‹ État de l'Eglise d'Alsace avant la RevolutionChapitre 13 sur 27 · chapitre de Strasb. Curé : Wolbert · texte numérisé non relu

chapitre de Strasb. Curé : Wolbert

Himmeloltzheim , dét. — Ch.* de St. Marguerite , olim

paroissiale.

Crarbur^. — Ég. p. de 5. Columban. Coll. : le pr. év.

de Strasb. Curé : Gutzeit, 1782 Gelin.

Haselburg. — Ég. de S. Louis.

Sparsbrad et Schackeneck.

Cru^eiilieiiii* — Eg. p. de 5. Laurent. Coll. : le pr. év.

de Strasb. Curé : Wescher , 1784 Voltz. — Ch. de

S. Laurent avec chapellenie.

Kunheim. — Ég. de S. Nicolas.

Ginsheim. — Ég. de S. Nicolas. RoHR. — Ég. de S. Arbogast.

Hesenheliii. — Ég. p. de 5. Matthieu. Coll. : l'abbé

de Maurmoutier. Curé : le P. Auctor.

Thal et ScHWiEBWEiLER. — Ég. de S. Pierre.

Waldhofen, dét. — Ch. de S. Gall.

Holtenscefirt. — Ég. p. de 5. George. Coll. : le grand

chœur de Strasb. Curé : Adam, 1788 Weinmann.

Rangenheim. — Ég. de S. Martin.

MlTTELCKURTZ.

Zehenacher. f — Ég. de la B. V. Marie.

!it- Jean -des -Choux. R. — Ég. p. et abbat. de S. Jean-Baptiste. Coll. : l'abbesse de S. Jean. Curé : le P. Idelph. Gobel , 1782 le P. Coiumban , 1788 le P. Ans. Linck. — Ch. de S. Vendelin. — Ch. de Ste Agathe. — Ch. de S. Michel , au château de Herrenstein.

Ernolsheim. f — Ég. de S. Michel.

Jettersweller* — Ég. p. de 5. Pancrace. Coll. : l'abbé de Maurmoutier. Curé : Exel.

Ittlenlieliii. — Ég. p. de SS. Philippe et Jacques. Col. : Tabbé de Schwartzach. Curé : Bernard, 1786 Kolb.

WiNTZENHEiM. f — Ég. de S. Urbain.

Muttelslteliii. — Ég. de S. Jacques le majeur. Coll. : Braun et Franck. Curé : Martin. — Ch. de Ste Barbe.

lieutenlielm. — Ég. p. de S. Pierre. Coll. : le prévôt de Neuwiller. Curé : Drolenveaux.

lioehureller* — Ég. p. de S. Jacques le majeur. Coll. : Tabbé de Maurmoutier. Curé : Kahe.

ScHWEiNHEiM. — Ég. de SS. Vincent et Anastase.

liupfstelii* — Eg. p. dtS. Quentin. Coll. : de Wangen.

Curé : Ulrich.

Ingenhein.

liUtzelbours. — Eg. p. de S. Michel. Coll. : le roi.

Curé. : Amont, 1781 SchaefFer.

Hiltenhausen.

jflaurnioutler* — Ég. p. de S. Etienne. Coll. : l'abbé

de Maurmoutier. Curé : P. Quirin, 1785 P. Edmond,

1786 P. Ziegelmeyer. — Ég. abb. — Ch. de S. Denis. SiNDELSBERG, dét. — Ch. dc S. Biaise.

DiMSTHAL. — Ég. de S. Symphorien.

Sahlenthal. — Ég. de S. Maurice.

JHeliiolslteliii. — Ég. p. de S. Vit. Coll. : le grand

prévôt de Strasb, Curé : Schaal.

WoLscHEiM. f — Ég. de S. Martin.

Friedolsheim. — Ég. de S. Denis.

jfllttelbrunn. — Ég. p. de S. Martin. Coll. : le roi.

Curé : Guillaume.

IfEunolsweiler ou IVIonswetler. Ég. p. de ï Assomption de la B. V.Marie. Coll. : le chap. de Neuwiller. Curé : Schreiber.

SORNHOFEN.

EcKARTswEiLER. — Ég. de Barthélémy.

nreusartlteliii. — Ég. p. de S, Remy. Coll. : le grand

chœur de Strasb. Curé : Doron, 1785 Klein.

AvENHEiM. — Ég. de S. Ulric.

JVortlteliii. R. — Ég. p. de SS. Pierre et Paul. Coll. :

le pr. év. de Strasb. Curé : Ostermann, 1782 Lienhard,

1788 Tyran.

Oberstelsen. R. — Ég. p. de la Nativité de la B. V.

