‹ Esther, tragédie, annotéeChapitre 35 sur 46 · LA SECONDE · texte numérisé non relu

LA SECONDE

Sont ses mets les plus agréables ; \

LA troisiIeme.

Cest son breuvage le plus doux.

ÉLISE

Chères sœurs, suspendez la douleur qui vous presse.

* Croitre^ î,e., augmenter ; accroïlre.

ACTB m. — BOÈNE III. 49

Chantons, on nons rordonne; et que puissent nos

chants Du cœur d'Assuérus adoucir la rudesse/ Comme autrefois David, par ses accords touchants, Calmait d'un roi jaloux la sauvage tristesse I

{Tout le reste de cette scèm est chanté.)

UKS ISRAELITE.

Que le peuple est heureux^ Lorsqu'un roi généreux.

Craint dans tout Tunivers, veut encore qu'on l'aime I Heureux le peuple 1 heureux le roi lui-même !

TOUT LE CHŒUR

repos ! ô tranqmllité !

d'un parfait bonheur assurance étemelle, Quand la suprême autorité Dans ses conseils a toujours auprès d'elle . La justice et la vérité !

Les quatre stcmces suivantes sont chantées aUemaiivemeafU par une voix seule et par le choeur,

UNE ISRAÉLITE

Bois, chassez la calomnie ; Ses criminels attentats Des plus paisibles états Troublent l'heureuse harmonie.

Sa fureur, de sang avide, Poursuit partout Tinnocent.

Bois, prenez soin de l'absent Contre sa langue homicide.

1 AudeM»— Insendbility.

50 ESTHER

De ce monstre si &ronche Gndgnez la feinte douceur :

La vengeance est dans son cœur. Et la pitié dans sa bouche.

La fraude adroite et subtile Sème de fleurs son chemin :

Mais sur ses pas vient enfin Le repentir inutile.

UNE ISRAÉLITE, Seulc

D'un souffle l'aquilon écarte les nuages,

Et chasse au loin la foudre et les orages Un roi sage, ennemi du langa^ menteur, Écarte d*un regard le perfide imposteur.

UNE AUTRE

J^admîre un roi victorieux.

Que sa valeur conduit triomphant en tons lieux : Mais un roi sage et qui naît Tinjustice, Qui sous la loi du ricne impérieux Ne souffre point que le pauvre gémisse,

Est le plus beau présent des cieux.

UNE AUTRE

La veuve en sa défense^ espère ;

UNE AUTRE

De Torphelin il est le père ;

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