‹ Essais sur la peintureChapitre 42 sur 44 · ROETTIERS · texte numérisé non relu

ROETTIERS

JViÉDAlLLïs et Jetions qu'on ne sauroiÉ regarder, quand on a vu un grand bronze, ou une pierre gravée antique.

JL\ i E n qui vaille. Une Tempête d'après Vernet ! Ali! Baïechou 3 ubl , ubi es ?

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'n ne sauroit plus mauvais. Son Donneur de Sérénade et sa Paresseuse , d'après Greuze, presque supportable. Quant au Monument de Rlieims, conduit et corrigé par Çochin } très-complètement manque (i). La

(i) Si l'estampe du monument de Rheims n'est pas

ygjtwfi à bien sous ic burin de M* MQMPiiH>fwtc-wrf

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R^ure du monarque , roide et marchant sur les talons , défauts du bronze ; trous et noirs

Venir aussi que l'original en bronze n'est pas sorti heureusement des mains di bon PigaL La figure du roi qui est pédestre , est absolument manquée. Le roi & l'air d'un charrier 5 il est ignoble et lourd , et il faut avoir un talent tout particulier de manquer une figure , pour donner au roi l'air ignoble. Des deux figures , celle du citoyen qui se repose sur un ballot , a été jugée admirable , et elle est sans doute modelée supérieurement et pleine de détads ' de nature précieux» Mais , à ne considérer que la partie idéale , qu'est-c© qu'une grande figure toute nue , qui , se reposant sur un ballot, doit exprimer la sécurité dont on jouit sous le règne de Louis XV ? Pourquoi l'appe liez-vous citoyen ? Il a l'air d'un gros croebeteur. Pourquoi est-il Jiud ? Est-ce que dans nos pays froids , on voit les citoyens se reposer tout nuds , vers le soir , dans les grandes chaleurs ? Cela scroit bon si la scène étoit en Grèce 5 ou aux extrémités de l'Italie. Vous dites qu'on ne peut rien faire de nos habits, sur-tout en bronze. Je Le sais. Tâchez donc d'arranger le lion sens et le costume ensemble. Ce cjue je sais, c'est que les anciens ne faisoient et ne soulu'oient jamais rien contre le sens commun, et qu'on remarque un jugement profond dans tous leurs ouvrages, qualité précieuse et rare parmi les modernes. L'autre ligure du monument de Rheims est allégorique ; c'est la France qui conduit tin lien par sa crinière. Figure froide 5 confusion de fi; urcs vraies ai allégoriques crue le bon goût condamne avec raison.

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( 404 ) clans les lumières , et les devants etlesfuyani Confondus ensemble , etl'architecture du fond attachée au piédestal.

îl est certain que le compère Gougenot n'a pas été heureux clans le choix du sujet de ce monument , et que l'exécution du bon Pigal répond assez exactement r la. froide conception du compère. Le bon Pigal âuroit mieux l'ait de suivre l'idée de M» Diderot. Celuici proposoit de mettre trois figures autour du piédestal Ae la figure du roi. D'un côté , le citoyen, que j'aurois demandé autrement et plus heureusement caractérisé ; de l'autre , un laboureur s' appuyant sur le soc de sa charrue , ou , ce que j'aime beaucoup mieux, sur les cornes de son bœuf. Groupe superbe! plus beau que celui d'un sacrifice , puisqu'enfin celui-ci ne peut rappeller que des idées fausses et superstitieuses, tandis que le premier réveille les idées touchantes de prospérité publique, d'aisance procurée par le travail-, avec la simplicité et l'innocence des mœurs rustiques. Sur* le devant, le philosophe plaeoit. une mère de famille allaitant son enfant. 'La belle ligure encore ! Par ces tiois figures , il mdiquoit sans effort , sans allégorie , les trois signes caractéristiques de la félicité publique sous le règne d'un bon roi, l'état florissant de la population , de 1 agriculture et du commerce • et il y avoil là de quoi faire un monument sublime , si , ce que j'ai peine à croire , il est possible qu'un artiste exécute d'une manier* sublime ce qu'il n'a pas conçu lui-même.

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UoS)

BEAUVARLET.

eux petits enfans qui tiennent les pattes d'un chien sur une guittare : gravure large et facile. Pour V Offrande à Vénus } d'après Vien 3 rien de la finesse de dessin du tableau, La Conversation espagnole et la Lecture de Carie Vanloo (i) dessinés pour être mis sur cuivre , mous de touche, et les caractères de tète honnêtement manques. L'artiste pouvoit se dispenser d'avertir qu'ils n'étoienfc pas originaux.

L'EMPEREUR, MELINI, ALIAMET.

communi Martyrum.

JlIien à leur dire; pas mêma qu'ils tâchent d'être meilleurs. Ils en sont là; il faut qu'ils y restent.

(i) Ce sont les deux tableaux appartenans à madame Gcoffrin , qui sont déjà célèbres et comptés parmi le* meilleurs ouvrages de Carie Vanloo. Les dessins d» M. Bçauvarlet m'ont paru bien freids.

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JJeaucoup de médailles. Prenez l'Inauguration de la Statue de Louis XV & Paris; l'Ambassadeur Turc présentant ses lettres de créance; le buste de la princesse Trubeskoi ? avec le revers , son tombeau environné dg cyprès , et envoyez le reste à la mitraille.

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