Marie. Coll. : le pr. év. de Strasb. Curé : Altherr,

1782 Keller.

Engenthal.

Wangenburg. — Ég. de S. Barthélémy.

SCHNETHAL. — FrEUDENEGK. — WOEFLINGERTHAL.

Otteriiiveller. — Ég. p. de S. Michel. Coll. : le pr.

év. de Strasb. Curé : Schwartz. — Ch. de S. Vendelin. GoTHENHAusEN. — Ég. de S. Lambert.

Pfalzburs* — Ég. p. de S. Louis. Coll. : le roi. Curé :

Ott. — Ég. des Capucins. — Chap. de la Vierge à la

bonne Fontaine.

Dann. — Ég. de S. Etienne.

WiLSBERG. — LUGELBURG. — BoiS DE CHENE. — BeICKEL-

berg.

Pfettlslielm. — Ég. p. de S. Sjnnphorien. Coll. : le

gr. chapitre de Strasb. Curé : Ostertag, 1782 Wisser. Pfulgriesheim. — Ég. de S. Michel.

Relnltardsiiiuiister. — Ég. p. de S. Léger. Coll. :

le pr. év. de Strasb. Curé : Dieda.

Hengweiler.

Reutenburs* — Ég. p. de Cyriaque. Coll. : l'abbé de

Maurmoutier. Curé : le P. Martin Maur, 1784 P. Am-

broise Widmer, 1789 P. Léon Ernst.

SiNGRiST. — Ég. de S. Remy.

Reinacker, dét. — Ég. de la B. V. Marie.

fia'verne ou Zaberit. — Eg. p. et collégiale de la B. V. Marie. Coll. : le pr. év. de Strasb. Curé : Sauthier, 1781 Jansen. — Ch. de S. Michel. — Ch. de la résidence épiscopale. — Ég. des Récollets. — Ég. des religieuses de la congrégation de la B. V. Marie. — Ch. de S. Nicolas. — Ch. de Ste Catherine , avec bénéfice. — Ch. de S. Vit, au château de Greifenstein. Ch. de la Trinité au Hoh-Barr.

Ottersthal. — Ég. de Ste Ursule. Ch. de Ste Barbe, sur la montagne.

ISelmersheliii. — Ég. p. de S. Etienne. Coll. : le chapitre de Neuwiller. Curé : Lex.

Klein- Franckenheim. — Ég. de S. George.

Sessolslieiiii. — Ég. p. de ï Assomption de la B. V. Marie. Coll. : le grand prévôt de Strasb. Curé : Klein, 1788Birquin.

DuNTZENhEIM.

Stelnburi^. — Ég. p. de SS. Pierre et Paul. Coll. : le

pr: év. de Strasb. Curé : StempfiFer, 1782 Eggs. Hattmatt. f — Ég. de S. Laurent.

Stûtzenheim. — Ég. de SS. Pierre et Paul. CoU : le

chap. de S. Pierre-le~jeune. Curé Willem , 1785 Bert. Bertzen, dét. — Ch. de S. Michel.

Tmeliterslteiiii* — Ég. p. SS. Pierre et Paul Coll. :

le chapitre de Neuviller. Curé : Untz.

liValdolvIslieim* — Ég. p. de SS. Pancrace et Bo-

nijace. Coll. : l'abbé de Maurmoutier. Curé: Wescher. Altenheim. — Ég. de SS, Lambert et Prudentienne.

FURCHHAUSEN.

I¥as8leiilieliii. f — Ég. p. de S. Laurent. Coll. : le pr. év. de Strasb. Curé : Frentz. — Ég. des Capucins, à l'hôpital.

Elbersforst. — Ch. de la Croix.

Brechlingen.

Krastadt. Eg. de S. Augustin.

l¥e»elteiiti. R. — Ég. p. de S. Antoine de Padoue. Coll. : le pr. év. de Strasb. Curé : Frommweiler.

ZiLLINGEN. — WiNTERSBERG. — BiLSWEILER. — HaNCK- WEILER. — BeHRLINGEN. — PfALTZWEILER. — VOLS- BURG.

IVesthausen* — Ég. p. de Ste Barbe. Coll. : le prince de Rohan-Soubise. Curé : Faure, 1781 Sébastien.

Knœrsheim. Ég. de Ste Walburge.

Klein-Goefft. — Ch. de S. Albain.

