‹ Estampes et livres, 1872-1892Chapitre 75 sur 121 · RELIURE DE LEDOUX · texte numérisé non relu

RELIURE DE LEDOUX

diablement compromis la vignette en taille-douce, dans la librairie de la Restauration, c’est la pesanteur des graveurs. Demi-reliure deRAUZONNET, maroquin rouge; non rogné.

225. Le Livre d’ Amour, ou Folastreries du Vieux Temps, (recueil d’anciennes poésies). Louis Janet, in-12, figures d’Auguste Garneray.

Spécimen de livre troubadour : vignettes en taille-douce enluminées, personnages à pourpoint abricot ; reliure en veau gaufré de fers moyen-âge. C’est complet !

226. Poésies de Glotilde de Surville. Nepveu, 1824- 1827, 2 vol. in-8, édititm « ornée de gravures dans le genre gothique, d’après les dessins de Colin, élève de M. Girodet ».

Cinq états des figures ! Eaux-fortes, épreuves avant la lettre sans cadre, avant la lettre avec cadre gothique, avec la lettre et en noir, avec la lettre et coloriées.

Reliure de Muller, maroquin rouge, dos plat; non rogné.

Suite et fin du troubadourisme dans ma bibliothèque.

227. Poésies de Madame Tastu. Ambroise Dupont (imp. de Tastu), 1826, in-8, vignettes sur bois.

Demi-reliure de Purgold, en maroquin vert, dos orné; non rogné.

Simple volume de vingt-cinq francs, et cependant un de ceux que, dans ma bibliothèque, je préfère. Pas pour le lire, bien entendu, mais pour le manier. Sa demi-reliure de Purgold est une vraie merveille comme corps d’ouvrage. Cuzin ne venait jamais chez moi sans l’admirer. Rien de mieux en main, de plus agréable à toucher: — et à écouter

donc! Oui, à écouter : quel joli bruit argentin produisent les feuillets lorsqu'on fait rapidement passer la tranche du livre sous le jiouce! Harmonie chère à l’oreille d’un bibliophile, et que je m'offre le plaisir d’entendre souvent. C’est un goût qui n’a rien d’inexplicable et qu’il faut savoir comprendre ; il y a des gens qui pour se délasser tapotent du piano, instrument maudit par Monsieur Reyer; d’autres font aller des tabatières à musique ou jouent de l’ocarina; moi, je joue de l’Amable Tastu (ou du Purgold, comme on voudra. Sans prétendre donner ainsi un pendant au Rex tibicen de Gérôme).

— La musique du livre, à présent! encore une nouvelle imagination d’amateur ?

— Point ! et je citerai encore un autre bruit caractéristique qui produit sur le bibliophile une impression de bonheur ineffable et qu’il écoute comme une harmonie céleste : c’est le petit tac que fait quelquefois, lorsque vous ouvrez un livre , le premier papier de garde , au moment où il perd le contact avec l’intérieur du plat (*). Nous avons bien vu tout à l’heure, du reste, un bibliophile se préoccuper des relations du Livre avec notre odorat. Une fois entré dans cette voie, on peut bien aller plus à fond et examiner l’imjjression produite par le Livre sur d’autres sens, l’ouïe, la vue, le tact.

Brantôme, dans un discours osé, s’est demandé quel est « le sujet qui contente le plus en amours , ou le toucher^ ou la veue, ou la parole. » On peut se poser exactement la même question en matière de Livre. Par quel moyen cet objet aimé agit-il le plus puissamment sur nous ; par la parole, la vue, ou le toucher?

La parole du Livre, c’est son texte ; c’est ce qu'il nous dit quand nous le lisons. Ou plutôt : c’est ce qu’il nous

(*) Ce petit bruit spécial et délicieux est à peu près semblable à celui que fait la « puce » en caoutchouc mâché des collégiens.

dirait si nous le lisions. Mais on sait quelle modification radicale s’est faite dans les idées sur la fameuse question de savoir si un bibliophile doit lire ses livres; changement consécutif à une autre modification non moins radicale du sens du mot « Bibliophile ».

