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chaut seront Üerbend', Gliamaki% Gilau% Mazan-
1. La ville de Derbend, défendue par un cliàLeau fort, était bâtie sur le bord de la mer Caspienne : les navires venant du pays des Khazares, du Guilan et du Tabarestan abordaient dans son port et venaient y chercher des marchandises, entre autres les toiles de lin et le safran, produits de ce pays. La muraille flanquée de tours et percée de portes de fer appelées Bab el Ebouab ul i—il, Derbend X..JJ et Demir Qapy ^ venait aboutir à cette ville. Cette muraille primitivement élevée, dit-on, par Isfendiar, avait été réparée par Nouchirevan pour mettre la province d’Erran, le Chirwan et l’Azerbaïdjan à l’abri des invasions des Khazares et des tribus turques.
M. Gamba a donné une description intéressante de Derbend dans son Voyage dans la Russie méridionale et particulièrement dans les provinces au delà du Caucase. Paris, 1826, tome II, pages 335-340. On peut consulter aussi le Derbend Namèh or the histonj of Derbend par Mirza A. Kazem-bey, Saint-Pétersbourg 1851.
2. Chemakhy était la capitale du Chirwan, dit Zeïn el Abidin Chirwany; cette ville s’élevait autrefois au milieu des montagnes, mais Nadir Chah fit bâtir une ville nouvelle à quatre fersengs de l’ancienne qui porte le nom d'Aqsou. L’ancienne ville a été fondée par Nouchirevan et fait partie du cinquième climat. L'eau de la nouvelle ville a mauvais goût et son climat est insalubre.
De nos jours, les Russes ont relevé l’ancienne ville de ses ruines et abandonné Aqsou. L’air de l’ancienne ville est extrêmement bon, l’eau délicieuse, le sol fertile, et la terre comble de joie les cultivateurs. Les jardins y sont ravissants, et les vergers pleins de charmes. Les fruits sont à bas prix, et les céréales en abondance. Chemakhy est habité par près de deux mille familles chiites et trois mille familles sunnites. Mille maisons environ sont occupées par les Juifs et les Arméniens. Le territoire de la banlieue de Chemakhy, ainsi que celui des villages qui en dépendent, est bien cultivé et les villages méritent la réputation dont ils jouissent. La plupart des habitants sont dans l’aisance et jouissent d’une certaine richesse. Il y a dans les environs de Chemakhy près de six mille tentes des tribus Qizilbach el environ trois mille de la tribu Ilkhan Tchobanlou.
Les habitants de Chemakhy ont généralement le teint blanc, et ils se font remarquer par leur beauté, leur grâce et leur noble prestance. Ils sont bienveillants à l’égard des étrangers, hospitaliers, généreux et d’une grande douceur de caractère, mais leurs mœurs sont relâchées et la plus grande partie de leur temps est consacrée aux plaisirs et aux divertissements. Hadaîq ous siahûh.
Chemakhy était jadis la capitale du Chirwan et la résidence des princes régnants. Oléarius, qui y attendit pendant trois mois, avec l’ambassade du duc de Mecklembourg Gottorp les ordres du châh de Perse, a donné une description détaillée de cette ville. Relation du voyage d’Adam Oléarius en Moscovie, Tartarie et Perse, traduit par de Wicquefort, Paris, 1661, tome I, pages 404-410.
On peut aussi consulter le Voyage dans la Russie méridionale et particuliérement dans les provinces au delà du Caucase, ça,r M. le chevalier Gamba. Paris, 1826, tome II, pages 277-282.
3. « Le Guilan, dit Khondemir, est entouré de montagnes escarpées, couvertes d’épaisses forêts et coupées par d’étroits défilés. Les cours d’eau y sont très nombreux et on trouve dans toutes les plaines des sources d’eau vive. Les pluies y sont presque continuelles. La nourriture des habitants consi.-te en riz et poissons el en volailles. La viande el les mets trop gras y sont nuisibles à la santé. La
dran ‘.Les terres adjacentes aux Kalmaq (peuples qui sont à euxmêmes), Yuzbek, etc., est cette grande province de Korasson\
pluie tombe quelquefois plusieurs jours et plusieurs nuits sans interruption, de façon à excéder les habitants. Mais si ceux-ci viennent à entendre les hurlements des chacals, puis les aboiements des chiens, leur ennui se change en satisfaction, car c’est pour eux le signe certain de la cessation de la pluie, et le lendemain, le ciel s’éclaircit. L’expérience a prouvé l’exactitude de cette observation, n Cf. Le Ghilan ou les marais caspiens, description historique et géographique du pays qui borde au sud la mer Caspienne, par M. A. Chodzko. Paris, 1850.