Bettbur, dét.

l¥llsotlieliift. — Ég. p. de S. Maurice. Coll. : le grand chœur de Strasb. Curé : Burg. — Ch. de S. Médard.

Zeinheim. — Ég. de SS. Philippe et Jacques.

Landersheim. Ég. de S Ulrich.

WoELLENHEiN. — Ég. de S. André.

Dans Tarchiprètré de Saverne il y ^vait : 45 paroisses, 86 églises, 26 chapelles, 4 chapellenies, 10 églises mixtes dont 4 églises paroissiales.

— Les 14 annexes suivantes ont été érigées en paroisses : Crastatt, Engenthal , Eckartsweiler , Friedolsheim, Rohr, Schweinheim, Wilwisheim, Wiwersheim, Zeinheim en 1803; — Ottersthal et Thaï en 1845; — Knœrsheim en 1847 ; — Kienheim en 1863 — et Dimbsthal en 1870.

Familles cath. 4514, prot. 1044, — calv. 59, — isr. 155.

St. Jean-des-choux. — Abbaye de bénédictines, 34 religieuses ; Abbesse : Marie-Gertrude Holder.

Maurmoutier. — Abbaye de bénédictins, 30 religieux; Abbé : Anselme Marschal.

Pfalsbourg. — Hospice et couvent de capucins , 15 religieux ; Gardien : le P. Gaspard.

Saverne. — Collégiale, 10 chanoines et 3 vicaires; Prévôt : Jacques Sigel.

— Couvent de 26 récollets ; Gardien : le P. Hattenberger.

Wasselonne. — Hospice de 3 capucins ; Gardien : le P. Florin de Soultz.

Olim. Crauffthal. — Abbaye de relig. bénédictines. Obersteigen. — Couvent de relig. augustins.

— Couvent de dominicaines.

Saverne. — Maisons de recluses ou ClosenhofF. SiNDELSBERG. — Abbaye de bénédictines.

VARIA

— Allenweiler était un village du comté de Hanau, sous le bailliage de WesthofFen. Les catholiques reprirent possession du chœur en 1687. — Romanswiller ou Rumoldsvyreiler et Cossvsreiler , anciens villages de l'Empire, relevaient au XVI' siècle, de l'évèque et de la ville de Strasbourg. L'apostasie du curé Wenceslas Kam, jointe à l'influence du magistrat de Strasbourg, amena la défection de ces deux endroits. Sous la période française , il se forma de nouveau un noyau de catholiques à Romanswiller, qui furent desservis d'abord par le curé d'Allenweiler , puis par celui de Wasselonne : finalement , en 1837 , ils obtinrent un curé particulier. — Les Suédois n'ayant laissé debout, à Cossweiler, qu'une maison et le clocher, une colonie de Suisses, vint vers le milieu du XVII* siècle , dans le village ruiné et y fonda une paroisse réformée. — L'abbaye de Marmoutier possédait près de Rumoldsw^eiler le château d'Erlenburg qui fut vendu successivement aux Meig, aux Bock et aux Haindel.

— Behlenheim et Offenheim figurent au XVI* siècle parmi les villages de la Graveschaft que l'empereur et révèque possédaient en commun. Behlen fut vendu en 1727 par les Wangen à l'abbaye de Saint- Etienne, qu'occupaient alors les Dames de la Visitation.

— BiRGKENWALD était UD ficf dc l'abbaye d'Andlau qui dans une charte de 1158 mentionne « Ecclesie nostre que Bjrrcke nuncupatur , »

— Crauffthal, ancien fief de révêché de Metz . situé dans le comté de Lutzelstein, fut amené au protestantisme vers l'an 1560 par le prince palatin George-Jean de Veldentz. En 1615, Frédéric V ayant vendu une partie des biens de l'ancienne abbaye de CrauflFthal au duc de Lorraine , — le roi de France , en sa qualité de duc de Lorraine, devint décimateur de CrauflFthal qu'il érigea en cure royale.

— Dabo ou Dagsbourg est le berceau des ancêtres maternels de S. Léon IX. C'est en souvenir de ce saint Pontife qu'on donna le nom de Leonsberg à la montagne sur laquelle était situé le château des comtes de Dagsbourg. A la mort de Gertrude , la dernière de cette illustre famille, (1225), le comté de Dagsbourg échut en grande partie à l'évêque de Strasbourg, qui, conservant les châteaux de Girbaden et de Ringelstein avec les biens adjacents dans la vallée de la Bruche , inféoda le reste aux comtes de Linange. Ceux-ci possédèrent le comté jusqu'à la grande Révolution.