Avant que notre époque soit devenue le siècle des Collectionneurs et de la Curiosité, on ne se représente le livre que comme un objet littéraire , et le bibliophile que comme un lettré ayant uniquement la passion de la lecture, le désir de se mettre en rapport avec « les grands esprits » par le moyen de bonnes éditions, et de retirer des « chefsd’œuvre de l’esprit humain » , en même temps que le savoir bibliographique, un suc intellectuel. De là, un grand respect des jirofanes pour le bibliophile, et en même temps une certaine méfiance : ils le flairent ennuyeux , un peu savantasse , enfoui dans sa bibliothèque , et exhalant quelque odeur de papier piqué. De son côté, le bibliophile du vieux jeu ne fait rien pour détruire cette opinion ; au contraire. 11 a tellement peur qu’on le prenne pour un collectionneur, pour un maniaque , et qu'on le plaisante à cause « des fautes de la bonne édition qui ne sont pas dans la mauvaise » , qu’il se gourme et se compassé, tenant à bien établir qu’il est un érudit, un délicat « qui a le goût des œuvres littéraires de génie » (sic, d’après Nodier), qui connaît ses auteurs et ne les lit que dans la bonne édition, goûtant les joies pures de l’esprit. Et si ce bibliophile s’avise d’écrire sur la bibliophilie, c’est pour nous répéter sans cesse qu’il a lu et qu’il lit; il a des extases littéraires, avec une petite pointe de cuistrerie. Moyennant quoi il fait regarder la passion des livres comme un goût de vieux. — Et Nodier s’avise de lâcher cette énormité ; La bibliothèque est le harem des vieillards ! Voilà qui est régalant !

Cependant quelques esprits nets vont au fond de cette affectation de lecture et posent ce cruel dilemme : bibliothèque nombreuse ? et alors il ne faut pas lire ; bibliothèque peu nombreu.se ? et alors il n’y a pas de quoi lire.

La grande bibliothèque, la bibliothèque encyclopédique,

la bibliothèque fatras, la bibliothèque d’antan à vingtcinq mille volumes, celle-là est toisée. Victor Hugo, pour ne citer qu'un exemple, l'a jugée, et littéralement exécutée, assommée, aplatie, sous des vers qui sont comme autant de pavés, que dis-je! comme autant de quartiers de rocs lancés sur elle. Il l’appelle « l'immense grenier du bouquinisme humain ! », — et encore : « l'horrible alluvion du déhige de l'encre ! », — et encore : « le sombre alignement des livres, effrayant , inouï l », — et encore : « l'Olympe farouche et sinistre des livres! »; ainsi de suite. Enfin, un jour, avec une vçrve de titan en belle humeur, il l'écrase définitivement :

J'aime un livre , je hais une bibliothèque,

s'écrie-t-il. Et il ne veut pas qu'on fasse à grands frais des collections « qui n’amusent personne », de toutes les erreurs et de tous les délires de l'homme.

0 bahuts solennels , vénérables amas

Des diverses erreurs dans les divers formats,

Rayons qu'emplit la nuit pédagogique , alcôves

Des bouquins vermoulus chers aux bonshommes chauves.,..

Dans vos flancs ténébreux , sous la brume des vitres ,

Je distingue le tas difforme des bélîtres !

Oh ! ceux qu'on ne lit pas et ceux qu'on ne lit plus ,

Laharpe et Lebatteur se faisant des saluts....

Huet et Patouillet se donnant de l’illustre....

Rapin louant Bouhours ï Oh l le Ion voisinage ,

De Saumaise grattant l'échine de Ménage....

Bouffissures du vide! ombre! quand je vous vois Sombres in-folios classiques , je me sauve!

L'ennui des siècles dort sur votre vélin chauve;

Le bâillement vous garde affreux , montrant les dents,

0 noirs livres flairés du profil des pédants;

Je crois voir, à travers vos pages diaphanes ,

Des groins de pourceaux baisant des mufles d’ânes!

Il n'y a pas à ré.sister à une pareille sortie (*). Et cependant, mieux encore que l'anathème du poète, l’exiguité

(^) Chateaubriand n’aimait pas plus que Victor Hugo les bibliothèques : il les appelait des nids à poussière. D’une façon générale.

des appartements modernes a tué la grande bibliothèque d’autrefois.

Quant aux « petites bibliothèques », aux bibliothèques de raretés, de curiosités, de plaquettes et d’étrangetés, elles offrent, en raison même de leur composition très restreinte et spéciale , peu d’aliment à la lecture; on pourrait presque les appeler des bibliothèques sans livres. C’est là qu’éclate la différence du lettré et du collectionneur; là on voit bien qu’ils ne parlent pas la même langue, l’un avec .sa littérature, et l’autre avec son livre. Le lettré visitant la bibliothèque du curieux de livres lui parle Horace et Virgile , et le curieux lui répond Pastissier François. 11 pense à Bossuet , au même moment le collectionneur lui présente le Cochon mitré. 11 se laisse aller à citer quelque passage d’une oraison funèbre , et l’amateur lui glisse dans la main un Coupecu de la mélancolie ! Lorsque Rabelais, cataloguant la librairie Saint-Victor, l’imagine composée de morceaux comme Tartaretus de modo cacandi. Le Chiabrena des Pucelles, Le Culpelé des Veuves, il semble qu’il ait la prescience de ce que sera plus tard le livre de curiosité .

