ES
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Fars
rae-
Do
*--<^^ etc
*ii o \i
Fars me
NOTA. Dans cet exemple, l'agrégalion de quime el quarte parait deux fois: d'abord aa temps fort de la seconde mesure où die est renversée ^ c'est^-dire où la tierce retardée est placée dans la basse , d'où résulte l'agrégation de seconde et quinte; puis, dans la dernière mesore^ où elle est employée à l'état directe Dans les deux cas, c'est toujours la fondamentale de Taccord de onzième auquel appartient Tagrégation qui est redoublée.
§. 260. Dans tous les exemples donnés jusqu'ici pour l'emploi de raccord de onzième désigné par A, la fonction de tierce a été supprimée. Il n'en faudrait pourtant pas conclure qu'elle est impraticable. Non seulement on peut l'employer concurremment avec les autres fonctions de l'accord , mais il y a longtemps que les compositeurs en font usage dans les accords prétenduement artifideU désignés par le nom de suspensions simples» doubles et triples. Voici un exemple à 6 parties réelles où notre accord A est employé trois fois.
Fig. 118.
(â 6 parties)
zn
ij— ^
i]dtlll
jQ-
zr
Tiz:
NOTA. Dans cet exemple l'accord A se voit au temps fort de la seconde me* sure; dans son 4^ renTersement , la note fondamentale a été supprimée, mais on pourrait la conserver comme pédale jusqu'à l'extrémité de la $• mesure, et l'on aurait ainsi notre accord avec toutes ses fonctions ; ce qu'indiquent les notes noires placées à la basse dans les mesures 2 et 3. Au temps fort de la troisième mesure, le même accord A reparaît sous une autre face; il s'y trouve dans son premier renversement ; la tierce et la fondamentale sont employées f imultanément et concurremment avec les fonctions de quinte, de neuvième et de onzième; la seule fonction supprimée est celle de septième. Enfin dans l'avant-dernière mesure le même accord parait à l'état direct , et sous la forme indiquée au $. 257.
Les mesures 2, 3 et 4 présentent, dans la théorie généralement admise, une suite de suspennons doubles avec notes réelles , c'est-à-dire , avec la présence dans les parties inférieures ^ des notes suspendues dans les parties hautes. Suivant cette même théorie, l'accord placé dans l'avant-dernière mesure, offre l'exemple d'une suspension triple dont la résolution s'effectue dans la dernière mesure.
Toute cette théorie des Bospensions simples , doubles , triples et même quadruples, est extrêmement ingénieuse; elle décrit exactement les phénomènes harmoni-> ques qui naissent de l'emploi des accords de onzième et de treizième y en les ra«menant aux accords de 3, 4 et 5 sons; mais, en niant l'existence desdits accorda de onxième et de treixième, elle enlèye toute base à la possibilité de ces suspensions qu'elle décrit avec tant de soin. En d'autres termes, cette théorie s'arrête à l'apparence, à la forme, elle prend l'ombre pour le corps.
Préparation, résolution et emploi de V accord A avec toutes ses fonctions.
§. 261. Nous n'avons encore considéré l'accord A, c'est-à-dire Vaceord naturel de onzième du i'' degré de la gamme majeure ^ que comme formé de la réunion systématique de Vaceord parfait majeur et de celui de septième de dominante. L'extrême importance de ces deux accords , aussi bien que le mode d'emploi fréquent de l'accord A , nous imposaient en quelque sorte Fobligation de débuter par ce point de vue. Mais on peut et l'on doit encore envisager l'accord de onzième sous un autre aspect, et cette nouvelle considération mérite toute l'attention des harmonistes, parce qu'elle s'étend à tous les accords de la présente classe. En voici l'énoncé : Tout accord de onziéme naturel ou mixte peut être considéré comme offrant la réunion systématique de deux accords de septième, dont les fondamentales placées à la quinte Vune de l'autre , sont respectivement V la fonction de quinte de Vaceord complet , 2** la fonction de fondamentale de ce même accord.