— Dettv^teiler appartenait à la seigneurie de Herrenstein qui au XV P siècle était sous la dépendance de la ville de Strasbourg. Dès l'année 1530 le protestantisme était introduit à Dettweiler et à Dosenheim, mais cinq ans après, les visiteurs consistoriaux n'eurent pas lieu de louer le zèle ni la vertu des protestants de cette contrée. — Rosenweiler est un village de création moderne qui doit son origine et son nom au marquis de Rosen, seigneur de Bollwiller , de Herrenstein, et lieu-

tenant-général des troupes de Louis XIV. Les colons suisses y construisirent en 1672 une église réformée et en 1846 les catholiques eurent aussi leur église.

— DiNGSHEiM, appeli Dideneshain dans une charte concédée en 771 à l'abbaye de Fulde , était un village de la Graveschaft ou du Comté, que l'évèque Guillaume s'appropria entièrement avec Waldolvisheim et Dossenheim, en échange contre la ville de Ste-Croix. Dingsheim et Griesheim étaient l'un et l'autre, avant la Réforme, cure-plébanat à la collation du grand custos de la cathédrale et dépendant de l'archiprètré de St. Laurent. En 1535, l'église de Griesheim devint filiale de celle de Dingsheim; mais aujourd'hui elle possède de nouveau son titre paroissial. — Les trois Hausbergen ne formaient avant la Réforme qu'une seule paroisse desservie par un curé recteur, à la collation du grand custos de la cathédrale. En l'an 920, l'évèque Richewin donna Hugesberg au chapitre de St. Thomas. Ober-Hausbergen , fief des Rappolstein , fut engagé aux Zorn et réformé par eux en 1540. Nieder-Hausbergen était un village impérial qui se mit en 1489 sous la protection de Strasbourg, et qui après l'abolition de la Messe était acquis au protestantisme. Mittel-Hausbergen était aussi un village impérial, dont Johan de Mundolsheim fut en 1558 le seigneur et le réformateur.

— Il a été question plus haut de Dossenheim. L'abbaye de Schwarzach a conservé pied jusqu'en 1789 dans le village de Dossenheim , qu'elle avait obtenu du comte Ruthard et de son épouse Hyrminsinde, en l'an 758. — Quatzenheim fut protestantisé en 1539, par son seigneur Thierry de Landsberg. — Wiwersheim était

un fief des comtes d'Eberstein , inféodé aux Wangen dont il devint en 1624 la propriété. L'archiduc Léopold unit le bénéfice de la chapelle de Wiwersheim à l'académie de Molsheim.

— DuRNiNGEN était un village du Comté, partagé d'abord entre l'empereur et l'évêque, puis entre i'évêque et les seigneurs de Lichtenberg. Au XV* siècle il échut au couvent de Ste Claire, de Strasbourg.

— Fessenheim était au siècle dernier, la propriété du grand chapitre, qui l'avait achetée en 1719, desKlôckler de Mùnchenstein. L'influence de la ville de Strasbourg, qui jouissait de droits seigneuriaux à Marlenheim et à Nordheim, s'étendit aussi sur Fessenheim où le protestantisme fut introduit en 1545, malgré l'opposition du seigneur Henri de MùUenheim. Frédéric de Landsperg ayant acheté le village, y rétablit le culte catholique en 1617. — Parmi les curés de Fessenheim, nous trouvons en 1432, Thiébaut de Mulnheim. — La chapelle de Ste Marguerite , lieu de pèlerinage , était autrefois l'église paroissiale de Himmelotzheim , village détruit pendant les guerres et qui figure dans le domaine du Comté.

— GuGENHEiM était autrefois le village le plus important du baillage du Kockersperg. Les revenus de la cure furent unis en 1325, à la manse épiscopale. — Il y avait un primissariat à Kienheim , un second à Gingsheim : tous deux furent unis en 1584 à la cure de Gougenheim. — Au XII* siècle l'abbaye de Marmoutier possédait une manse dans Gundenesheim, et une manse in Rohara marca.

— Hegenheim ou HiEGEN , Thaï , au XIP siècle Domnus Peter ,*Schwœbweiler ou Suawilre , WaldshofiFen, aujourd'hui St-Gall , tous ces endroits étaient situés

dans la Mark de Marmoutier et dépendaient de l'église abbatiale de St. Martin.