De curiosité. Enfin voilà le grand mot ! Dans le « siècle de Sauvageot » le livre est devenu un des genres de la curiosité, et le bibliophile une variété de curieux. Le bibliophile pourra être par surcroît un érudit, mais par essence c’est un chasseur , et pour lui le livre est un gibier, une matière goixectionnable , très relevée dans

ceux qui écrivent ont lu, mais ne lisent plus, ou lisent d’une certaine façon, rapide et sommaire ; on sait d'ailleurs que la lecture à dose massive, loin de développer l’intelligence, la déprime plutôt, en ce sens que les liseurs acharnes perdent toute individualité d’esprit.

Mais pour en revenir à Chateaubriand et Hugo , il est tout de même assez piquant de voir les bibliothèques et les livres traités de si haut par des hommes qui laissent après eux des « Œuvres complètes Il en cinquante volumes, effroi des souscripteurs !

la hiérarchie, il est vrai. La révolution est faite; voici le bibliophile nouveau jeu délivré de ses petites hypocrisies d’autrefois : il ne nous la fait plus à l’homme qui ne lit Homère qu’en grec ( Du grec ! il sait du grec !), et dans l’édition princeps de 1488, encore! il n’essaie plus de nous laisser supposer qu’il approche avec recueillement de sa bibliothèque comme d’un autel , pour y recevoir en communion les « grands génies » sous les espèces du livre. Dès lors cette question d’un autre âge, de savoir s’il lit ou ne lit pas ses livres, va au dixième plan , et le profane qui s’aviserait de la lui po.ser passerait pour un fossile. Désormais l’on n’imagine pas plus de vouloir que le curieux lise ses exemplaires précieux qu’on ne songe à exiger qu’il chante ses chansons de La Borde.

Conséquence : ce n’est pas par sa parole que le livre précieux nous « réjouit » le plus, (t)

Cette importante question de la lecture, de la parole du livre, une fois éliminée, nous tenons notre solution. Du

(•) 11 est une autre parole que la parole du livre. C’est notre parole à nous autres quand nous parlons livres. Ah ! pour le coup, voici une puissante source de plaisir, et inépuisable. Parler des livres tous les jours , en causer sans cesse, avec tous les « potins », (I racontars » et cancans qui découlent du sujet , c’est le plus grand bonheur du bibliophile : c'est le sort le plus beau, le plus digne d’envie! (bis). Nodier l’avait dit avant nous : « Après le plaisir de posséder les livres, il n'y en a pas de plus doux que celui d'en parler » (11 y a même des bibliophiles qui vont plus loin et qui se contentent de parler des livres sans en avoir.) Nodier, qui fut un bibliophile « moderne » et « dans le train » ( il a vendu une demi-douzaine de fois ses livres ! ) est dans le vrai. Mais tout aussitôt il se hâte de gâter son axiome en lui ajoutant cet appendice prudhommesque : « et de communiquer au public les innocentes richesses de la pensée qu'on acquiert dans la culture des lettres. » Patatras! nous voilà revenus à l’affirmation des goûts littéraires ! Les bibliophiles de ce temps-là ont positivement l’air de craindre que sans cela on ne les accuse de ne pas avoir fait leurs classes.

