Essais sur la peinture
N n'insistera pas sur l'authenticité; des deux ouvrages réunis dans ce volume. Ceux qui savent distinguer les Ecrivains qui ont un caractère y reconnoîtront Diderot dès la première page ; ils retrouveront son cachet presqu'à chaque ligne. Pour les autres , toutes les protestations imaginables et tous les raisonnemens seroient fort inutiles.
On verra dans le premier Essai sur la Peinture quels secours peuvent tirer les arts delà perspicacité du véritable homme de lettres et des réflexions du philosophe. Peut-être s'égareront-ils quel*
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quefois sur la partie purement'tecliniqueif
mais y quant aux autres parties , il est impossible qu'elles ne s'étendent et ne s'éclairent entre leurs mains y quand ils y appliquent leurs lumière» et leurs méditations. L'imitation de la nature , l'idée du beau , la connoissancs approfondie des passions ont été les objets de leurs études : c'est la base de tous les arts; c'est celle de la peinture et de la seuîp* ture y comme de l'éloquence et de la poésie.
Il faut se garder de confondre les ré* flexions sur le Salon de 1766., avec cet petites brochures innocentes et malignes qui paroissoici^fj tous les deux ans , à cha» g[ue exposition de tableaux. En les par-
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Courant , on ne tardera pas à se con*
vaincre qu'elles sont de nature à être ïues encore long-temps avec le môme felaisir. Diderot répand à profusion dans toutes ses remarques , le sel de cette gaîté caustique , de cette libre originalité qui rajeunit tout, et jette le plus souvent du piquant , même sur les articles qui en semblent le moins susceptibles : voilà pourquoi on n'a osé en retrancher aucun. Parmi les artistes qu'il passe en i;evue, plusieurs existent encore aujourd'hui > et d'autres sont à peine hors de la scène, îl est intéressant de comparer l'idée qu'en avoit un homme tel que Diderot, avee l'opinion qui s'est fixée depuis sur la plupart d'entreux. On verra qu'en
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cherchant à donner des idcfes justes sup leur compte , à Fimpératrice de Russie ( car c'est pour elle que ce travail a été entrepris ) , l'Auteur a souvent jugé comme la postérité.