INDICATIONS ACTUELLES ET AVENIR DES MÉDICAMENTS ANTI-CANCÉREUX
Quels sont les enseignements que nous pouvons retenir de cette étude des agents médicamenteux préconisé dans le traitement du cancer ? Tout d’abord, nous avons été obligés de constater que nous ne possédons pas actuellement de médicaments véritablement actifs, pouvant rivaliser avec la chirurgie ou avec les radiations, Le traitement médicamenteux des tubeurs malignes doit donc être considéré, soit comme un traitement adjuvant, soit réservé aux cas inopérables d’un traitement par le radium et les rayons À.
Avant d'envisager l'avenir de la thérapeutique du cancer, nous étudierons rapidement les diverses substances qui répondent à ces deux indications.
Quels sont les médicaments qui peuvent être l'agent d’un traitement adjuvant de l’exérèse chirurgicale ou du traitement par les radiations ?
Il nous semble que nous pouvons écarter d'emblée la sérothérapie et la vaccinothérapie comme n'ayant
jamais donné des résultats justifiant une confiance
quelconque. En ce: qui concerne certaines formes de
Le
protéinothérapie, on peut peut- être retenir: -le Lraite-
Fe ARS
ment par les extraits de tumeurs qui a donné quelques “e
bons résultats à Rusee Duyar.
Lorsqu' ih*s agit de préparer l'exérèse d'une tumeur
douteuse, on pourra faire un traitement préalable au
plomb ou au bleu d’isamine. Pendant un traitement par les radiations, les meilleurs procédés semblent être la fluorescéine ou l’ionisation du pobre
Lorsqu'il s’agit de traiter une tumeur contre laquelle on ne peut employer aucun des procédés vraiment actifs, on pourra avoir recours à une grande cure Sys-
tématique. Comme chimiothérapie minérale, CRÉES
plomb-qui semble donner de loin les Meilleurs résultats. On peut cependant essayer des combinaisons E ce métal avec le cuivre, le sélénium, etc.
Il est bien entendu, qu’en même temps, il sera bon d'avoir recours à un traitement agissant sur le métabolisme général :arsénobenzène, calcium, magnésium, quinine, etc. ee 5
Il faut avouer que nous ne pouvons attendre que de
très légères améliorations d’un tel traitement. On.
or —-
aurait cependant tort d'abandonner à son sort les cancancéreux inopérables. M. RenauD a montré combien la survie pouvait être prolongée lorsqu'on prenait bien soin de ces malades, lorsqu'on remontait leur état général et lorsqu'on les mettait dans de bonnes conditions d'hygiène.
Si, en plus, on institue un traitement qui, sans être curatif, agit cependant favorablement sur l’évolution du cancer, on peut atteindre des reculs étonnants dans la mort.
Nous pensons que l’avenir nous donnera mieux que les méthodes actuellement existantes. Parmi celles-ci, il y a déjà certaines dont le principe paraît séduisant, mais qu'on n'a pas encore eu l’occasion d'étudier systématiquement. Nous pensons, en particulier, que les méthodes basées sur les altérations du métabolisme cellulaire néoplasique doivent nous apporter des améliorations considérables.
Cette étude serait incomplète si nous ne mentionnions la MORPHINE, le merveilleux médicament de la DOULEUR, mais qui possède comme le faisait remarquer LEcÈNE une action bienfaisante certaine
sur l’évolution même de la tumeur.