De cette nouvelle manière d'envisager un accord de onzième , résulte immédiatement et naturellement le mode normal de son emploi. Et d'abord, en thèse générale, quant à la préparation, les fonctions de septième de chacun des accords partiels qui entrent dans la composition de l'accord de onzième, devront être préparées; la fonction de neuvième devra l'être également, puisqu'elle est dissonante par rapport à h fondamentale générale. Ensuite, comme les deux accords partiels de septième ne peuvent évidemment point se résoudre ensemble, leur résolution devra être successive, en commençant par celle de l'accord de septième dont la fondamentale est la fonction de quinte, parce que de cette manière cet accord partiel trouvera sa résolution à la quinte inférieure , sur celui dont Isb
fondamentale se confond avec celle de Taccord complet. Il ne restera plus alors qu'un accord de A sons, dont la résolution s'effec* tuera ultérieurement, soit à la quinte inférieure, soit à tout autre intervalle, conformément aux règles établies pour l'emploi des accords de A sons. Voici une application des considérations précédentes à l'accord À.
Fîg. 119.
NOTA. Dans cet exemple Taccord de onxième A paraît au temps fort dans Fa seconde mesure; il y est employé a?ec toates ses fonctions, et les notes dissonantes sont préparées dans la première mesure par l'accord de septième de dominante. Le
fonctions de onzième et de neavième | -^^j se résolvent les premières , en descen-
dant diatoniquement sur celles de tierce et de fondamentale
nu ut
de raccord de
septième de quatrième espèce ui — m — sol-^i; et enfin, la fonction de septième (le 8i) fait sa résolution dans la 3« mesure , sur la note la , quinte de l'accord de
onzième : ré— fa — la — uT — mi — êol dont les fonctions dissonantes sont préparées et résolues suivant toutes les règles. Ainsi, dans cet exemple, on trouve non seulement l'accord de onzième A, mais aussi l'accord de la même classe que nous avons désigné par B et dont nous allons nous occuper actuellement.
B. Accord d$ onzième , avec neuvième majeure , septième mineure , quinte juste et tierce mineure , ou accord naturel de onzième des degrés 2 et 6 de la gamme majeure.
Ex. : ré — -^a la — ui — mi — soL
§. 262. Cet accord, dans la structure duquel il entre 6 tierces majeures et 9 tierces mineures, a son siège sur lés degrés 2 et 6 en mode majeur. On doit le considérer comme présentant la réu*
SS8 l'IVRE PREMIER.
nion systématique de deux accords de septième de seconde espèce, savoir : de l'accord la-ut-mi^sol , dont la fondamentale la est la fonction de quinte de l'accord de onzième; et de l'accord r^/a-Io-ut, dont la fondamentale ri se confond avec celle de l'accord complet B.
\ Après en avoir préparé convenablement les fonctions dissonantes , on traitera le présent accord B de la manière indiquée ci-dessus, §. 261 ; en résolvant successivement les 2 accords partiels qui entrent dans sa composition. Voici un premier exemple de son emploi :
Fig. 120.
(à 6 parties)
r 2' SI 2*
NOTA. L'accord B paratt ici a!i temps fort de la seconde mesure après avoir
été préparé dans la première. L'accord de septième de seconde espèce la ut mi zol reçoit sa résolution au temps faible , à la quinte inférieure sur l'accord de septième de même espèce dont la fondamentale se confond avec celle de l'accord de oniième; et ce second accord de septième fait sa résolution à la quinte inférieure sur l'accord de neuvième dominante , dont la fonction de neuvième placée dans la 4« partie , se trouve préparée par celle de quinte de l'accord précédent. — L'accord B se voit encore au premier temps dans la cinquième mesure, convenablement préparé dans la mesure précédente, et régulièrement résolu dans la mesure suivante. Enfin, le temps fort de la 4* mesure est occupé par Vaecord de onzième , avec neuvième et septième mineures , quinte juste et tierce majeure , accord mixte formé des mêmes éléments que notre présent accord B , et que, pour cette raison, nous avons désigné page 329 par la lettre B'. Cet accord propre au 5^ degré de l'échelle du mode mineur 1^ type, est ici employé par déplacement sur le premier degré de l'échelle*
§. 263. L'harmonie à 3, à 4 et à 5 parties étant beaucoup plus usitée que celle à 6, il est nécessaire d'indiquer quelles sont les fonctions du présent accord B qu'il convient de conserver, et par conséquent celles qu'il faut supprimer, quand le nombre des parties ne permet pas de les employer toutes. D'abocd, en ce qui concerne l'harmonie à 3 parties , on emploiera l'agrégation de quarte et quinte
STRUCTUKE DES AGGODRS» 359
dont nous avons parlé précédemment (voir §§. 258 et 259); puis, à cette première agrégation on ajoutera la fonction de neuvième dans l'harmonie à quatre parties , et on formera ainsi une agrégation de quarief quinte et neuvième; enfin, à cinq parties, on fera intervenir la fonction de tierce.
