‹ Etat bicuspide et sténoses orificielles de l'aorteChapitre 5 sur 37 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

| L'occasion nous ayant été donnée d'observer, en quelques

mois, dans le service du Docteur FLeurY, à l’Hospice général

de Rouen, deux cas d’aorte bivalvulée avec rétrécissement

orificiel et calcification, nous nous sommes attaché à, étudier

les problèmes qu’ils pouvaient poser,

La réduction numérique des valvules peut reconnaître à l’origine un trouble du développement embryonnaire, mais, bien souvent, l’on est amené à douter du caractère congé-

nital, ou, du moins, tératologique de cette lésion. Celle-ci

pose un problème pathogénique, dont nous avons exposé les données, et qui s'intègre dans la discussion étiologique des malformations cardiaques en général.

En second lieu, s’il est avéré qu’elle permet une longue survie, il ne faut pas conclure qu’elle est innocente ; les porteurs de cette anomalie sont des cardiaques «en puissance », exposés à l’endocardite secondaire maligne, à la sclérose et au rétrécissement orificiel.

Enfin, la présence de sténose orificielle dans nos deux , Cas nous à incité à rechercher quelles relations peuvent “exister entre l’état bicuspide de l’aorte et les rétrécissements aortiques d’étiologie indéterminée, tels que le « rétrécissement: aortique pur, non rhumatismal, des jeunes sujets» et la « sténose aortique calcifiée ».

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Tels sont les principaux points de notre travail ; il n’a malheureusement pas dépendu de nous que nos recherches bibliographiques ne fussent plus poussées,

Il comprend trois parties :

__— Dans la première, nous discutons le problème pathogénique, en nous fondant surtout sur l'étude de la fréquence des anomalies associées et de l’anatomie pathologique. Partant | de ces doûnées, nous avons cherché à préciser les caractères propres de chacune des deux variétés étiologiques.

— Dans la seconde, nous exposons les complications évolutives (endocardite et sclérose) qui, avec une notable fréquence, viennent se greffer sur la malformation bivalvulée, dont elles aggravent le pronostic, par ailleurs bénin.

— Dans la troisième, nous sommes amenés à évoquer les

différentes variétés de rétrécissements aortiques, et en parti- Be: : culier à discuter l’autonomie de «la sténose aortique calci- . fiée> avant de préciser les rapports de la bicuspidité avec l’ensemble des. sténoses orificielles.

— Nous indiquons ensuite nos deux observations personnelles, auxquelles nous avons ajouté une troisième, recueillie par M. le Docteur FLEURY dans le service du Professeur 1 AUBERTIN, à l’hôpital de la Pitié. |

| Ê Mais avant d'entrer dans le vif de nôtre sujet, c’est pour À nous un, agréable devoir de remercier encore notre Maître, le Docteur FLEURY. Nous lui devons le choix de notre sujet et la documentation qui a servi de base à notre étude. Nous lui devons aussi l’esprit qui la dirigée. C’est assez dire toute | la reconnaissance que nous avons acquise envers lui. | | |

Nous remercions aussi vivement M. le Professeur DELA- RUE, qui a bien voulu, en examinant et commentant les coupes histologiques de nos pièces, mettre sa haute compétence au service de notre modeste travail.

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