‹ Essor ou déclin de l'Eglise [microform]Chapitre 30 sur 85 · Matth., v · texte numérisé non relu

Matth., v

faite de ses téussitcs paftielles. " L'Église, remarque l'Encyclique Myfîm Corporû, ne se trouve pas tout entière dans des réalités de cet ordre, pas plus que l'homme ne consiste tout entier dans l'organisme de notre corps mortel " (p. 35). C'est une des conséquences du " mystère de l'Église " que les manifestations extérieures de sa vitalité ne sont jamais adéquates à la plénitude de sa vie intérieure et au potentiel de rénovations illimitées dont elle e^ dépositaire.

Ce que l'Histoire nous apprend de l'éternelle jeunesse de l'Église, en raison de son indépendance à l'égard de toutes les formes qui vieillissent, elle nous le prouverait aussi clairement de sa sainteté ^.

I. Sans y insister, qu'il suffise ici de constater que la source de sainteté qui jaillit en elle de sa " Tête " mystique e§t à tous moments intarrissable. Les chrétiens y ont toujours puisé la sève divine qui peut et doit infléchir la marche du monde : par eux, et surtout par les saints, on a vu disparaître des institutions inacceptables pour la dignité humaine. Il a suffi — et il suffira toujours — • pour sanâifier la terre d* " a6tuer ** au-dehors la puissance infinie de perfeéHon que cette " épouse sans tache, et immaculée ", tient en réserve pour ses fils — et pour son Époux. — On mesure alors la " marge " qui sépare la sainteté essentielle de l'Église de sa sainteté réalisée à un temps donné. Il n'y a pas dans THiStoire

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