— HoHENG-^FFT, du bailliage de Dabo, figure dans une ' charte, donnée en 775 par Charlemagne. Voici comment. Une contestation s'étant élevée entre le monastère de Corbie et celui de Honau, au sujet de biens situés in Osthova et in Gehfida , les deux monastères firent soumettre par leurs avoués la cause à l'empereur Charlemagne, qui se trouvait alors dans son palais de Schlestadt. Les titres de possession de l'un et de l'autre couvent étaient en règle. Mais l'empereur, n'osant se prononcer sur leur authenticité , soumit les avoués à l'épreuve de la croix '. L'avoué de Corbie ayant faibli le premier, les biens furent adjugés à l'abbaye de Honau. — En 1353, l'évèque Berthold donna la cure de Hohengaefft au grand chœur et l'unit à la prébende de Ste Catherine que lui-même avait fondée. Le curé obtint plus tard la jouissance des dîmes de Hohengaefft, Rangen et Mittelkurtz, moyennant une redevance annuelle de 5 sacs de froment , de 5 sacs de seigle et de 10 sacs d'avoine à fournir au grand chœur. — Rangen était une cure-plébanat avec un primissariat et Mittelckurtz comme annexe, à la collation de l'abbaye de Marmoutier. En 1605 Rangen fut annexé à HohengaeiOft. — Zehenacker, Deceingaris en 739, de la seigneurie de Wasselonne, fief des Vinstingen, acheté en 1503 par la ville de Strasbourg, acquis dès l'année 1530 à la Réforme, ne fut

1. Crucis probatiô , quam judicium Dei dicebant , agebatur missae tempore : duo adversarii ad crucem stabant , brachiis extensis. Qui prior lassus brachia deponebat aut titubantia habebat, censebatur victus. — Grandidier, Pièces justificatives ^ II p. 119.

cependant constitué en paroisse protestante qu'en l'année 1553. Son premier pasteur fut Gallus Pries. Les catholiques reprirent possession du chœur en 1686.

— St. Jean-des-Choux , appelé Meienheimswiller , a été donné en 1127 à l'abbaye de St.-Jean. La chapelle de St.-Michel rebâtie en 1593 était très- visitée par les pèlerins. — Ernolsheim situé dans le bailliage de Bouxwiller , relevait des comtes de Hanau et fut doté d'un ministre en 1550.

— Jettersweiler était un fief de l'église de Metz appartenant à la seigneurie d'Ochsenstein , qui parvint à l'évèché de Strasbourg.

— Ittlenheim , appelé Utilenhaim , dans une charte (742) de l'abbaye de Wissembourg , était un village du comté, qui après les guerres du XVIP siècle avait entièrement disparu. — Wintzenheim , fief de la seigneurie de Lichtenberg, échut en 1435 aux Zuckmantel de Brumath qui lui firent embrasser le protestantisme , en 1560. Jusqu'alors l'église de Wintzenheim dont les revenus avaient été unis en 1407 au grand chœur de la cathédrale, dépendait de Willgotheim. En 1684 les catholiques ayant repris place dans l'église, furent annexés à Ittlenheim.

— KûTTOLSHEiM OU Cuttelfiesheim^ que le comte Ruthard donna à l'abbaye de Schwarzach , est un ancien village impérial cèlèbrt çSiT sdi Rômerstrasse^ son Riesling et son eau sulfureuse.

— Leutenheim ou Lùttenheim était un village du comté fiscal , dont la cure fut unie par le pape Alexandre III à Neuviller. Il y avait à Lùttenheim un primissariat qui subsista jusqu'au XV siècle , et une

chapellenie qui fut fondée en 1335 par Hugues de Lûttenheim, prébendier de S. Thomas.

— LoGHWEiLER et ScHWEiNHEiM étaient d'anciennes possessions de l'abbaye de Marmoutier. L'évêque de Strasbourg acquit Schweinheim en 1760 par un acte d'échange qu'il fit avec le comte Waldner , contre les villages de Hartmanswiller et Rimbach-Zell.

— LupsTEiN , village de la Graveschaft ou du comté, entièrement brûlé en 1525. Quatre mille paysans y laissèrent la vie. Il y avait à Lupstein une prémissairie qui en 1551 fut unie à la cure. Celle-ci était à la collation du chapitre de Seltz et parvint en 1699 aux seigneurs de Wangen. — Ingenheim, du bailliage d'Ingweiler, appartenait au comté de Hanau et était avant la réforme un plébanat à la collation du grand prévôt de la cathédrale.

— LuTZELBOuRG compris d'abord dans l'ancienne Marche de Marmoutier , fut échangé contre le prieuré deSaint-Quirin. Il devint au XIP siècle un fief de l'évèché de Metz et fit partie dans le comté de Lutzelstein du bailliage d'Einartzhausen ou dePhalsbourg,dontil sera fcdt mention plus bas.

