‹ Essais poétiquesChapitre 28 sur 61 · A MES PETITES SOEURS LEONTINE ET ANGELINE · texte numérisé non relu

A MES PETITES SOEURS LEONTINE ET ANGELINE

Dans ce chœur qui proclame Du Très-Haut les douceurs, Deux esprits tout de flamme Furent ici vos sœurs.

Elles étaient gentilles Comme le fruit naissant Que le long des charmilles Vous cueillez en passant.

Deux anges de leurs ailes Protégeaient leur berceau.

Gomme deux fleurs nouvelles Couvrent un nid d'oiseau.

Mais un jour ils leur dirent « Venez loin de ce lieu. »

Et toutes deux sourirent Et volèrent à Dieu.

Et notre pauvre mère Prit le deuil et gémit.

Sa peine fut amère Mais sa foi se soumit.

Elle pria sans cesse, Sans cesse avec amour.

Dieu calma sa tristesse.

Et vous vîtes le jôuî".

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