Fîg. 12t.
(à Spapties) (â 4'partLes) (â S parties)
majeur
NOTA. Cet exemple présente l'accord B employé sur le sixième degré de Téchelle diatonique da mode majeur.
§. 264. Nous avons dit §• 26i , qu'un accord complet de onzième ne pouvait faire sa résolution que mèdialement par la résolution successive de chacun des accords de septième qui entrent dans sa composition. Mais si l'accord est incomplet, il est possible de faire immédiatement cette résolution, pourvu que la fonction de septième soit retranchée. Voici l'exemple d'une telle résolution immédiate :
Fig. 129.
(à SparCies)
NOTA. Dans cette figure , l'accord B parait au temps fort de la troisième mesure et dans son premier renversement; il se résout immédiatement à la quinte inférieure sur l'accord de septième dominante. — On remarquera : !<> les pédales mtermédiaire et supérieure y formées par la note sol^ et qui subsistent jusqu'à la' résolution de notre accord sur celui de septième dominante ; — 2» l'agrégation
mi'Sol-si-ré'fa dont les fonctions mi et sol sont préparées dans la première mesure^ se prolongent jusqu'au second temps de la troisième mesure, et dont les autres fonctions marchent par degrés conjoints.
§. 265. Les figures précédentes 120, 121» 122, peuvent donner une idée des richesses harmoniques qui résultent de l'emploi de l'accord de onzième propre aux degrés 2 et 6 du mode majeur. Ces deux degrés se prêtent à peu près également bien à l'emploi de l'accord B, et si on le rencontre plus fréquemment sur le second degré que sur le sixième , cela tient uniquement à la prépondérance du second degré dans le système tonal.
Gomme l'accord de onzième est plus dissonant que celui de septième qui émane de la même fondamentale, et sur lequel il peut se i^oudre, on peut mettre à proût cette différence très-sensible, pour effectuer tin quart de cadence sur l'accord de septième de seconde espèce ; et, certes, cette fonction rythmique n'est pas de peu d'importance. C'est de cette manière que Mendelssohn a employé l'accord de onzième en question, au début de sa belle sonate en la majeur , opus 65 , n"" 3. Nous donnons ici ce début en faveur de ceux de nos lecteurs qui ne posséderaient point les sonates pour l'orgue du célèbre compositeur allemand.
Fig. 123.
Con inolo niacsloso
JManualc
Pédale
NOTA. L'accord de onzième du second degré paraît deux fois dans cet exemple^ d*abord au troisième temps de la seconde mesure , et c'est là qn'en se résolvant sut l'accord de septième de seconde espèce qui occupe le quatrième temps de la même mesure, il amène le quart de cadence que nous voulons faire remarquer; ensuite^ on le retrouve sous (prme dappogf^tureiy au second temps de la quatrième mesure, dans laquelle a lieu la demi-cadence sur la dominante du ton.
G. Accord de onzième ^ avec neuvième et septième mineures , quinte juste et tierce mineure.
Ex. : TOI sol « ré — -fa — la.
