SANS QUE ÇA PARAISSE
Le Polonais vétéran Qui cède et s’affaisse Sous l’affreux joug d’un tyran Que son sang engraisse, S'écrie encore à genoux :
« O France, secoure-nous «Sans que ça paraisse ! « Oh! gai!
« Sans que ça paraisse ! »
Le chef de la nation, Imvoquant sans cesse La nor-intervention, Dit avec rudesse :
« Bah ! pourquoi se déranger ?
« L’Ours du Nord peut le manger « Sans que ça paraisse !
«Oh ! gai!
« Sans que ça paraisse ! »
Ce même illustre mortel Qui mène en liesse Sieur Victor Emmanuel,
A fait la promesse De conduire, paraît-il,
À Rome le roi Gentil
Sans que ça paraisse !
Oh! gai!
Sans que ça paraisse !