1. Le Mazanderan était désigné dans les temps anciens sous le nom de Bichêhi- Narven (forêt d’ormes). Quelques auteurs orientaux prétendent que le nom de Mazanderan tire son origine de la chaîne de montagnes appelée Maz qui s’étend depuis le Guilan jusqu’à Djadjerm. Selon Zehir Eddin Marachy, Maz, de la race de Soukhra, fit construire une muraille partant de Djadjerm et allant aboutir aux frontières du Guilan ; elle était percée de portes qu’il était impossible de franchir sans sa permission. Le but poursuivi par Maz était de mettre le pays à l’abri des invasions turkes. La contrée traveisée par les montagnes de Maz ou défendue par Maz reçut le nom de Maz ender ûn (Maz est dans elle). JT joil jU Le Mazanderan est divisé aujourd’hui en sept districts : !« Djourdjan, 2“ Mourdestan, 3’ Esterâbad,4° Amol,5<> Ruslemdar et le Dehistan, 6“ Roughad,?® Siah Rouslaq.
« Le Mazanderan est couvert de montagnes escarpées et d’épaisses forêts; il s’y trouve un certain nombre de châteaux remarquables par la solidité de leurs murailles et de leurs fortifications. Bien que ce pays produise tous les fruits des climats froids et des climats chauds, il faut accorder une mention spéciale aux oranges et aux citrons qui sont en grande abondance et d’un goût délicieux. Les principales productions du Mazanderan sont la soie et le riz. » Heft Iqlim, mss. de la Bibliothèque nationale, f'® 435-438.
2. Le Khorassan est la vaste province qui est bornée au nord-est et à l’est par le Djihoun et le pays de Balkh, au sud par l'Afghanistan et le Seistan, et à l’ouest par les provinces de l’Iraq, le district d’Esterâbad et le Dehistan.
« Chorasan ou l’ancienne Bactriane dit Oléarius, a du côté du Ponant, Mesanderan et comprend aussi plusieurs petites provinces en son estenduë, dont la première est celle de Heri qui a pour capitale la ville de Herat. Cette province est l’une des plus grandes, des plus fertiles et des plus marchandes de toute la Perse. La ville de Mesched que l’on trouve au catalogue ou registre de leurs villes sous le nom deThus, est, sans doute, la plus considérable de toutes. Elle est ceinte d’une fort belle muraille et ornée de plusieurs beaux bastiments, et entre autres de deux cens, ou, si l’on veut croire Teixeira, de trois cens tours, éloignées les unes des autres de la portée du mousquet. En cette ville, se voit le tombeau d’Iman Risa, l’un des douze saints de Perse de la famille d’Aly, qui ne cède en rien, tant en bastiments qu’en revenus et richesses, à celuy d’Ardebil et l’on y fait les mesmes cérémonies. L’on y fait aussi les mesmes dévotions qu’au tombeau de Schick Sefi. Dans le voisinage de Mesched, auprès de la ville deNisabour, est une montagne où Ton trouve de si belles turquoises que le roy ne veut pas qu’on les vende à d’autres qu’à luy. La ville de Herat est la seconde de la province et c’est là où se font les plus beaux tapis de Perse. Les Indiens y ont leur trafic et c’est un passage nécessaire pour ceux qui vont de Candahar à Ispahan Thun Thabes Kileki
Da costé des Indes est le pais de Kandaliar' et ses dépendances; du costé du Sinus Persicus sont les trois ports, sçavoir, Bender Kommeroii" cà présent appelé Bender Abassi, à cause
Çj'l.y Thabes Mesiiian sont des villes assez considérables,
tant à cause de leur grandeur qu’a cause de la quantité de manufactures de soye qui s’y font et dont l’on y fait un gratid trafic. Toutes les autres villes comme Sebsvar Turchis Kain Puschentz Badkhis
Meru Meruerud 3^), ïzurtzan j^), Fariab
Asurkan Belch Bamian Semkan Thalecan
et Sous sont aussi des villes fort peuplées et marchandes, et,
en ces lieux-là, se trouve la meilleure manne du monde. » Voyage de Moscovie et de Perse, tome I, livre IV, pages 364-365.