moment où le livre peut être autre chose qu'un agent d'instruction estimable par sa valeur morale, du moment qu'il est accepté qu'un bibliophile et un liseur sont deux, le sens du mot bibliophile va se transformer : il désignera désormais un collectionneur qui aime les livres pour leur rareté, leur singularité, ou leur beauté physique. Et le livre passera de l'état d’objet littéraire à celui de bibelot .... — le mot vous semble trop familier ?, — disons donc à l'état d'objet d’art, tout comme une serrure, une épée, ou une buire. Et en matière d’objets de curio.sité, comme dirait notre Brantôme , « ce sont les yeux qui les premiers » attacquent ; il faut advouer qu'ils donnent un très grand » contentement quand ils nous font voir quelque chose » de beau et rare en beauté. » C’est donc par la « veue » que le livre, objet aimé, agira le plus fréquemment et le plus agréablement sur nous. Que de séductions pour le regard! Au dedans, les élégances de la composition, les harmonies de la justification et de l’imjjosition ; au dehors les enchantements de la reliure, le charme et la gaieté des couleurs, l’éblouissement de la dorure, les raffinements de la mosaïque ! Allons plus loin et disons que le meuble qui contient le livre de bibliophile n’est une bibliothèque que de nom : en fait, c’est une vitrine, que le collectionneur met sa coquetterie, sa force, son acharnement à présenter sous l’aspect le plus resplendissant, par les combinaisons réfléchies des arrangements, des alignements, par les répétitions ou les alternances des formats, les contrastes des couleurs et des ornements, les oppositions des reliures vieilles et jeunes. Tout mis en balance, le plaisir le plus net et le plus constant qu’il retire de ses livres est la contemplation de leurs dos (on n’expose plus que bien exceptionnellement les livres par les plats) : comptez d’un côté les courts instants pendant lesquels la bibliothèque ouverte laisse manier et feuilleter les livres, examiner les plats et les doublures ; de l'autre les longues heures, les journées pendant lesquelles la vitrine, fermée, ne vous présente que l’étalage des dos , et dites si je me trompe ! Et les moments de volupté redoublée ne sont-ils pas

ceux où l’acquisition, ou bien encore la rentrée de la reliure d’un nouveau volume nécessitent un arrangement , une combinaison nouvelle des dos entre eux : sorte de jeu de casse-tête chinois du bibliophile, ou de chromatrope, si amusant que souvent celui-ci n’attend pas l’entrée de nouveaux volumes pour recomposer sous un nouvel aspect sa façade de bibliothèque ; il intervertit ses livres entre eux, uniquement pour varier, renouveler le jilaisir de ses yeux , conformément au quarante-huitième conseil de Champfleurv aux collectionneurs qui fréquentent l’hôtel Drouot, suivant lequel une collection non changeante et qui n’offre pas aux regards une sorte de panorama sans cesse renouvelé fatigue <.< comme une maîtresse trop fidèle ».

N’insistons plus: la prépondérance du sens de la vue dans les plaisirs bibliographiques est établie. Et nous n’avons parlé que des livres en général ! Mais si nous en venons à la spécialité du livre illustré, si le bibliophile est doublé d’un amateur d’estampes sensible k la valeur d’art du dessin et de la gravure, et épris de la Belle Épreuve, quel redoublement de régals inépuisables pour les yeux !

La vue, la vue, vous dis-je !

Mais ne négligeons pas le toucher! Ce sens est, en matière de livres, l’occasion de délectations spéciales, intenses, néces.saires, décisives. — Il y a dans un volume parfaitement dressé à la reliure des qualités plastiques que le toucher seul peut constater et qui ravissent d’aise l’àrne du bibliophile : grain du maroquin; légères convexités de forme, absentes dans le livre médiocrement établi qui est plat comme une galette; consistance, poids du livre congrûment battu lorsque vous le soupesez dans la main; inébranlable fixité de l'endossage; douce ré.sistance opposée par les nerfs lorsque vous cherchez à entr’ouvrir, et que vous ne pouvez vaincre qu'avec une certaine énergie : quiconque a palpé, ne fût-ce qu’une seule fois, une reliure parfaite, un Trautz, un Bauzonnet, et mieux que

tout un Boyet, comprendra. La vue du livre n'est donc rien, si je ne puis le prendre, le manier, le retourner, lui « pincer la coiffe ». Voilà pour dire les choses calmement, posément. Mais demandez donc au collectionneur, au curieux , au bibliophile passionné et dans l’orgueil de la possession, de demeurer froid et posé. Il est bouillant, il est délirant, exagéré, il se surexcite, il s'enflamme au contact du livre; il est charnellement bibliophile. 11 caresse le volume, il lui fait « la petite oie », il emploie pour en parler toute une phraséologie galante et quasi- Jascive; — et c'est un corps qui n’est pas mou , — et c’est le contour élégant des formes, — et c’est la finesse des extrémités, et la perfection de la gouttière, et la fermeté du dos , et la douceur de la peau, et son poli , et la parure , et la dentelle, et la fraîcheur virginale, etc., etc. Il invente cette expression célèbre d’un des plus ardents bibliophiles de 1875 : « la concupiscence du livre !! ». J’en sais un, — je l’ai « cogneu », allais-je dire, — un de ces grands et honnestes bibliophiles surexcités qui, à l’idée de certaine mosaïque de Trautz , était, — comme le Seneschal des Contes drolatiques — , tout matagrabolisé, la trouvant si accorte, si frisque, qu’il se sentait bouclé du désir.... de ne s’en séparer ni jour ni nuit ! Pour un peu il aurait imaginé le livre-succube! Ceci est autrement chaud que le « harem des vieillards » de Nodier. Ce sont là propos de jeunes et de vigoureux, hit de fait, pour aimer le livre aujourd’hui, il faut avoir les reins solides. L’ancienne expression « entretenir des danseuses » , [lour indiquer le comble de la prodigalité , a cédé la place à celle-ci « entretenir une bibliothèque ». Et, je vous le demande, qu’est-ce qu’une nuit de déveine au baccarat, ou au pocker, à côté d’une journée de lutte à l’hôtel Drouot?