— Marmoutier, appelé Leobardi villa ^ aquileia Maurivilla, n*a été qu'une dépendance de l'illustre abbaye à laquelle il doit son origine et dont nous nous occuperons dans une autre partie de notre travail. Dès l'année 1137, l'évêque Guebhard confirme les droits de l'abbaye sur l'église paroissiale de St. Martin dite obère Kirche, et eu 1224 celle-ci fut incorporée à la diteabbaye. — Dimbsthal, Salenthal , Hegenheim , Thaï , Gothenhausen , Lochweiler , Reutenburg et Singrist , — ces huit villages

formaient en grande partie la Marche moderne de Marmoutier et dépendaient de l'abbaye. — En 1492 Tévêque Albert unit la chapelle de Salenthal avec les chapellenies des autels de la Ste Vierge et de Ste Catherine à l'église de Marmoutier.

— Meinolsheim ou Menolsheim , village du comté, que ré vèque Guillaume acheta avec Knœrsheim , en 1510, des Zorn moyennant 200 florins du Rhin , était au XIIP siècle un fief claustral du grand chapitre. Le chanoine Berthold de Wildsberg le résigna en 1237 à révèque, qui l'unit à la manse capitulaire. — Wolscheitn, ancien fief de la seigneurie d'Ochsenstein , inféodé au comté de Hanau sous le bailliage de WesthoflFen. Les catholiques occupèrent de nouveau l'église , en 1688. — Friedolsheim, village du comté appartenant moitié à l'évêque et moitié à la ville de Strasbourg , avait une chapellenie ou vicariat fondé en 1343, dont était collateur le patron de la cure.

— MoNSWEiLER était un ancien fief de l'église de Strasbourg , que le cardinal Armand-Gaston de Rohan racheta en 1711 pour en doter l'évêché. — Neuviller, abbaye et chapitre, à toujours été en possession du patronage de l'église de Monsweiler dans laquelle Guillaume de Dietsch , évêque de Strasbourg, fut ordonné prêtre. C'est près de Monsweiler que les Rustauds furent taillés en pièces. Un siècle après, Mansfeld vint avec ses hordes, mettre le siège devant Saverne. Cette ville se défendit héroïquement et attribua sa délivrance à Notre- Dame de Monsweiler. A cette occasion, le village et son église furent incendiés , mais la statue miraculeuse fut retrouvée intacte au milieu des ruines. Une inscription

allemande, gravée sur le socle de la statue, rapporte ce fait miraculeux, qui d'autre part se trouve consigné dans un écrit de 1660 « Mater admirabilis Montis villanœ, » La confrérie de Notre-Dame-de-l'Assomption érigée dans l'église de Monsweiler est également très-ancienne. — Eckartsweiler, primitivement une possession de l'abbaye d'Andlau, figure en 1120 dans la charte de fondation de l'abbaye de Saint-Jean-des-Choux sous le nom (ÏEggoltiipilre. Le cardinal de Rohan donna en 1718 ce village à l'abbaye de Saint-Jean , en échange contre Zornhoffen où il établit un magnifique parc. Le primissariat d'Eckartsweiler subsistait encore au milieu du XVP siècle.

— Neugartheim, Nugurte, était un village du Comté, que l'évêque Jean de Lichtenberg s'appropria entièrement, ainsi que Avenheim. Les revenus de l'église de Neugartheim furent unis en 1407 au grand chœur. Annexe de Wilgotheim , Neugartheim devint paroisse en 1698. — Achenheim, en 884 Hakinhain, est un ancien pèlerinage de la Ste Vierge et de S. Ulrich.

— NoRDHEiM, village de la seigneurie de Marlenheim qui dépendait en partie de la ville de Strasbourg , fut protestantisé en 1545. Jean Sturm, recteur de l'académie de Strasbourg , mourut en 1589 dans sa maison de plaisance de Nordheim qu'il appelait « son Tusculum » et où les difficultés que lui suscita son parti le contraignirent de se retirer. Après la paix de Westphalie, les habitants de Nordheim abjurèrent la Réforme, et en 1747, l'annexe de Fessenheim fut érigée en cure royale.

— L'église paroissiale d'ENGENTHAL est située à Ober-

steigen et dépendait de l'abbaye d'Andlau, ainsi que

Wangenbourg qui tire son nom des Wangen à qui il fut donné en fief.