F. La ville de Qandahar, dit Hadji Khalfa, est située à dix journées de marche à l’est de Zarendj. C’est une place forte qui, selon l’auteur du ïaqwim, aurait été fondée par Alexandre. Une rivière qui prend sa source dans les montagnes s’élevant à l’ouest, coule dans la direction du sud après avoir fait le tour de la ville qui occupe une vaste superficie et renferme une nombreuse population. Au milieu de la citadelle se trouve un puits d'une grande profondeur creusé dans le roc. Toutes les fois que l’on y puise de l’eau, on ramène des morceaux de bois et de l’herbe. Ce fait prouve qu’il existe une communication souterraine entre ce puits et l’extérieur. La possession de la ville de Qandahar placée sur la frontière a donné lieu, à plusieurs reprises, à des contestations et à des guerres entre les rois de Perse et les souverains de l’Inde. Djihan Numa, éd. de Constantinople, page 250.
Qandahar, dit Zeïn el Abidin Chir^Yany, était autrefois adossée à la montagne. Nadir Chah fit la conquête de cette ville, la rasa et en fit construire dans le voisinage une autre qui reçut le nom de Nadir Abad. Le prince Afghan Ahmed Chah Abdaly fit détruire ces nouvelles constructions, et jeta à la distance d’un demiferseng les fondements d’une nouvelle cité qui fut surnommée Echref oui bilad (la plus noble des villes). Il l’entoura d’une muraille crénelée ayant neuf mille pas de circuit et percée de quatre grandes portes. 11 amena de l’eau courante et pourvut la ville de larges rues et de vastes marchés. Il y fit élever, pour y être enterré, un magnifique tombeau. On compte à Qandahar trois mille feux. Les habitants sont Afghans et Hindous. Les premiers appartiennent à la secte des Chiites Imaray. Les environs de la ville sont occupés par quarante mille Abdaly, qui y passent l'hiver et l'été. Hadatq ous siahàh.
Qandahar fut assiégé et pris par les Persans en 1649. Mohammed Dara Choukouh, fils de Chàli Djihan, essaya vainement de reconquérir cette place forte (1651- 1652). M. le major Raverty a donné dans les Notes an Afghanistan and part of Baluchistan, Londres !881, pages 21-28, la traduction du chapitre du Mirât Djihan Numa relative à l’expédition malheureuse de Mohammed Dara Choukouh.
2. « Camron, Camoron ou Gamron, le port de toute la Perse et peut-être de toute l’Asie où il se fait le plus grand commerce, n’a commencé d’avoir de la réputation que depuis que les Portugais ont été chassés d’Ormus. Avant cela, ce n’étoit qu’un petit village d’une cinquantaine de misérables cabanes, où pourtant, à cause de la commodité de sa rade, les Portugais tenaient vingt-cinq ou trente barques armées pour soutenir leur commerce et troubler celui des autres. Ce fut Scha Abbas qui
que Chabbas premier aïeul de ce roy cy y attirant les Francs, le rendit fort marchand et banté, car cà présent, par là passent la plus grande partie des marchandises qui arrivant des Indes, viennent en Perse se distribuer sur le pais et de là passer aux
en fortifia le port, qui commença à en bâtir la ville et qui, par des privilèges et des franchises, y attira le commerce, ayant changé son premier nom et l’ayant appelé du sien Bender Abbassi qui, en langue persane, signifie port d’Abbas. Ce port est ouvert à toutes sortes de nations, à la réserve des Espagnols et des Portugais, et l’on y voit des Perses, des Arabes, des Indiens, des Bénians, des Arméniens, des Turcs, des Juifs, des Tartares, des Maures, des François, des Hollandois et des Anglois.
« Au milieu de la ville est une grande place, qu’ils nomment Passer, ce qui est la même chose que ce qu’on appelle ailleurs Bazar, qui est toute voûtée, avec des boutiques des deux côtés et une allée au milieu. C’est là que les marchands étalent leurs marchandises les plus précieuses, particulièrement les Bénians à qui elles appartiennent presque toutes; gens habiles, mais fourbes et qui font aux Indes ce que font partout les Juifs.
