AVANT-PROPOS
Les travaux d'ensemble sur la syringomyélie sont actuellement fort nombreux. La thèse de Mie Baumler (Zurich 1888), celle de Bruhl (Paris 1890), résument aussi complètement que possible l'état de nos connaissances sur cette curieuse affection. Aussi avons nous jugé superflu de refaire, après tant d’autres, l'historique complet de la question. Notre but est tout autre. Nous espérons démontrer, en nous basant sur des recherches personnelles, que le tableau clinique de la syringomyélie, tel qu’il a été tracé par les auteurs classiques, est loin d’être complet et suffisant ; que la dissociation syringomyélique de la sensibilité peut manquer ‘ dans la syringomyélie et par contre exister dans d’autres affections de l’axe spinal ; que la syringomyélie, maladie essentiellement protéiforme, revêt souvent des types cliniques autres que celui de l'atrophie musculaire progressive type Aran-Duchenne; que le tact, loin d’être respecté dans la syringomyélie est très souvent modifié dans ses modes les plus importants ; et qu'au point de vue anatomo-pathologique la nature des lésions syringomyéliques ne semble pas être celle admise aujourd’hui par la plupart des auteurs.
Notre étude portera sur les points suivants :
a) Les formes cliniques de la Syringomyélie ; nous en décrivons quatre; à savoir.
I. — Syringomyélie forme d'atrophie musculaire progressive, type Aran-Duchenne.
Il. —Syringomycélie forme latente.
IT. — Syringomyélie forme Morvan.