SCENE I I I
J O A s , courant danj les iras du Grand- Priire,
^^ON pcrc ! .
Hé bien , mon fils ?-
. Qu’csr-ce donc qu’on prépare î
11 est juste, mon fils , que je vous le déclare.
Il faut que vous soyiez instruit, meme avant tous. Des grands desseins de Dieu sur son peuple et sur vous. Armez-vous d’un courage et d’une foi nouvelle.
H est tems de montrer cette ardeur et ce zcle ,
Qu’au fond de votre cccur mes soins ont cultivés ^ Et de payer à Dieu ce que vous lui devez.
Sciitfix-VQut . cette noble et généceuic. envie: t:
ATHALIE
Je me sens pt8c , s’il veut , i lui donner ma vie*'
Ôn vous a lu souvent l’Histoire de nos Rois.
Vous souvient-il, mon fils, quelles étroites loîx £>oit s’imposer un Roi digne du diadème ?
Un Roi sage, ainsi f)icu (ij l’a prononcé lui-mcme» Sur la richesse et l’or ne met point son appui , Craint le Seigneur , son Dieu ; sans cesse a devant lui Scs préceptes , scsioix, ses jugcincns sévères ,
£t d’injustes fardeaux n’accable point ses freres.
Mais sur l’un de ces Rois s’il falloit vous régler,
A qui choisiriez-vous, mon âls, de ressembler ?
r>avid , pour le Seigneur plein d’un amouf fidele ,
Me paroît des grands Rois le plus patfait modelé*
Ainsi dans leurs excès vous n’imiteriez pas L’infidcle Joiam, l’impie Okosias ?
O mon pere !
Achevez , dites , que vous en semble }
<i) Deut. chap. 27*