Kerbas
3. Tepèh, partie de la coiffure couvi'ant le sommet de la tête, aJ ou Ce mol est turc.
ballent l’oreille font paroistre une saisse relevée qui sent le valet .
D’ordinaire, les villageois vont jambes nues, hiver et esté. Pour leurs souliers, ils sont de plate semelle; ils n’ont point de sabots de bois. Icy, aucuns portent des charouk'^ : ce sont des pièces de cuir verd que, avec des cordes passées et repassées, ils ont bandées et auxquelles ils ont faict prendre forme sur le pied; de plus, pour les chausses ils auront des pataoé-^ qui sont des bandes de toile, de quoy ils s’enveloppent les jambes faisant d’icelles bandes plusieurs tours et retours.
Quelquefois, ils auront des hoquetons de gros feutre, nemed, pour se garantir de la pluye, baron ^ et du froid, sermo Aussi les valets, les garçons de village et les petits villageois, ont aussi poui‘ bonnets de ces feutres là faicts exprès.
Nemed^ (feutre), fcy l’on le travaille fort dextrement. Ils en feront de quatre à cinq aulnes de long, et de une et plus de large, si fin et égal et si uniforme en toutes ses parties que l’on y seroit trompé, le prenant pour drap d’Angleterre, car au manier et au toucher pour estre mol, fort uni et poli, vous n’y trouvez point de différence avec le londeré^ .
D’autres feutres sont entonnés d’un costé et rez de l'autre, et d’iceux ils font des robes de chambre, qui, par rareté, en nos pais, ne déshonoreroient point un honneste homme.
Appengi'^ , sont encor des feutres fort durs et plus grossiers que ceux cy, qui servent pour les voïageurs, gardant son homme et sa monture de quelque pluye que ce soit, pour longue et ennuyante qu’elle puisse estre.