‹ Estampies et danses royales: les plus anciens textes de musiqueChapitre 2 sur 5 · SS., I · texte numérisé non relu

SS., I

15) Riemann (H.), Geschichte der Musiktheorie im IX-XIX, lahrhundert. Leipzig, 1898.

(6) Niemann (W.), Uher die abweichende Bedeutung der Ligaluren in der Mensuraltheorie der Zeit vor lohannes de Garlandij^ Leipzig, 1902.

de la Bibliothèque nationale, fonds français 844. Très connu, souvent utilisé, ce beau manuscrit, qui faisait autrefois partie dé la bibliothèque du' cardinal Mazarin, est un précieux recueil de chansons de trouvères- et de troubadours accompagnées de leurs mélodies. Les interpolations qu'il contient sont très curieuses, mais aucune ne dépasse en intérêt celles dont nous allons nous occuper ici.

Ces pièces se trouvent en deux endroits du manuscrit. Un premier groupe apparaît au folio 5 r**. Il est assez court et se compose seulement de deux pièces : l'une comprend quatre puncta avec indication de l'ouvert et du clos, l'autre, qui porte le nom de « danse », n'a que trois ji?wnc/a. Nous pouvons peutêtre y voir deux exemples de cette forme de musique instrumentale, appelée ductia dans le texte de Jean de Grocheo, sans être autrement en mesure de Taffirmer.

Le second groupe est plus important : il occupe une partie du folio io3 v° et dans leur entier les folios 104 r^ et v^ Il se compose de huit estampies et d'une dansse real^ qui termine le fragment. Le titre de l'une de ces pièces, la tierche estampie roial^ perrnet une localisation assez vague, il est vrai, mais que Ton peut restreindre aux provinces du nord ouest de la France, Normandie, Picardie, Artois ou Wallonie, à cause du ch de tierche : cette caractéristique de graphie nous indique soit l'origine du musicien, soit plus simplement peut-être celle du copiste.

L'examen paléographique de ces deux fragments ne décèle aucun signe extrinsèque qui nous permette de les faire descendre plus bas que les premières années du quatorzième siècle : l'écriture du texte aussi bien que la notation appartiennent à cette époque, sans qu'aucun détail vienne infirmer cette manière de voir.

Les renseignementsfournispar les caractères intrinsèques du document ne sont pas moins concluants. La notation musicale ne contient aucune des formés séméiographiques de Vars nova^ la minime n'y apparaît point, la semi-brève n'est jamais employée isolément. Nous sommes donc en présence de textes antérieurs à l'année i325. En revanche, l'écriture franconienne de la seconde moitié du treizième siècle y est nettement employée et rend compte de toutes les particularités de la notation : nous noterons au fur et à mesure les quelques difficultés qui se présentent dans ces curieux documents. Aussi notre traduction est-elle faite sur les bases de cette doctrine.

Premier fragment

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PARIS — Bibliothèque Nationale, ms franc. 844 fol. 5 recto (réduction)

Second firêgmênt

PARIS — Bibliothèque Nationale, mt frànç. 844

fol. 103 verto (réduction)

Seeomd frêifment

PARIS - Bibllothècrue Nationale, m« frànç, 844

fol. 104 recto {réduction) j<^ t

Second fragment ///

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PARIS — Bibliothèque Nationale, m« franc. 844 ^^ ^

PREMIER FRAGMENT

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(i) Le titre manque dans le manuscrit.

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