‹ Essais poétiques [microforme]Chapitre 89 sur 93 · LASSITUDE · texte numérisé non relu

LASSITUDE

Traduit de Longfellow.

Vos petits pieds iront, déchirés et sanglants,

A travers faux plaisirs, vains espoirs, vœux brûlants,

Qui j:nchent tous nos jours comme des fleurs fanées 1... |

Moi qui verrai bientôt devant mes pas s'ouvrir |

La porte de ces lieux où le repos commence,

Je me sens accablé, chers enfants, quand je pense Au long chemin qu'il vous faut parcourir.

| O mes enfants ! pendant bien des années | |

O mes enfants ! vous allez croître en âge,

Et vos petites mains, fidèles au devoir, Devront longtemps donner, ou mème recevoir,

ET

Et faire le travail qu'entre tous Dieu partage 1... Moi qui sur mon papier sens ma main s’affaiblir, Qui longtemps, ici-bas, travaillai sans relâche, Je me sens accablé quand je pense à la tâche Que vous avez maintenant à remplir !

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