§. 266. Cet accord nalurel, formé au moyen de 5 tierces majeures associées à 10 lierces mineures, correspond au n* 40 du tableau de la page 325.
Si l'on admet avec Reicha et Barbereau que les degrés 3 et 7 ne peuvent être fondamentales d'accords, ei nous avouons que c'est aussi là notre manière de voir, il faut regarder la présente agrégation comme présentant, en mode majeur, un accord de 7 sons privé de fondamentale. Mais en mode mineur , 2* type, ce sera bien réellement un accord de 6 sons ayant son siège sur le second degré (i). D'ailleurs , comme la restriction concernant la faculté de porter accord ne s'étend point aux marches harmoniques , il devient indispensable de considérer, dans ce cas, la présente agrégation G comme un véritable accord de 6 sons , en majeur aussi bien qu'en mineur.
Voici un exemple de l'emploi de notre accord G , dans une marche harmonique , en mode majeur.
(à 4 ^riiei)
Fig. 124.
À l-A i-i j^J J^JL
rs
inz
il 12 5 6
Il lU
■il-
nn
• il
(l) Le sixième degré du mode mineur, 2« type, porte un accord formé des mêmes éléments que l'accord C , mais qui eu diffère par la distribution de ces éléments. C'est l'accord que nous avons désigné , page 329 , par la lettre C, et qu'il ne faut point confondre avec l'accord C. Aussi est-ce par inadvertance qu'on a indiqué au commencement de la page 328, à la fois le 2» et le 6^ degrés du mode mineur, 2^ type, comme sièges de l'accord G; c'est une erreur que nous prions le lecteur de corriger. Il est évident, en effet, que le second degré seul, dans le mode mineur, 2* type, peut porter le présent accord G. Quant à 1 accord G' nous lui consacrerons un article à part, au chapitre suivant.
Dans cette marche les trois parties inférieures présentent une suite d^accords de quinte et d'accords de sixte, dont les fondamentales procèdent alternativement par tierce inférieure et quarte supérieure, comme l'indiquent les notes noires ainsi que le chiffrage inférieur (l). L'adjonction de la partie supérieure ne change point cette marche des noies fondamentales; si donc on admet des accords de neuvième et de septième , on doit admettre aussi ceux de onzième et de treizième. C'est au temps fort de la troisième mesure que parait l'accord G en question.
§. 267. La figure 125 présente une autre marche harmonique, mais celte fois en mode mineur, 2*" type. La basse fondamentale qui forme ici la basse réelle de l'harmonie, procède alternativement par quarte supérieure et tierce' inférieure, et notre accord C apparaît avec ses quatre fonctions principales au temps fort de la seconde mesure.
(à € pariiu)
Fig. 125.
liJiièwur —
NOTA. Plusieurs choses sont à remarquer dans cet exemple : d'abord , la préparation des fonctions de onzième et de neuvième de notre accord C , au moyen de celles de neuvième et de septième de l'accord de neuvième dominante majeure employé par déplacement sur le quatrième degré de l'échelle du mode mineur 2* type (voir page 225 , le §• 160) ; en second lieu , la pédale intermédiaire formée par la note mi commune aux cinq premiers accords; en troisième lieu, la suppression djes fonctions de tierce et de septième, et le doublement de celles de onzième et de fondamentale, du présent accord G; enfin, la possibilité d'exécuter cette harmonie à cinq parties, en supprimant la partie la plu» grave, ce qui tient à ce que la cinquième partie est bonne basse par rapport aux quatre parties supérieures.
Après avoir signalé ce qu'il y a de plus essentiel à connaître concernant l'emploi de l'accord C , nous pensons que Tintelligence du lecteur suppléera facilement à ce que nous omettons afin d'abréger. Nous allons en conséquence passer outre, et aborder l'étude de
(1) Il est bien entendu que les notes noires ne sont là que pour la démonstration, et qu'elles ne doivent pas être exécutées.
l'accord naturel D qui a son siège sur le quatrième degré de la gamme majeure.