Mais voici que les Poésies de Madame Tastu nous ont entraîné bien loin ! — Et nous n’avons fait qu’indiquer ce grave sujet , les rapports du Livre avec nos sens ! Laissons-le à développer à celui qui serait tenté d’écrire un jour les Vies des Bibliophiles illustres.

228. CHANSONS DE DÉSAUGIERS. Ladvocat , 1827, 4 vol. in-12, vignettes sur bois.

C’est reseiii]>laire de Paillet, dans une fine reliure de PuRGOLD, en maroquin orange à grain long, très fraîche. « Raviasant exemplaire dans une reliure d’une fraîcheur incomparable », dit Morgand dans son catalogue. Après quoi, ce catalogue prend le Désaugiers, qu'on a jusque-là payé de vingt-cinq à soixante-quinze francs , et le porte d'un bond à huit cents francs! Et il se trouve amateur à ce prix-là. On n'a pas idée de ce que vaut, en bibliophilie, la ligne de réclame sobre, nette ; c’est à faire mourir de jalousie tous les journaux!

229. Costumes de Boütiquières et Ouvrières de Paris, par Lantè, gravés par Gatine. 47 p. in-4.

230. Tr.westissements (de femmes), 23 p. in-4, de Chevallier (Gavarni) , gravées par Gatine , 1827.

Album en demi-reliure, à dos plat.

231. Atala ; René; Les Aventures du dernier Abencêr.vge, par Chateaubriand. Ladvocat, 1827, 2 vol. in-12 (en un seul), figures de Devéria.

Fine reliure de Porgold, en maroquin brun, jeu de filets avec motif d’ornement sur les plats, dos orné.

Nous voici au début des reliures de style XIX® à jeux de filets. (Ci-joint reproduction.)

232. German popular Stories ( traduction anglaise des contes des frères Grimm). London, Robins, 1827,2 vol. in-12, eaux-fortes de Cruiksliank.

Intéressante reliure de Bauzonnet, en maroquin La

i827, 4 vuî ÿr. ifÀ vignettes sur bois.

C>«t i'dVÉÿis^kire de Paillet, dans une fine reüure de PuRGOLU. irix maroquin orange à grain long, .très fraîche. « &:mmplai're cUins une reliure d'une frdtchear

incùmpoi ithle », .dit Morgand dans son catalogue. Aprèsquoi, ce i.'.uta'ogVfe prfnHÎ le Oésauirier.s, qu’on a jusque-là pavé de vingt-cinq n fraacs , et le porte

d on bond à huit fsînts francs; Et il ;se trouve amateur à ce p!-ix-ià. On n’a pas idée de ce que vaut, eu bibliophilie, la ligne de réclame 5.4?î:e,i- -rmtU : e'io; is mourir de jalousie tons icH joiimaii s ;

229. Costumes ï>f:. Boutiquibres et Ouvrières de .Paris, par Lanté. graves par Catiiie. 47 p. in-4.

230. Tr.\vrstissements (de femmes), 2iiî p. in-4 , de Chevallier (Gavariii), gravées par Gatine , 1827.

Album en demi-reliure, à dos plat.

231. -‘■\.t.4.la; Hk.n'È; Lks AvË.ïîTUf-.Es uersikr ARE.NCÉRAOKi pdf (.Tfiateauiin.^ud. Li'tdv.o<:n.il, 1827, 2 vol. in-i2 (e» un seul), ligures de Devéria.

Fine reliure de •.sisî'îjqjdî; isfUJi.. jeu 'b;

filets ii'ri-iX piat», orné.

voi- i ;'.u délnïc des reliure;? de style- X.IX'\à jeux de filets. (Ci- joint reproduction.)

232. Germ.'VN popülar Stokies ( traduction anglaise des contes des frères Grimm). London, Robins, 1827,2vol. in-12, éaus-fortes de Cnviksnank.

Intéressante reliure de Baczosnet, en maro-quiu La

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