‹ Estomac et DermatosesChapitre 16 sur 47 · UNE, TRE · texte numérisé non relu

UNE, TRE

Traitement : Septazine : 8 comprimés par jour. Autohémothérapie tous les deux jours. Bleu de méthylène dnas la bouche.

Urines : ni sucre, ni albumine.

Urée sanguine : 0,85 %.

Le 16 janvier 1937 elle passe en consultation chez le Dr. Ricard où sous anesthésie générale, on pratique l’ablation d’un pessaire qui placé depuis 20 ans déterminait des pertes jaunâtres très fétides et presque purulentes. Elle présente le soir de l'intervention une température à 39°5. Pas de lésions bulleuses par ailleurs.

18 janvier 1937: Réflexes rotuliens normaux. Réflexe achilléen droit normal, gauche non obtenu. Petite irrégularité pupillaire. Mais réflexes oculaires normaux.

Sang :

Neutrophiles su... 15 % MYÉIlOCYIES EL eee 6 % Eosinophiles ........ 0

Basophiles ts mauRrRt 0

Lwymphôcytest-#.24: 6 Moyens mono ...... 6 % Grands mono +:.:: 7 %

Numération globulaire :

Rouges : 5.700.000.

Blancs : 6.850. Valeur globulaïire normale :

B. W., Kahn, Meinicke : négatives.

Gastroscopie le 29-1-37 (Dr. René Chevallier). On note: 1° Sur la petite courbure un peu au-dessus de l’angle gastrique trois petits placards ovalaires de coloration blanc verdâtre dont les bords nets et légèrement sinueux sont soulignés par un fin liseré carminé. On a l’impres-

EN

sion d’une fausse membrane recouvrant une érosion très superficielle.

2° Un peu au-dessus, un élément arrondi recouvert d’une pellicule opaline formant de gros plis. L'aspect est celui d’une phlyctène affaissée.

3° A la partie haute du pilier antérieur du sphincter antri une érosion allongée très superficielle rouge vif, à bords légèrement sinueux, présentant quelques débris marginés blanchâtres.

Kahn —

Meinicke —

13-11-37. La malade très améliorée localement part et continuera un traitement par l’autohémothérapie.

Les purpuras

Les purpuras à manifestations cutanées peuvent s’accompagner de purpura gastrique ; l’existence d’un purpura gastrique isolé est aussi certaine. On pouvait s'attendre dans les purpuras à voir des manifestations gastriques car les troubles gastro-intestinaux sont souvent très violents, au cours du purpura rhumatoïde en particulier.

Schindler a publié le premier cas concernant un purpura chronique qui semble être, sans qu’on puisse affirmer, un purpura inflammatoire, c’est-à-dire la forme chronique du purpura rhumatoïde. P. Chevallier, F. Moutier et Kaplan (18, 19, 20) ont rapporté un certain nombre de cas de purpuras à manifestations gastro-cutanées, notamment un cas de purpura rhumatoïde aigu accompagné d’un œdème gastrique

nome

généralisé avec sur la muqueuse une macule pourpre identique à celles de l’avant-bras. Chez les autres malades les formes d’ecchymose, de macules plus ou moins homogènes, « les piqûres de puce »

(Schindler) rappelaient l’éruption cutanée.

Notre observation de purpura gastro-cutané, rapportée par Paviot et René Chevallier (37) se range parmi les purpuras toxiques par sensibilisation aux protéines hétérogènes du sérum antitétanique.

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