‹ Essor ou déclin de l'Eglise [microform]Chapitre 9 sur 85 · ÉPOUSE ET CORPS DU CHRIST · texte numérisé non relu

ÉPOUSE ET CORPS DU CHRIST

Ainsi, sa médiation ne prend pas fin à l'Ascension : " Le Christ ressuscité ne meurt plus ^. "

I. Jean, I, 14. — 2. JH)//?/» Corj&om, Éd. Comprendre p. 9. — j. Rom., VI, 9.

Essor ou déclin de V église 36

Il va se continuer sur la terre par son Église. Celle-ci n'eél donc pas une société comme les autres. C'eêt une réalité mystérieuse. C'e§t du cœur de Jésus percé par la lance qu'elle a pris naissance, comme " une nouvelle JEve issue des flancs du nouvel Adam ^ ". L'Église e§t l'épouse du Christ. Cette " nouvelle Jérusalem, vêtue comme une mariée parée pour son époux 2 '\ lui e§t unie au point de ne faire qu'un avec lui, de devenir son propre corps ^. " Le Christ tout entier, c'eSt la tête et le corps ; le corps, c'est son Église; c'eSt l'époux et l'épouse : deux en une seule chair *. " C'eSt le Christ qui anime son corps en lui communiquant mystérieusement son Esprit qui en eSt l'âme ^.

Ainsi, la société fondée sur les routes de Palestine, sur la Croix et à la Pentecôte, par le Christ historique, et centrée sur Pierre ®, n'eSt pas une somme d'individus artificiellement rassemblés : c'eSt une réalité organique ; c'est le Corps mystique du Christ,

I. Gen., II, 21-23. — ^' Apocaljrpse, xxi, 2. — 3. Coloss., I, 18. Ephes., I, 22. — 4. St Augustin, Contr. Donat., ÉpiSt., CPA 4, n® 7. — 5. MyStici Corporis, p. 31. — 6. Matth., XVI, i8.

" l'église, c'est le christ. "

Épouse et corps, on peut même dire que l'Église, c'est le Christ. L'Encyclique MyHic^ Corpork le fait remarquer ^ : " Saint Paul appelle l'Église " le Chriét ", sans rien ajouter de plus 2. Bien plus, si nous en croyons Grégoire de Nysse, assez souvent l'Église eSt appelée " Christ " par l'Apôtre ^ et vous n'ignorez pas le mot de saint Augustin : " Le Christ prêche le Christ *. " Bossuet a repris cette idée : " L'Église, dit-il «, c'eSt Jésus-ChriSt, répandu et communiqué, c'eSt Jésus-ChriSt tout entier, c'eSt Jésus-ChriSt homme parfait, Jésus-Christ dans sa plénitude. "

Ce n'eSt pas sans raison que le Sauveur a voulu ce renouvellement visible de lui-même dans le temps : " Si le Fils du Très-Haut, écrit Mœhler, était descendu dans le cœur de l'homme sans prendre... une forme corporelle, on concevrait qu'il eût fondé une Église invisible, purement intérieure. Mais, " le Verbe s 'étant fait chair ® "... pour regagner l'homme au

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