‹ État de l'Eglise d'Alsace avant la RevolutionChapitre 10 sur 27 · V. M. — Ch. de S. Symphorien. — Ch. domestique · texte numérisé non relu

V. M. — Ch. de S. Symphorien. — Ch. domestique

au château.

ValfiT. — Ég. par. de S. Biaise. Coll. : Tabbesse pr.

d'Andlau. Curé : Scheck. — Ch. de Ste Marguerite. —

Ch. de S. Biaise.

Zellenweller. — Ég. p. de S. Martin. Coll : le chapitre de Lautenbach. Curé : Mosser.

L'archiprôtré d'Andlau comptait : 12 paroisses , 81 églises, 15 chapelles et 3 bénéfices de chapelle, 6 églises mixtes dont 3 étaient paroissiales.

Les églises suivantes, filiales en 1789 , sont devenues paroissiales :

lhardsweiler, Nothalten et Reichsfelden en 1803» offen, Hohwald en 1852, et Gertweiler en 1863.

lilles catholiques 2149, — protestantes 1057, — calîs 6, — Israélites 75-

Andlau. Commanderie de l'ordre teutonique ; Commandeur : Antoine-Fidèle Baron de Hornstein , commandeur d'Andlau , de Strasbourg et de Kaysersberg.

Hôpital.

Abbaye de chanoinesses nobles ; Abbesse-Princesse : Marie-Sophie Truchsess de Rheinfelden.

n : Baumgarten. — Abbaye de l'ordre de Citeaux. Ittenweiler. — Prieuré de chanoines réguliers de St- Augustin.

VARIA

llau posséda dés le XII* siècle deux églises parois - Celle de Saint-André, qui desservait Eichhoffen

partie de la ville d'Andlau, figure en 844 parmi ens que Ste Richarde concéda au monastère al. Outre le rectorat que l'évèque Guillaume de h unit en 1408 à l'abbaye, la paroisse de St-André iait encore un plébanat , un vice-plébanat , un ssariat et la chapellenie de Saint-Nicolas ; de plus, lapelles de Saint-Michel sur le mont, et de la :-Trinité au Castelberg. Cette dernière fut con-

en 1064 par Sigefroi, archevêque de Mayence. — . paroisse de Saint-André, se trouvait aussi Tanôpital, avec la chapelle de Sainte-Barbe qui était ue de deux bénéfices , — les chapellenies de

Sainte-Barbe et de Saint-Lazare. C'est dans cette chapelle que les seigneurs d'Andlau installèrent en 15701a Réforme, et en qualité de ministre,Gaspard Kretschmar, diacre de la cathédrale de Strasbourg. Au mois de mai de l'année suivante, Gaspard escorté des nobles d'Andlau , pénétra dans l'église abbatiale pour y tenir son prêche. A cette occasion l'abbesse Madeleine de Rebstoch eut recours à un argument frappant , qui délogea le ministre de l'église et i'éloigna de la ville. Après lui, vint George Weller. Mais la fermeté de l'abbesse et l'intervention de Tempereur Rodolphe mirent bientôt fin à l'agitation du protestantisme à Andlau. — Le rectorat de SS.-Fabien et Sébastien, après avoir été annexé à une prébende canoniale de l'abbaye, fut incorporé en 1408 à la manse abbatiale. — Je me réserve de visiter plus tard l'illustre abbaye de Ste Richarde. Pour le moment je veux seulement faire remarquer que le recteur de St-Fabien pouvait exercer les fonctions curiales dans l'enclos du couvent, qu'il tenait ses pouvoirs immédiatement du Saint-Siège, et que les curés et bénéficiers des paroisses d*Andlau ne pouvaient être nommés ou changés par Tévêque , sans l'assentiment de Tabbesse. Celle-ci possédait le droit de patronage aux cures d'Andlau, de Blienschw^iller, Itterswiller , Valff, Breitenbach, Colroy-la-Roche, Fouchy , Saint-Martin, Ville, Schwobsheim. Barr uni à l'abbaye en 1474 par Sixte IV , parvint plus tard à l'évèché. — La chapelle de Saint-Jean-Baptiste d'Eichhofen a été consacrée le 13 janvier 1050 par le pape S. Léon IX, et rebâtie en 1569 par Bernard Mûnch berger, Abbé d'Altorf, à qui elle appartenait.

gier qui le donna à l'abbaye d'Andlau, à laquelle le pape Urbain V incorpora la ciilre de Blienschweiler. — Il y avait autrefoié à Élienschweiler, un primi^sariat. A Nothalten, une chapelienie. A Epfich , 3 chapelléiiies dans i'ég4ise paroissiale de S. Georges : le primi^ariat , la chapelleriie de la B. V. M. et celle de Ste Catherine.

