‹ EstherChapitre 36 sur 146 · Quantité de preuves. Cf. p.."), mile · texte numérisé non relu

Quantité de preuves. Cf. p.."), mile

3. Les Perses. On dil aujourd'hui les Perses quand il s'agil de l'histoire ancienne de l'Orient, el les Persans pour les temps plus rapprochés de nous. < >u verra plus loin ip. m : les habits des Persans el des Juifs que Racine ne lait

différence cuire ces deux mots.

Voir h'sthr. 28.

\. lions leurs sacrifices. 0 Les I n'érigent ni statues, ni temples, ni autels: ils traitent d'insensés ceux qui en élèvent.» (Hérodote, I.1J1. Au chapitre suivant, il dit que les !' quand ils sacrifient a leur» divinités, n'allument point de feu et ne font point de libations.

5. Xénophon. Dans la Cyropédie, Xénophon dit (VIII. 3) que Cyrus va visiter les enceintes consacrées aux dieux il ne dit pas les temples) el leur offrir des sacrifices ; il parle (II, 3 et VII, 1 des libations que Cyrus et ses

convives offrent aux dieux. Mai-- on ne voit pas pourquoi Xénophon aurait été beaucoup mieux instruit qu'Hérodote des affaires de la Perse au temps de Darius, ci la Cyropédie est plutôt un roman qu'un ouvrage historique.

6. Iffiaires: tout ce qui concerne leur Étal et leur gouvernement.

-. Quinte-Curce. Racine écrit Quinte- Curse. Cet historien, qui écrivait au moins si\ siècles après Darius. et dont h- témoignage n'a aucune valeur, dit III. 3) que le «■haï- de Dariuselait orné d'images des dieux. Quant a l'objet de toute cette discussion historique, voir Esther, 271',. ->\--\\. ;6 >.

s L'unité </<■ lieu. Racine considérait, comme ses contemporains, que l'action d'une tragédie devait se développer

en un -cul lien et ei seul jour. 11

devail y avoir en outre unité d'action. ce qu'on appelle la règle destrois unités. .Nous n'avons conservé que l'unité d'action, indispensable a toute œuvre dramatique. Voir p. 21, note "

rations, cela a été cause que je n'ai pas gardé cette unité avecla même rigueur que j'ai l'ait ' autrefois dans mes tragédies.

Je crois qu'il est bon d'avertir ici que, bien qu'il y ait dans Esther des personnages d'hommes, ces personnages n'ont pas laissé d'être représentés 2 par des filles avec toute la bienséance de leur sexe. La chose leur a été d'autant plus aisée, qu'anciennement les habits des Persans 3 et dés Juifs étaient de longues robes qui tombaient jusqu'à terre.

Je ne puis me résoudre à finir cette préface sans rendre à celui qui a fait la Musique4 la justice qui lui est due, et sans confesser franchement que ses chants ont fait un des plus grands agréments de la pièce. Tous les connaisseurs demeurent d'accord que depuis longtemps on n'a point entendu d'airs plus touchants, ni plus convenables aux paroles 5. Quelques personnes ont trouvé la musique du dernier chœur un j>eu longue, quoique très belle. Mais qu'aurait-on dit de ces jeunes Israélites, qui avaient tant fait de vœux à Dieu pour être délivrées de l'horrible péril où elles étaient, si, ce péril étant passé, elles lui en avaient rendu de médiocres 6 actions de grâces ? Elles auraient directement péché contre la louable coutume de leur

i. Que fai fait. On employait sou- ne voulut pas être avec son poète en

vent faire pour remplacer un verbe reste de politesse anonyme : «tFe sais

exprimé précédemment. C {'. Pré l'ace des bien, Sire, dit-il dans sa Dédicace au

/'laideurs : « On examina mon amuse- Roi, que, selon toutes les apparences,

ment comme on aurait fait une tragé- je dois un si beureux succès à la beauté

die. » du sujet et à la magnilieences des pa-

a. .Vont pas laissé d'être représentées: rolt>s quon m'a fournies, plutôt qu'a la

l'ont été malgré ce qui pouvait s'y op- délicatesse de mes chants. » poser 5. Convenables aux paroles : allant

„ r. „ ,. . , , . bien avec les paroles. Cf. Bossuet :

3. Des Persans Voir plus haut: les a QuV a t.u de plus convenable à la pu rs- / erses, p. 9, note 2. sauce ^ue de secourir la vertu ? „

4. Celui qui a fait la Musique. Racine 6. Médiocres : tenant le milieu entre aurait bien pu le nommer: J.-B. Mo- la grandeur et la petitesse, trop petites reau (voir la Notice, § 19). Celui-ci par conséquent pour la circonstance.''

nation, où l'on ne recevait de Dieu aucun bienfait signalé, qu'on ne l'en remerciât sur-le-champ par de fort longs cantiques : témoins > ceux de Marie, sœur de Moïse, de Débora et de Judith-, et tant d'autres dont l'Ecriture est pleine. On dit même que les Juifs encore aujourd'hui célèbrent :< par de grandes actions de grâces le jour où leurs ancêtres furent délivrés par Esther de la cruauté d'Aman.

i. Témoins ceux... Ou écrirai) aujourd'hui témoin invariable.

2. ('.antiques... de Marie : Exode. XV. 21. On a reproché à Racine d'avoir appelé ce verset « un long cantique » ; mais Racine, qui connaissait si bien lEcrilure, n'aurait pu se trompera ce point; il a dû penser que Marie allait répétant le cantique de son frère, qui remplit ici versets de ce même chapitre. — De Débora: Juges. V. i-3i. — De Judith : Judith. XVI. 1-21.

'i. Un dit même que les Juifs... célèbrent Il n"a pas daigné s'en assurer Lui-même. — C'est la fête de Pourim, ou des Sorts, ainsi nommée parce qu'on avait jeté au sort les jours et les mois de l'année pour déterminer le jour de l'extermination des Juifs. Cette fête a lieu les 14 et i5 du dernier mois de l'année juive, appelé Adar: elle tombe, suivant les années, en février ou en mars. En iS'ig. au Théâtre-Français, on parut la célébrer par une reprise d'Est lier (voir la Xoticc, $ 29).

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