— L'église d'ÛTTERSWEiLER, après avoir été unie pendant plusieurs siècles à Tabbayede Marmoutier, parvint, ainsi que le village , en 1668 , à l'évêché de Strasbourg.

— Pfaltzbourg est une ville de création moderne qui fut construite en 1570 par Jean-George , prince palatin de Veldentz, sur l'emplacement du village d'Einartzhausen. Ce village était situé dans le comté de Lutzelstein et relevait de la paroisse de Dann. Le comte Jean- George qui avait épousé la fille de Gustave-Adolphe, établit la Réforme dans la nouvelle ville. En 1684, Pfelsbourg fut vendu à la maison de Lorraine. Les protestants ayant embrassé le calvinisme , le duc Henri les éloigna de la ville. Ils se retirèrent en 1620 à Bischwiller où ils fondèrent une église réformée. Déjà sous les ducs de Lorraine , l'église paroissiale avait été transférée de Dann à Pfalsbourg ; et lorsque Charles IV céda en 1661 la principauté de Pfaltzbourg à la couronne de France, le roi se réserva le patronage de la cure. Dann , Wilsberg, Lutzelbourg , Hiltenhausen et Mittelbronn dépendirent de la prévôté royale de Pfaltzbourg. — La chapelle de la Vierge à la Bonne-Fontaine bâtie en 1716, est un ex-voto de la garnison et un lieu de pèlerinage très-fréquenté.

— Pfettisheim et Pfulgriesheim appartenaient à l'ancien comté de la Basse-Alsace. Pfulgriesheim était un plèbana t de l'archiprêtré de St-Laurent. Les seigneurs d'Andlau y établirent en 1590 une paroisse protestante, et en 1685 les catholiques reprirent possession du chœur de l'église.

— Reinhardsmunster tient son nom du comte Reinhard de Hanau qui construisit ce village en 1616 sur l'emplacement de Dilleresmùnster, ancien village de la Marche, détruit par les guerres.

— Reutenbourg et Singrist {Signum Christt) étaient de même situés dans la marche et sous la dépendance de Tabbaye de Marmoutier. Celle-ci fonda en 1348 la chapellenie de Singrist. — Rheinacker est un de nos plus anciens pèlerinages de la Ste Vierge. Ruinée durant l'invasion hongroise, agrandie au XVI* siècle et richement pourvue de bénéfices , la chapelle de Rheinacker prit au XVII' siècle, grâce à de nouveaux agrandissements , les proportions d'une église. La maison des seigneurs de Wangen , héritière des Géroldseck , céda en 1617 le sanctuaire de Marie à l'èvèchè de Strasbourg qui l'abandonna aussitôt à l'abbaye de Marmoutier , à condition qu'elle y ferait célébrer chaque jour le Saint- Sacrifice de la Messe. Ce qui fut fidèlement observé jusqu'à la grande Révolution.

— Saverne , ville très-ancienne , appelée Elsass- Zabern, pour la distinguer de Rhein et de Berg-Zabern, figure durant la période romaine sous le nom de Très Tabernœ. Cette ville , placée vers la fin du XIP siècle sous la juridiction temporelle des évèques de Strasbourg, devint dans la suite leur ville-résidence, le chef-lieu du domaine épiscopal, le siège du conseil de la régence et de la chambre des comptes. L'évèque Albert de Bavière y fit construire en 1438 un château qui fut remplacé par le magnifique palais commencé par Egon de Furstenberg et terminé par les Rohan. — La primitive église paroissiale était située sur la colline

appelée Bergschant\, du fort qu'on y construisit vers la fin du XV^ siècle. En 1715 on cessa d'y faire l'ofBce divin et les pierres du fort et de Téglise furent employées aux constructions de l'hôpital. La cure, d'abord unie à la manse épiscopale, fut donnée en 1408 aux moines de Steigen que Frédéric de Lichtenberg avait transférés en 1303 à Saverne et que le pape Sixte IV sécularisa en 1482. — Les religieux augustins devenus chanoines, s'installèrent dans l'église du château et cédèrent leur église aux Récollets. — L'évèque Robert fonda dans la chapelle de la Croix une confrérie en l'honneur de la Sainte-Trinité et Albert de Bavière fonda la confrérie de S. Sébastien. C'est aussi ce dernier évèque qui fit construire la chapelle de S. Michel et la chapelle du Saint-Rosaire attenante à Téglise collégiale , dans laquelle il fut inhumé ainsi que ses successeurs Guillaume de Honstein, Erasme de Limbourg et Jean de Manderscheidt. — L'évèque Erasme fit célébrer en 1560 un synode à Saverne, et cinq ans auparavant il avait procuré aux habitants de la ville la grâce d'entendre pendant un mois les doctes et saintes exhortations du B. P. Canisius. — Les fondations pieuses et les chapelles ne faisaient pas défaut dans la ville épiscopale. Grandidier relève pour le commencement du XVP siècle , les chapellenies de l'hôpital, de l'Ossuaire, de Ste Catherine et de S. Jean- Baptiste; les prémissairies de la Ste Vierge, de S. Sébastien et de S. Laurent. — La chapelle de S. Nicolas était d'abord un couvent de recluses attenant à la maladrerie. Le couvent ayant été supprimé vers la fin du XV* siècle, la chapelle prit le vocable de S. Nicolas. — La chapelle de Ste Catherine , de l'hôpital, fut fondée

