‹ Esther, tragedie, tiree de l'Ecriture SainteChapitre 75 sur 93 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

SAtOMITH, LE CHOEUR.

de crainte, mes soeurs , que de troubles mortels !....

Dieu tout-puissant! sont-cc là les prdmicesy I.cs parfums ce les sacrifices ,

Qu’on devoir en ce jour offrir sur tes Autels ?

Une des filles du Chœur.

Quel spectacle à nos yeux timides î Qui l’eût cru qu’on dût voir jamais Les glaives meurtriers , les lances homicides Biiücr dans la maison de paix!

Une autre.

D’où vient que pour son Dieu , pleine d’indifférence , Jérusalem se taie en ce pressant danger ?

D’où vie.nt , mes soeurs , que pour nous protéger. Le brave Abner , au moins, ne rompt pas le silence?

Hélas ! dans une Cour où l’on n’a d’autres loix Que la force et la violence,

OÙ les honneurs et les emplois

TRAGÉDIE. ét

Sont le prix d’une aveugle et basse obéissance ,

Ma saur, pour la triste innocence.

Qui vouilroic clevcr sa voix?

Uneautre.

Dans ce péril, dans ce dfsordre extrSme,

Fout qui prépare-t'Un le sacré diadème ?

Le Seigneur a daigné parler.

Mais ce qu’à son Prophète il vient de révélée Qiii pourra nous le faire entendre ?

S’.arme-t il pour nous défendre î S’aime-t il pour nous accabler?

Tout le Chœur.

O promesse ! ô menace ! ô ténébreux mystère ! ' Que de maux , que de biens sont prédits , tour-à-tour! Comment peut-on avec tant de colcre Accorder tant d’amour?

Une voix.

Sion ne sera plus. Une flamme cruelle Détruira tous ses ornemens i Une autre voix.

Dieu 1 protège Sion. Elle a pour fondcmcns Sa parole éternelle 1

La PREMIERE.

Je vois tout son éclat disparoître à mes yeux!

La seconde.

Je vois de toutes parts sa clarté répandue!

La PREMIERE.

Dans un gouffre profond Sion esc descendue *

I, ASECONDE. ’

Sion a son front dans les Cieux f La PRE Xi 1ERE.

Quel triste abaissement !

La seconde.

Quelle immortelle gloira La PREMIERE.

Que de cris de douleur !

La seconde.

Que etc chants de victoire !

Une TROISIEME.

Cessons de nous troubler. Notre Dieu , quelque jour y. Dévoilera ce grand mystère.

Toutes trois, ensemble* Révérons sa colère'....

SspéronS'Cn son amour 1 Une autre.

* D’un coeur qui t’aime ,

Mon Dieul qui peut troubler la paix?

Il cherche en tout ta volonté suprême»

Et ne se cherche jamais.

Sur la terre , dans le Ciel même ,

Ist-il d’autre bonheur que la tranquille paix ■;

D’un coeur qui t’aime. }

Fin du, troisième Acte*

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