D. Accord de onzième majeure , avec neuvième et septième majeures , quinte juste et tierce majeure.
Ex. : fa la ut mi sol si
§. 268. Cet accord , que Ton pourrait appeler ticcord de onzième du 4* degré en mode majeur , est formé par le concours de 9 tierces majeures et de 6 tierces mineures. Il existe bien en mode mineur un accord formé des mêmes éléments primordiaux , mais la distribution toute difTérente de ces éléments, et l'étendue plus grande qu'il emlirasse sur l'éclielle des quintes le distinguent du présent accord; c'est pourquoi nous le désignons par la lettre accentuée !>. Un article spécial lui est consacré an chapitre suivant qui traite des accords mixtes de la préseule classe.
Mais revenons à l'accord naturel D, et remarquons d'abord qu'il présente la réunion systématique des deux accords de septième de quatrième espèce qui, en mode majeur, ont leurs sièges sur les degrés 4 et i.
Accord de onzième du quatrième degré.
Ace. de sept, da i^ degré.
-ut mi sol si.
fa la-
Ace. de sepl. da i' degré.
Ces deux accords partiels très-durs séparément, constituent par leur combinaison une agrégation encore infiniment plus dure, et dont il semble qu'on ne pourra jamais rien tirer de bon. Il y a longtemps néanmoins que les compositeurs l'emploient sous diverses formes. En voici 3 exemples bien connus :
Fig. 126.
etc.
TL
un
iL O-
TT
iî3
zm
Suivant la théorie généralement admise, l'exemple (a) présente le retard de la tierce de Taccord parfait du quatrième degré; en (6) on a ce même retard , avec quelque chose de plus, savoir, la présence dans une partie grave de la note même retardée dans la partie supérieure; enfin en (c) on voit comme en (6) le retard de la tierce aussi avec note réelle ; seulement cette note est placée dans la basse , ce qui présente un renversement et forme une agrégation de neuvième, sixte et tierce. Cette ingénieuse théorie des retards qui explique tant de choses , ne justifie pourtant pas tout. Elle ne nous dit point, par exemple, pourquoi Fintervalle attractifde quarte majeure < ^ ne reçoit pas sa résolution sur la tierce majeure 5 •;
pourquoi le <i, au lieu de monter à la tonique ut, descend au con* traire au sixième degré la; et pourquoi le /a, au lieu de descendre à la médiante mt, reste immobile. Cette théorie constate bien les phénomènes, mais elle ne les explique pas, et jamais elle ne les expliquera d'une manière satisfaisante. Eh bien, tous ces mystères sont dévoilés par la considération des deux accords de septième qui entrent dans la structure de ceux de onzième.
Dans le cas particulier qui nous occupe, nous n'avons même à tenir compte que d'un seul de ces accords de septième, puisque les fonctions caractéristiques de l'autre accord partiel ne se trouvent point exprimées dans les exemples de la figure précédente. Quant à l'accord partiel que nous avons à considérer , c'est évidemment celui dont la fondamentale est la fonction de quinte (ut) de l'accord de onzième, et dont la présence se révèle par ses deux fonctions caractéristiques ut et st. Or, on sait que Vaccord de. sep^
tième de quatrième espèce ut-mi-sol'Si fait sa résolution normale (celle à la quinte inférieure) sur Taccord de fa; il est donc tout naturel qu'en présence des deux sons caractéristiques ut et si du susdit accord partiel de septième, le son /a, fondamentale de Vaccord réso^
lutif fa-la^utj exerce une action coërcitive capable d'amener le si sur la tierce la, malgré sa tendance bien marquée vers la tonique ut, quand il se trouve seul en présence de la note fa. En d'autres termes : puisque Vaccord de septième de qxiatriéme espèce dont la fondamentale est ut, tend à se résoudre sur l'accord parfait fa-Ia-ut, quand
cet accord de septième est isolé, on peut dire que, si la fondamentale fa de Vaccord résolutif se fait entendre en même temps que Vaccard dissonant, cette simple tendance sera remplacée par une formelle coercition.