ainsi que la chapellenie sacerdotale, en 1638 par Zwanger, prévôt de la collégiale. — La chapelle de S. Vit , située sur le Vitsberg, est très-célèbre par son ancien pèlerinage. En 1448, la maladie connue sous le nom de danse de St-Gui s'étant propagée à Strasbourg , le magistrat de la ville envoya les personnes atteintes du mal , en pèlerinage à la chapelle de S. Vit , près de Saverne. — Gravissons encore la montagne de Hoh-Barr qui appartenait à Marmoutier lorsque Tèvèque Rodolphe Tacheta en 1168. Il y construisit un château que Jean de Lichtenberg fortifia et que Jean de Manderscheidt fit restaurer. Ce dernier évêque y fonda la fameuse confrérie de la Corne. En 1650 le château fut démantelé, mais on conserva la chapelle de la Ste Trinité. — Saverne est la patrie de François-Joseph Moser, le célèbre prédicateur de la cathédrale de Strasbourg, et de Marie- Paul-François Libermann, fondateurde la congrégation du Saint-Cœur-de-Marie, dont la cause de la béatification est en instance à Rome — Et hœc de Tabernis.

— ScHNERSHEiM, ancicu fief de l'église de Metz, figure dès le XIP siècle, parmi les biens de l'abbaye de Neuviller. L'abbaye de Marmoutier possédait à Snaresheim mansum unum hereditarium et curiam propriam. Au XV* siècle , le village de Schnersheim fut inféodé aux Marx d'Echwersheim. Ceux-ci y établirent en 1570 un ministre protestant, mais en 1596, le cardinal de Lorraine reprit son fief et en investit un seigneur catholique qui fit disparaître la Réforme. Snersheim parvint en 1662 à l'abbaye deMarmoutier.~Klein-Franckenheim,villageduComté, parvint en 1512 à l'évèque de Strasbourg.^ Il y existait olim une chapellenie de la chapelle de S. Jacques.

— Sessolsheim, appelé Sahselsheim , dans la bulle confirmative des biens de Hohenbourg donnée par S. Léon IX , était une cure-rectorat que l'évêque Bertholde unit en 1351 au grand chœur de la cathédrale.

— Steinbourg était un village épiscopal du bailliage de Saverne. L'abbaye d'Andlau y possédait une colonge ainsi que le droit de patronage ; mais au XVP siècle, elle vendit l'un et l'autre à l'évêque de Strasbourg.

— Stutzheim figure sous le nom de Sti\enesheim dans la charte polyptique de Marmoutier. L'abbaye de Schwartzach y possédait en 1 154 curiam et capellam qu'elle vendit en 1400 au chapitre de Saint-Pierre-le-Vieux. L'évêque Guillaume de Diest unit la cure de Stutzheim à la prévôté du dit chapitre qui pour la protéger plus eflScacement contre le protestantisme l'abandonna en 1603 au cardinal de Lorraine. Stutzheim faisait partie avant la Réforme de l'archiprêtré de Saint-Laurent, était desservi en 1615 par le curé de Dingsheim et ne devint de nouveau paroisse qu'en 1727.

— Truchtersheim était un village du Comté , dont l'église dépendait dés le XIII* siècle de l'abbaye de Neuviller. Le primissariat existait encore en 1522. Dans mes notes je trouve le nom de Wolfelm de Truchtersheim, frère d'Albert, custos de Haselach , qui fonda en 1188 sur l'autel de S. Jacques dans l'église collégiale de Saint- Florent, une chapellenie sous le titre de prébende élémosynaire *. Truchtersheim est aussi la patrie de Thiébaut Lienhart, supérieur du grand séminaire de Strasbourg et auteur d'un cours de théologie dogmatique.

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