‹ Esther, tragédie, annotéeChapitre 15 sur 46 · UNE DES PLUS JEUNES ISRAÉLITES · texte numérisé non relu

UNE DES PLUS JEUNES ISRAÉLITES

Hélas ! si jeune encore, Par quel crime ai-je pu mériter mon malheur ? Ma vie à peine a commencé d*éclore :

Je tomberai comme une fleur Qui n'a vu qu'une aurore.

Hélas ! si jeune encore, Par quel crime ai-je pu mériter mon malheur ?

20 ESTHER

UNE AUTRE

Des offenses d'autrui malheureuses victimes, Que nous servent, hélas ! ces regrets superflus î Nos pères ont péché, nos pères ne sont plus, Et nous portons la peine de leurs crimes.

TOUT LE CHŒUIV

Le Dieu que nous servons est le Dieu des combats ; Non, non, il ne souffrira pas Qu'on égorge ainsi Finnocence.

UNE ISRAÉLITE, SCUle,

Hé quoi ! dirait l'impiété.

Où donc est-il ce Dieu si redouté Dont Israël nous vantait la puissance ?

UNE AUTRE

Ce Dieu jaloux, ce Dieu victorieux,

Frémissez, peuples de la terre, Ce Dieu jaloux, ce Dieu victorieux,

Est le seul qui commande aux cieux :

Ni les éclairs ni le tonnerre

N'obéissent point à vos dieux.

UNE AUTRE

Il renverse l'audacieux.

UNE AUTRE

n prend l'humble sous sa défense.^

TOUT LE CHŒUR

Le Dieu que nous servons est le Dieu des combats : Non, non, il ne souffrira pas Qu'on égorge ainsi l'ionocence.

* JUfense pour protection.

ACTEL — SCÈNE V. 21

DEUX ISRAELITES.

Dieu, que la gloire couronne, Dieu, que la lumière environne.

Qui votes sur l'aile des vents.

Et dont le trône est porté par les anges ;

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