Résolution à la quinte mineure inférieure.
§. 269. La note placée à la quinte juste, au-dessous du quatrième degré de la gamme, n'appartient plus à la tonalité. Lors donc qu'on >eut descendre de quinte, à partir de la sous-dominantCj sans effectuer de modulation, ou sans toucher à des cordes étrangères à la gamme diatonique , on ne le peut qu'en descendant de quinte mineure , ce qui fait arriver sur la note sensible , qui ne peut porter accord que dans les marches harmoniques. Aussi n'est-ce que dans de telles marches que Ton peut résoudre un accord dissonant, placé sur le quatrième degré , sur un accord dont la sensible soit la note fondamentale. Une pareille résolution à la quinte mineure inférieure y diffère radicalement de celle qu'on nomme résolution normale , qui a toujours lieu à la quinte juste inférieure entre fondamentales. Hormis le cas des marches harmoniques^ les accords dissonants placés sur le 4' degré, se résolvent le plus souvent sur la dominante ; et cette résolution qui , en apparence , a lieu à la seconde majeure supérieure entre fondamentales, est généralement une véritable résolution normale à la quinte inférieure y parce que la note fondamentale n'est pas le i"" degré , mais bien le 2'' degré de la gamme qui n'est point exprimé. En d'autres termes, l'accord appartient à une classe supérieure , et on en a retranché la note fondamentale. Nous réservons le développement de cette proposition pour le second livre , <iui traitera de l'enchaînement des accords et des lois qui président à cet enchaînement. Revenons en conséquence à l'accord D , et donnons des exemples de son emploi dans les marches harmoniques. Voici ces exemples, ils sont extraits de Touvrage de Chéru|)ini cité page 227.
Fig. 127.
{CHEÂUBINI)
NB. L'harmonie est à quatre parties, notre accord D se voit dans la cinquième mesure au temps fort ; il est employé avec les fonctions de fondamentale y quinte , neuvième et onzième. Ces deux dernières fonctions sont préparées au temps faible de
la mesure précédente par celles de tierce et de quinte de l'accord parfait mi^ol-ai. L'auteur a chiffré i au lieu de *g^ . On voit aussi au temps fort de la troisième mesure raccord B dont nous avons parlé $• 262 et suivants.
Fig. 128.
CMERUBIKI
^mi
in=
Ul
majeur
NB. Ici toutes les fonctions de l'accord D, sauf celle de tierce , sont employées La préparation des fonctions dissonantes a lieu dans la quatrième mesure par Taccord de septième de quatrième espèce ut^mi-êol-^i.
E. Accord de onzième, avec neuvième majeure, septième mineure, quinte juste et tierce majeure.
Ex. : ëol si ré fa la ut
§. 270. Cet accord, formé au moyen de 7 tiercés majeures et de 8 tierces mineures , a son siège sur la dominante en mode majeur , et aussi en mode mineur, quand on emploie le deuxième type de ce mode.
Nous trouverons plus loin deux accords mixtes E' et E" formés des mêmes éléments primordiaux que le présent accord E, mais qui différent entre eux et de Taccord-type , par la distribution de ces éléments.
L'accord E qui nous occupe maintenant présente la réunion systématique de deux accords fort importants , savoir : de V accord dt septième de seconde espèce^ de V accord de septième de première espèce, plus €onnu sous le nom d'accord de septième dominante.
Aee. de sept, de 2* espèce.
sol ai ré -fa to— ut
Ace. de sept, dominanle.
Vaccord ds septième de seconde espèce a pour fondamentale la fonction de quinte de Taccord complet ; et Vaccord de septième dominante, la fondamentale même de l'accord de onzième. (Voir le §. 261.)
Etat direct et résolution normale médiate.
§. 274. Pour employer le présent accord E à Téiat direct, c'està-dire en plaçant sa fondamentale à la basse, il est nécessaire d'en préparer les fonctions dissonantes et de résoudre successivement les accords partiels de septième qui entrent dans sa composition ; conformément à ce qui a été dit au §. 26i. La résolution de l'accord complet à la quinte inférieure / n*a lieu , comme celle des accords précédents A, B, C, D, que mèdiatement, et c'est là, c'est cette résolution médiate qui a motivé la théorie des suspensions : on a pris tout simplement l'effet pour la cause.
