LE MÊME OUVRAGE , 12 vol. grand in-8, en 20 parties
Un des soixante-quinze exemplaires sur papier de Hoi.lande (un peu moins épais, mais un peu plus grand de marges que les précédents). Il a les frontispices avant LA lettre avec leurs pre.viiers états.
11 contient MILLE estampes ajoutées : gravures, eauxfortes, lithographies, bois.
Et l'on revient toujours à ses premiers amours .
(musique de Nicole). Et après avoir débuté dans la bibliophilie par la fabrication des livres à illustration artificielle, après avoir commencé par bonder de portraits les Lettres
de Madame de Sévigné, les Œuvres de Boileau, la Correspondance de Grimm ou V Histoire de la Révolution Française, tous livres que j'ai depuis éliminés pour passer à d'autres manœuvres , — me voici de nouveau occupé à truffer de petites estampes les douze volumes, — vingt volumes , pour parler plus juste , — des Graveurs du XlXe Siècle. Et il n’y a pas à dire, ce genre d'exercice subalterne est toujours amusant ! C’est un prétexte à aller encore fouiller, glaner dans les cartons des marchands d’estampes, — hélas! combien appauvris, depuis 1875! Or, cette fouille, c’est encore, — tout comme la visite quotidienne dans les librairies, — le plus certain des plaisirs du collectionnisme. Attendre patiemment que la Providence des amateurs vous serve une fois par année un morceau de haute marque, c’est assurément un point capital, mais cela ne constitue ni une occupation ni une distraction ; or le collectionneur qui , ayant réalisé son programme, n’a plus qu’à regarder sa collection , sans autre pensée que de fusiller bruyamment une forte pièce de loin en loin, — ce collectionneur-là, privé de la tournée habituelle chez les marchands, qui fait la vie active de l’amateur, est aussi morne et désemparé qu’un fonctionnaire mis à la retraite. Adieu le mouvement, adieu les rencontres et causeries de chaque jour, qui entretiennent si bien le feu sacré, adieu le plaisir d’acheter, le plus grand de tous. C’est une question de savoir quel est l'homme le plus heureux, du « grand collectionneur » qui n'achète pas, ou du « petit collectionneur » qui achète tous les jours (relire Le Savetier et le Financier). En vain l’on vous dit ; réservez-vous pour les grandes occasions et sachez attendre. Ts’on! on est chasseur ou on ne l’est pas. Si on l’est il faut sortir et faire parler la poudre. Que
si le gibier manque, on chasse à la casquette . et aux
petites estanq^es à insérer dans Les Graveurs.
J’ajoute que l’illustration du {)ré.sent exemplaire est loin d’ètre banale et quelconque. Elle est choisie sur un plan très voulu , et de façon à présenter tous les noms de quelque notoriété, et par pièces probantes.
Il va de soi que le burin , d'ordinaire consacré aux grandes estampes de reproduction, est le [dus difficile à rcj)résenter dans le format exigu d’un in-8. Comme petites gravures au burin, il faut écarter systématiquement les froides vignettes sur acier, et toutes les jjroductions qui ressemblent à la gravure d’images de piété ou de keepsakes et qui ne témoigneraient pas en faveur de la gravure du siècle. On y arrive en se bornant à prendre les portraits de personnages contemporains, gravés par les Henriquel, les Gaillard, les François, etc. Il est également facile de trouver, dans les graveurs de reproduction tels que les Mercuri , les Waltner, les Flameng, les Chauvel, des pièces de jjetit format donnant bien l’idée de leur manière. Avec l’estampe originale, on est plus à l’aise. On n’a que l’embarras du choix pour les petites pièces tvpiques destinées à illustrer les articles de tous les lithographespeintres : Prud’hon, Géricault, Gharlet, Bellangé, Raffet, Delacroix, Decamps, Daumier, Gavarni, Devéria, Eugène Lami, Monnier, Gigoux, de Eemud, Jules Dupré, Français, Chéret, etc., etc. Rien de plus aisé encore que de très bien figurer l’histoire de l’eau-forte originale , avec des pièces très choisies de Jacque, de Méryon, de Bracquemond, de Leys, de Millet, de Jacquemart, de Seymour Haden, de "Whistler, de Buhot, etc., etc. Quant aux vignettistes, il va sans dire qu’on n’a aucune difficulté à représenter dans un livre Célestin Nanteuil , Tony Johannot, Gustave Doré, Edmond Morin, etc.
Reliure de Marius Michel , maroquin rouge, dos orné de filets.
390. Exposition des Estampes du Siècle , galerie Georges Petit, 1887.
Catalogue auquel sont ajoutées quatorze lettres autographes de Ph. Burty, Bracquemond, Giacomelli, etc., relatives à l’organisation de cette exposition.
(Le comité d’organisation se composait deMM.le vicomte
Henri Delaborde , président ; Bracquemond , Chauvel , Duplessis , Giacomelli , Jules Jacquet , Paul Mantz , Waltner, L. Beraldi, H. Beraldi).
Demi-reliure de Lemardeley. Non rogné.
Un soldat compte ses services par campagnes ; un collectionneur, par expositions. L’exposition des Estampes du Siècle est mon premier chevron.
391. Exposition Universelle de 1889. Catalogues officiels de l’exposition centennale des Beaux- Arts , et de la classe de Gravure et Lithographie dans l’exposition décennale. Lille, Danel, 1889, un vol. gd. m-8.
Cent LETTRES AUTOGRAPHES, relatives à l'organisation des exjtositions centennale et décennale de gravure en 1889, sont ajoutées à ce catalogue.
Ceci est un petit souvenir de l'Exposition de 1889, pour laquelle j'ai fait partie du comité d’organisation de l’exposition des Beaux-Arts, de la commission dite des collectionneurs, et enfin du jury d’admission de la reliure et du jury de gravure. J’avais, de plus, été chargé par M. le Commissaire spécial des Beaux-Arts de l’arrangement de la section de gravure, aussi bien pour l’exposition décennale que pour la centennale. — Deuxième chevron.
Demi-reliure de Lemardeley ; non rogné.
392. Exposition générale de la Lithographie, à l'école (les Beaux-Arts, 1891. Catalogue par Henri Beraldi. Chauierot, in-8. Frontispice de 'Willette.
Tirage spécial pour moi à cinquante exemplaires numérotés sur PAPIER VÉLIN. — Cinquante autographes ajoutés.
Les promoteurs de cette belle et très intéressante exposition, Jean Gigoux et Français, avaient bien voulu me charger de son arrangement: je l’ai entrepris avec d’autant jdus (1 ardeur que, personnellement, j’aurais le plus vif
désir de voir prospérer de nouveau la lithographie originale. — Troisième chevron.
393. Catalogue des Estampes de l’École Française du XVIir Siècle composant la collection G. M*** (Mütilbacher), préface par H. B. (Henri Beraldi) ; 1881, gd. in-8.
394. Cat.\logüe des Livres provenant du Grenier DE Charles Cousin (le Toqué) ; précédé d’une oraison funèbre par Henri Beraldi ; 1891, in-8.
Exemplaire en grand papier du Japon, adorné de moult épreuves de haulte gresse, reproductions de reliures, portraits du Toqué, etc., et offert par le dit Toqué à son « maniaque préfacier ».
395. Mes Estampes, 1872-1884 ; dédié à M. Eugène Paillet, par Henri Beraldi. Lille, Danel, 1884, in-12.
Papier de Hollande. Reliure de Guzin , maroquin gris souris doublé de fauve, roulette HB intérieure.
Cette plaquette a reçu des bibliophiles un accueil inespéré, dont je leur suis reconnaissant.