« I.e temps du commerce est depuis le mois d’octobre que finissent les grandes chaleurs, jusqu’au mois de mai qu’elles recommencent. Alors, on voit aborder par mer les vaisseaux de tous les Européens qui sont établis dans les Indes et quantité d’autres bâtiments de Maures et d’indiens, et, du côté de terre, arrivent à jour nommé diverses caravanes de marchands, entre autres celles d’Ispahan, de Schiraz, de Laor, d’Alep, de Bagdad, de Hérat et de Bassora. Les Hollandois y apportent de l’argent comptant, des marchandises qui viennent d’Europe sur leurs vaisseaux et quantité d’autres qu’ils ramassent dans tous les lieux de TInde où ils ont des comptoirs; et surtout des épiceries dont ils fournissent presque toute la Perse; du bois de chappan et du santal, du sucre, de l’anis, du gingembre, de l’indigo, du vermillon, de l’encens, du benjoin, du vif-argent, du plomb, de Tétain, du cuivre, des draps de couleur et des toiles.
« Les Anglois ont moins d’argent que les Hollandois dans leur cargaison, mais ils ont quantité de draps, de l’étain, de Tacier, de l’indigo, des étoffes de soie et des toiles de coton des Indes les plus belles et les plus fines
« Ce sont les marchands anglois qui, les premiers, ont porté des draps d’Europe en Perse; aussi celte marchandise y a-t-elle retenu leur nom, les draps àispahan étant appelés Londres, et ceux qui les vendent en détail, marchands de Londres, ce qui fait ordinairement une partie du négoce des Arméniens dans cette capitale de l’empire des Perses.
« A l’égard des bâtiments indiens, arabes et maures, ils ne sont chargés que des productions et des manufactures de leurs pays. Les marchandises qui viennent par les caravanes consistent en plusieurs étoffes d'or et d’argent, en velours, en taffetas, en porcelaines, en plumes, en maroquins, en laines, en brocards, en riches tapis de Perse, de Corasan et de Dias, en camelots de Turquie et d’autres plus simples d’Arabie, en drogues médicinales, en sang de dragon, en manne, en myrrhe, en encens, en raisins secs, en dattes, en chevaux de Barum, mais particulièrement en soies crues, qui sont le plus grand commerce qui se fasse en Perse. On trouve aussi à Bender Abassi des turquoises, mais plus de la nouvelle que de la vieille roche, et bon nombre de perles qui se pêchent dans le sein Per-
autres circonvoisins. Chabbas, à raison du service que lui rendirent les Anglois en l’aidant cà prendre Ormuz* sur les Portugais, leur donna exemption des péages sur tous les cbemins du Bender, Lar, Cbiras, Hispan , etc., tant pour entrer que pour
sique, ainsi qu’on le dira en parlant de l’isle Bakarem (Bahreïn). Toutes les nations qui trafiquent à Gamron ont des magasins et des maisons. Celles des François, des Anglois et des Hollandois ont plus l’air de palais que de comptoirs de marchands et sont placées le long de la marine, ce qui leur est très commode pour charger et décharger les vaisseaux quand ils arrivent.» Etat général du commerce de l’Asie, dans le Bictionnaire universel de commerce, par Savary. Paris, 1741. tome I, page 405.
On trouve une vue du port de Gamroun dans les Voyages de Mandleslo, tome I, page 23, de 1 édition de Leyde 1719.
1. Les Persans, commandés par Imam Qouly Khan, gouverneur général du Fars, et les navires anglais sous les ordres des capitaines Blyth, Wedalet Woodcock, s'emparèrent du port d’Ormuz le 20 janvier 1622, et de la ville et du château e 18 avril. La convention conclue avec Chah Abbas portail : que le château d’Ormuz étant pris demeurerait avec toute son artillerie et ses munitions aux Anglais; que les Persans pourraient bâtir une autre citadelle à leurs dépens en tel endroit de File qu’il leur plairait ; que le butin serait partagé également; que les Anglais pourraient disposer des prisonniers chrétiens et que les autres demeureraient au pouvoir des Persans; que les Anglais fourniraient la moitié des vivres, gages, poudres, plomb et autres munitions nécessaires à l’armée ; que les Anglais seraient à jamais exempts des droits d’entrée et de sortie à Bender Gambron.
L’histoire du siège et de la prise d’Ormuz se trouve dans la Relation du voyage de Perse et des Indes orientales, traduite de l’anglais de Thomas Herbert. Paris, 1663, pages 187-197.