Fig. 129.
[ à 3 parties )
sfcpJJ
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ir- ir
"Vf. '^
znz
Ui
ajcur
NB. Dans cette figure, Taccord E est employé avec cinq de ses fonctions; sa préparation a lien dans la seconde mesure, et sa réalisation dans la mesuré suivante. — L'accord qui succède à celui que nous étudions, est l'accord de onzième A dont il a été parlé aux $%. 257, 258, 259, 260 et 261 auxquels nous renvoyons le lecteur. Nous devons toutefois ajouter que dans la ûg. 129, les fonctions dissonantes de l'accord A sont employées sous forme cTappogiatures , c'est-à-dire attaquées.
§. 272. Dans l'harmonie à 3 parties, on aura les agrégations bien connues de quinte et quarte , ou de septième et qiuirte; ou enlin de neuvième et quarte; selon la fonction que l'on ajoutera à celles de
fondamentale et de onzième (quarte), pour compléter Tharmonie. — Â quatre parties , aux fonctions déjà exprimées, on joindra la fondamentale ou la quinte, selon les cas. Ces* diverses agrégations présentent le retard de la tierce , ou de la tierce «t de la fondamentale de l'accord de la dominante. La figure suivante montre ces divers aspects de notre présent accord E.
Fig. 130.
i 3 parties. idem. idem. à 4 parlies.
idem.
znzz
idemi
EZIZI
ic:
ri=iit
znl
-ni
znz
znz
nr
Renversement et résolution normale immédiate^ emploi avec toutes
les fonctùmê.
§.273. Il existe une résolution immédiate de l'accord E, mais pour la réaliser, il faut opérer le renversement complet de cet accord, c'està-dire, placer à la basse sa fonction de onzième, qui doit, dans l'accord précédent et dans l'accord suivant , se trouver sur le même degré, comme fondamentale de l'accord de la tonique. En voici l'exemple avec toutes les fonctions de l'accord E.
Fig. 131.
(à 6 parties)
Les théoriciens qui nient l'existence des accords de six sons expliquent le fait harmonique consigné fig. 131, en disant que la note de basse (ut) entendue d'abord comme fondamentale de l'accord
parfait de la tonique , est étrangère aux accords placés sur les temps forts des mesures 2 et 3 ; et ils considèrent cette note de basse non pas comme une tenue y c'est-à-dire comme une note réelle appartenant à tous les accords, mais comme une pédale, c'est-à-dire comme une note alternativement réelle et étrangère par rapport aux accords qui se succèdent pendant sa durée (1). Certes, nous ne prétendons pas nier, en thèse générale, la possibilité de la pédale dans le sens
(1) Courte digression sur la Pédale.
a La pédale, dit Antoine Reicha dans son excellent Cours de composition mu- D sicale , est une note plus ou moins prolongée dans la basse , et sur laquelle on 0 place une suite d'accords dont plusieurs lui sont totalement étrangers :
Exemple.
Si
zm
znz
un
< La note ut est ici étrangère aux deux accords marqués d'une (-{-). L*ii/ est 9 par conséquent note accidentelle dans ces deux accords, tandis qu'elle est note 0 réelle dans les deux autres, d Cette doctrine d'Antoine Reicha est du reste l'expression exacte de l'opinion de la généralité des harmonistes. Quant à nous, en examinant l'exemple allégué par le savant et justement célèbre professeur, nous reconnaissons dans Pagrégation ut la^^ sit{ ré fa^ placée dans la seconde mesure^ un Téritable accord de six sons, nommément: V accord de onzième^ aoec neuoième et
Septième mineures , quinte juste et tierce majeure , sol-si'ré'fa^la\^~ut , inscrit page 329, parmi les accords mixtes de cette classe d'accords^ et désigné par la lettre R'. Or, dans la seconde mesure de l'exemple de Reicha, cet accord mixte parait sans sa note fondamentale (sol); et, dans la mesure suivante cette fondamentale remplace la fonction de neuvième {la^>) , qui à son tour est supprimée. Et ainsi , tout l'exemple ne présente rien de plus que deux accords, !<> r accord parfait majeur de la tonique; 2® F accord mixte de onzième de la dominante du mode mineur , employé par déplacement sur le même degré en mode majeur , et se résolvant à la quinte inférieure y sur l'accord parfait du premier degré. Nous pensons que cette explication vaut un peu mieux que celle tirée de la considération de cette mystérieuse pédale.