— Epfich est très-ancien. L'évèqùe Heddori donna 6n 763 à lablDaye d'Ettenhéimmunster « in villa qute dicitur Hisphecka basillcam in honore béate Marrie » A partir du XiP siècle, Epfich prend place dans le dbrfiairie des évèques de Strasbourg qui y constraisireht un château. Jean XXII unit en 1335 l'églis'e d'Epfich à fa rrtanse épiscopale. — Parrhi les Fleuré dothinicàines qui ëe'sotot épànouites sur là terré bènfie dès Unterlînden de Golhiâr, laHZ^hronique mentionrit lès trois fîdétitis Mëclitîltfe, Agrtès et Adélaïde — toutes les trois d'Epfich: Elle exalte la sainteté de ces servantes du CHrièrt, et elle rapporte entre autres choses , que Adélaïde ti-anscrivait aVecufie remarquable élégance les livres qui servèiiéilt à la célébration des offices; — que Mechtîlcle aVatiturie voix âôncire, étendue et douce comme celle ^és ailles, et qu^eti^diri'geatit'le chceur peddaliit 30 années; eHé fit faire à ses dompâgne^s de grands progrès dën6^l%rt'de^!a' rrïU^ique; — éîifin'q^iè^sa soôui''J!^Àèss deûx^fbis sbll^prieuî^6i était* utl'vérîtàble vase d'électidh *.

-^ Avftnt^qUeGall, oU Gol , ou KoWèiler île fut dé^ truit, il y avait une cure-rectorat.

— - StdT^ttÉiM e^' nommé Sto:^:(es^illare in Fàgo Alisaëin^ dans une chatte- de l'abbaye- de Wlssétoboufg

BussiÈRE. Fleurs domirticaihes.

787, Stote:^heim dans le diplôme interpolé de Louis-le- Débonnaire 814, enfin dans les Statuts de l'abbaye d*Andlau promulgues par Ste Richarde , il est dit :

Senior meus beatœ memoriœ Carolus rogatu nostro

tradidit ad al tare et ecclesiam sancti Saîvatoris patrimonium nostrum, illud quod ad Zincila * est , ut de prœdicto loco ecclesia sancti saîvatoris per omriia procuretur et provideatur extrinsécus et intrinsecus .... Illud vero quod Senior noster in Eloensi valle , et in Stowesheim^ Sancto Salvatori tradidit, disperciendum est ad Hospitale monasterii, Stotzheim fut acquis en 1314 par Jean , évêque de Strasbourg , et devint un village épiscopal , tandis que Zellenweiler était un fief de la maison de Lorraine.

— Valff est mentionné dans les chartes du VIII* siècle dont il a été question plus haut. L'église relevait de l'abbaye d'Andlau à laquelle elle fut incorporée en 1403 par Boniface IX. Et le village qui depuis le XIV* siècle était un fief de l'évêché de Strasbourg , appartenait aux seigneurs d'Andlau. Ceux-ci se firent les apôtres de la Réforme dans leurs terres. Mais à Valflf comme à Andlau , la seigneurie se heurta contre l'abbaye. Les habitants du village soutenus par l'intrépide abbesse, provoquèrent par leurs protestations réitérées l'intervention armée du cardinal de Lorraine; la seigneurie dut céder , le ministre s'éloigna et les nobles d'Andlau eux-mêmes retournèrent bientôt après à la Foi de leurs illustres aïeux.

Je ne crois pas pouvoir mieux compléter ces quelques notes rétrospectives, que de placer à leur suite, la des-

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