« La ville d’Ormus et son isle, quoique tout à fait deschues de leur premier éclat et entièrement détruites et démolies par les ordres de Cha Abbas, après qu’il les eut repris sur les Portugais, méritent cependant qu’on en fasse mention, à cause du rang qu’elles ont si longtemps tenu parmi les isles et les villes du plus grand commerce de l’Asie. Cette isle, située dans le golfe Persique, assez près de son embouchure et à deux lieues de la côte de la Perse par les 27 degrés de latitude, n’a guère plus de vingt lieues d’étendue et cependant a porté longtemps le titre de royaume, ayant eu ses rois particuliers, tributaires néanmoins des rois de Perse. »
Les Portugais qui crurent ce poste nécessaire à leur commerce, qui commençoit à s’établir dans les Indes, la prirent en 1507, et, par là, fermèrent à toutes les nations l’entrée de la Perse où il ne fut plus permis à personne de trafiquer que sous leurs passeports et sous leur bannière. Tant que les Portugais restèrent, seuls de tous les Européens, les maîtres du négoce et de la navigation des Indes orientales, les Perses ne se trouvèrent point en état de secouer cette espèce de joug, que ces nouveaux venus avaient^mis sur un des plus fameux empires de l’Asie ; mais les Hollandois étant passés en Orient sur la fin du xvP siècle, et les Anglois au commencement du xvii®, Scha-Abbas se servit de ces derniers pour l’aider à chasser les Portugais de leur isle qu’ils furent enfin obligés de rendre en 1622, ayant perdu à sa prise, à ce que l’on prétend, plus de six à sept millions en marchandises et en autres sortes d’effets. Etat génénil du commeree de l’Asie.
sortir du royaume, quelque quantité de marchandises qu’ils eussent. De plus, il fit convention avec eux de leur donner la moitié de la douanne des marchandises qui viennent des Indes, de la paier au Bender Abassi, ayant transféré la douanne de Ormuz à ce Bender Abassi
Lcà aussi viennent les vaisseaux de la Compagnie des lïollandois, qui aussi pour aller et venir et passer marchandises, ne paient aucunes douannes, mais pour compenser sont obligés à prendre de la soye du Boy tant de charges par an, et ce, un peu plus cher que au marché.
Le second Bender s’appelle Bender Congo-, distant de ce premier seulement trois journées. Lcà hantent les Portugais, et parconvent, ils ont la moitié de la douanne des marchandises qui viennent des Indes^ en outre quelques pièces de chevaux que, par an, la Perse est obligée de leur donner^ et ce pour lapeschc des perles de Bharin% affin que ceux-cy laissent pescher en paix,
1. Les Hollandois oui à Bender-.Vbbassy un comptoir considérable dont les commis travaillent d’intelligence avec ceux qui sont établis à Ispahan. Ils y portent de l'argent comptant, diverses marchandises d’Europe, mais beaucoup davantage de celles des Indes. Les espèces consistent en réaux ou piastres d'Espagne et en richsdales que les Perses préfèrent à toutes les autres, à cause du profit qu’ils y trouvent en les convertissant en celles du pays. Les draps de Hollande de diverses couleurs Viennent d’Europe et les épiceries, le sucre, l'anis, le gingembre, l'indigo, le bois de Cbiarapan, le vermillon, l’encens, le benjoin, le vif-argent, le plomb, le cuivre, les toiles fines de Surate et de Coromandel sont, la plupart, ramassées dans différents lieux de l’Inde. La Compagnie ne paie aucun droit d’entrée et de sortie en Perse, mais elle est obligée de prendre tous les ans jusqu’à six cents balles de soie à un certain prix, qu’elle convient qui ne lui est pas avantageux; aussi ce n'est pas sur le retour des marchandises de Perse, mais sur les envois qu’elle y fait des siennes, qu’elle fonde ses plus grands profils. Les retours, outre les soies, sont des velours, des étoffes, des lapis, mais particulièrement des fruits et des vins. Commerce de l'Europe, dans le Diclionnaire universel de commerce, par Savary, page 287.
2. Bender Congoun est une petite ville qui renferme six ou sept
mille âmes. Le port offre un abri sûr aux navires contre tous les vents. On peut se procurer à Congoun l’eau et le bois si rares sur les côtes du golfe Persique. Mac- Donald Kinneir, Geographieal memoir, page 82.