VJ PREFACE
suivons les progrès des établissemens fondés sur des plages nauvellenient découvertes ; nous observons la progression toujours croissante de l'industrie qui a étendu ses mille bras sur toutes les parties du globe, et fait jaillir du sein des terres incultes les sources de la vie et de la civilisation.
Notre opinion sur quelques points pourra différer de celle de certains esprits pour qui toute idée nouvelle est suspecte , et doit être proscrite sans examen, par cela seul qu'elle est nouvelle.
Appuyé de quelque expériende au milieu de la guerre des partis et des opinions qui a tristement signalé la dernière moitié du dix-huitième siècle, nous avons cru pouvoir nous exprimer franchement sur les libertés que réclame le commerce , mais que la faiblesse et l'irrésolution craignent d'affranchir de ses entraves.
Nous n'avons pas cru que la volonté changeante des hommes pût utilement pour les peuples remplacer la stabilité des institutions fondées sur la raison ; et si la liberté du travail nous a paru l'âme de l'industrie et la première richesse des nations, nous avons pensé aussi, avec les monarques les plus éclairés de nos jours , qu'elle
PRÉFACE. vi)
doit être également la source la plus pure de la civilisation et la base la plus solide des em* pires.
Nous désirons avoir fait un livre digne de son objet , et avoir contribué ainsi aux progrès des connaissances utiles et à rétablissement des vrais principes de Tordre social ; c'est du moins le motif qui nous a déterminé à écrire cet ouvrage. Puissions-nous avoir réussi !