SfiO LIVRE PREMIER.
que lui donnent les théoriciens; mais nous prétendons qu*on a beau* coup trop étendu son domaine, et que ce domaine est considérablement restreint par la considération de tous U» accords renfermés dans nos formules générales du §. 35.
Emploi en mode mineur»
$. 274. L'accord E existe aussi en mode mineur, 2'' type, sur la dominante. Nous nous bornerons à montrer son emploi dans le cinquième renversement, c'est-à-dire avec la fonction de onzième employée comme tenue dans la basse. Voici l'exemple de cette harmonie:
Fig. 132.
(à 7 parties)
L*accord eu question occupe ici toute raTant-dernière mesure. Au premier temps il y paratt privé de sa tierce, laquelle arrive au second temps par échange de note avec la fonction de neuvième qui à son tour est supprimée. Pendant que la partie supérieure monte diatoniquement de la dominante mi à la tonique la de la seconde mesure à la quatrième, la cinquième partie procède parallèlement de la note sensible <o^ à la médiante ut. Or, quand on n'admet pas l'existence des accords des classes supérieures de 6 et de 7 sons^ on doit voir là des notes de passage diatoniques y tandis qu'en réalité il n'y a qu'un simple échange entre les fonctions d'un même accord , savoir l'échange de la fonction de neuvième /aj^j^ contre la fonction de tierce so!j^ dans la partie supérieure; et celui de la fonction de onzième la contre celle de quinte si dans la cinquième partie. On voit donc par cet exemple et par cent autres que nous sommes en mesure de produire à l'appui de notre théorie, que les notes de passage elles-mêmes ont leur type dans de véritables accords. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'existe point de véritables notes de passage étrangères aux accords, mais seulement que y comme pour les suspensions et pour lape<dalSf on a beaucoup trop étendu^ le domaine de ces uotes étrangères.
STRUCTUBE DES ACCORDS.
F. Accord de (mziême, mec neuvième, septième, tierce et quinte mineures.
Ex.: MÎ ré yîi-
-la-
-ini
§• 275. Cet accord , dans la structure duquel il entre 4 tierces majeures et il tierces mineures, doit être considéré comme présentant la RÉUNION SYSTÉMATIQUE dcs occords de septième y de troisième et de quatrième espèces.
Ace, de 7* de i' espèce.
ai r^ ^a la ^^ mi*
Aec. de 7* de 3* espèce.
Son siège principal est sur le second degré en mode mineur, i"" type. On le trouve encore sur la note sensible en mode majeur, mais ce n'est que dans une marche harmonique qu'on peut l'employer sous cette acception; dans tout autre cas il faut, en mode majeur, le considérer comme un accord de 7 sons privé de sa fondamentale (sol). On désignerait convenablement le présent accord F par le nom âf accord de onzième du second degré en mode mineur.
Etat direct et résolution normale médiate en mode mineur.
§. 276. Quand Taccord F est employé à Tétat direct avec toutes ses fonctions dissonantes, sa résolution normale ne peut avoir lieu que médiatement par la résolution successive de ces fonctions. L'accord de onzième se transforme d'abord en accord de septième de troisième espèce ayant même fondamentale , et c'est ce dernier accord qui fait sa résolution à la quinte inférieure sur celui de septième dominante. Voici l'exemple de cette harmonie:
Fig. 133.
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