‹ Esthétique musicaleChapitre 77 sur 125 · IT · texte numérisé non relu

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§. 233. En substituant un m%[, au ri^^ et un ut^ au siti dans l'accord qui nous occupe, on retombe sur l'accord mixte ae neuvième majeure et septième mineure, avec tierce et quinte mineures :

fa k^ ut\^ mi\> soi accord qui n'embrasse que 8 quintes sur l'échelle des sons , et qui est formé par le concours de trois tierces majeures et de sept tierces

(1) Etudes sar l'origine ^a système musicai, par A, Barbereau, 1^ Mémoire,, pages lAXTii et i«iXTiu..

STRUCTURE MS ACGOBDS. 217

mineures. Nobb en a?ons parlé fBréeédeinnH9B>t , d^abord au f. 215, où il est désigné par la lettre G'' dans la Bammolaftnire des accords formés des mêmes éléments primordiaux; et ensuite au §. 21S, où nous avons donné des exemples de l'emploi de cet accord mixte encore peu connu.

emploi de V accord de neuvième mineure et septième majeure , avec tierce mineure et quinte majeure.

Exemple : ré fa /aj;} «r^ mi\,

§• 234. Cet accord nouveau j désigné ci-dessus par D"", embrasse, comme le précédent, 13 unités sur Téchelle des quintes; il contient donc aussi Tattraction à quatorze termes , ou la quarte maxime, dont les deux termes constitutifs ne peuvent être attaqués simultanément. Le siège de ce notivel accord altéré est le second degré du mode majeur. Voici un exemple de son emploi à cinq parties réelles:

Fig. 105-

Lento.

i-^Ul

— tr

Hi-»

ffi

<uw-

-J ii-

nu

zm

Ut

majfl

Dans cet exemple, notre accord est préparé, ao eommencement de la seconde mesure^ par Taccord de septième de seconde espèce; les trois fonctions dissonantes arrivent par une marche chromatique , et l'aecofd Inî-méme se résout régulièrement à la quinte inférieure.

A quatre parties on supprimerait Tune des fonctions de l'accord , soit la fondamentale , soit la tierce. A trois parties , oa en retrancherait deux fonctions , par exemple la tierce et la septième ; mais dans tous les cas il faudra laisser subsister la quinte et la neuvième qui forment la quarte maxime ou quinte minime y c'est-à-dire Tinter-

398 LIVRE PBEIIIER.

valle caractërisque. Voici un dernier exemple à trois parties, ou certes toute dureté a disparu.

Fig, 106.

Lento

ïn

zm

dt^

izr:

Emploi de l'accord de neuvième augmentée et septième mineure ^ avec tierce majeure et quinte mineure.

Exemple: sol si ré\^ fa lajj^.

§. 235. Cet accord nouveau y désigné par D""', embrasse sur l'échelle des quintes une étendue plus grande ebcore que les accords précédents. Il s'étend en effet depuis l'extrémité gauche de Téchelle chromatique {ré\^) jusqu'à l'extrémité droite (laj^) de la même échelle. C'est une étendue de quinze quintes ou seize termes. Il est vrai qu'on^peut, au moyen de substitutions enharmoniques, le ramener dans la limite de dix quintes , ou onze termes , en posant : réh = utj^ et fa = mift , ce qui donne l'agrégation suivante :

lajfi utii mijfi eol si

Mais , sous cette forme , l'accord n'est plus «formé par le concours de cinq tierces majeures et de cinq tierces mineures ; il est composé de deux tierces majeures et de huit tierces mineures , d'où résulte un accord essentiellement différent, dont nous aurons l'occasion de parler plus loin, et que son mode de structure rattache à Vaccordna^ turel de neuvième et septième mineures ^ avec tierce et. quinte mineures, dont on a parlé au §. 152, et dont on peut voir l'emploi au §, 162.

Ainsi, la question n'est point de mettre en œuvre l'accord D^", sous la forme plus simple où il n'embrasse que dix quintes; il s'agit au contraire d'en faire usage sous sa forme originelle où il s'étend sur quinze unités de l'échelle des sons. Or , ce problème ne parait pas facile à résoudre, et môme sa solution serait tout-à-fait

impossible , s'il fallait émettre et résoudre simultan^nênt ses diverses fonctions (i). Mais il n'en est heureusement pas ainsi; il faut, au contraire , introduire* et résoudre successivement les fonctions dissonantes, comme on Ta fait précédemment pour les accords D"' et D"^ qui embrassent onze quintes, et pour les accords D^ et D^» qui en embrassent treize. L'extrême dureté du présent accord D^ ne permet même point de l'employer avec toutes ses notes ; on devra supprimer la tierce (si) et redoubler la note fondamentale dans l'harmonie à cinq. Cette suppression de la tierce enlève à notre accord toute sa dureté» comme on peut s'en assurer par l'exemple suivant, écrit à quatre parties.

Fig. ±07^

lento.

TxSL

dtdt

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