Bo
DES DEDX INDES. 735
< L'a division de l'ancien territoire entre les différens états est très-inégale. La surface de Rfaode- Island est de quinze cent quatre - vingts milles carrés; celle du Delaware, de deux mille cent vingt; du Massachusets , de six mille deux cent cinquante ; du Maryland , de quatorze mille ; de la Caroline du sud, de vingt-quatre mille quatrevingts ; de la Pensylvanie , de quarante-six mille huit cents ; de New-Yorck , de quarante-six mille quatre-vingt-cinq; de la Virginie, de soixantedix mille. On peut se former une idée de l'étendue de ces états en comparant le Massachusets avec le grand duché de Toscane , le Maryland avec la république de Hollaode, le New-Yorck ou la Pensylvanie avec l'Angleterre, la Virginie avec la Grande - Bretagne , et les deux états de Virginie et de Pensylvanie avec la France. Le nombre actuel des états est de vingt -deux. On compte aussi trois territoires, le Michigan, le Missouri et l'Arkaosaw, outre la Floride . cédée dernièrement par l'Espagne; et si nous supposons que le Maine, à une époque future, sera séparé du Massachusets, alors le nomhre des états  l'est du Mississipi , y compris la Louisiane , la Floride , etc. , sera définitivement de vingt-cinq. Si nous supposons encore que les sept cent mille milles carrés à l'ouest de ce fleuve, entre les parallèles du 3o* et du 49* degré, soient divisés en états pareils aux nouveaux états de l'Obio, de l'Indiana et des Illinois, de quaranteà cinquante mille milles carréB
7a6 iTAT ACTOIL BD COMIIBKGE
chacun, on aura qnime états nouveaux; ce qui fera en tout quarante états. ■
Il résulte d'états dressés d'après les ordres du Congrès , que l'accroissement de la popolatioD a raison de tant pour cent par an a été , de 1 700 â 1790, de 3,o5, on un trente-troisième par an, et de 1790 à 1810, de 3,ioou un trente-deuxième par an.
■ Des recensentens faits en 1800 et 1810. établissent que le nombre des miles est à celui des femelles dans le rapport de 36 à 35 ' : la propor^ tion des mariages à la population est évaluée comme I i 3o, les' naissances comme 1 à ao, et les décès comme i à 4o *. •
D'après les tables du mouvemeut de la population rapportées par le savant auteur de la De»eription des Étatt-Unis^ il est constaté que la population a presque doublé A chaque période de vingt années, depuis l'époque du premier élabb'ssement (1700). ■ Cet accroissemient est dû principalement  l'agriculture et à l'intérêt que les fermiers trouvept à avoir un plus grand nombre d'enfanspouraugmenterle produit de leurs terres. Il est également favorisé par la forme du gouver-
< CcttF proporticM Ml phu forte qu'es ycancct ^ paor dîx-aept bommci il n'j ■ que leiie fcmnin, proportion qui dioûnue chaqae jour. Il mortalité de» fcinmei ittat plua coniiilérable que celle d«
* Warden, Dua-iptioinUt Élatt-Vitit, tome 5, ftf» io3. Sa Bnrope ht manugei iodi ■ la popolalion comme i t iso; Ici aaie-
DES DSDX IKDZS. 737
nemeot , l'industrie des habitaos du paya , et aussi par les ëmigratioDR qui s'y font des contrées étrangères ^. L'on estime que l'accroissement annuel, qui est de trois pour cent par an , continuera dans la même proportion pendant plus d'un siècle, à cause de l'immease étendue de pays qui n'est pas encore peuplée ; de sorte que, si l'on fixe la population de iSio à sept millions d'âmes seulement , elle sera en 1 835 de quatorze millions , en l856 de vingt -huit millions,, en 1889 de cinquante-six millions , et en 1 903 de cent douze millions. Ce dernier nombre, répandu sur une surface d'un million six cent trente-sept mille quatre cent vingt-quatre milles carrés, ne donnerait encore que soixante- huit personnes par mille carré *. »
Ce ne serait pas par le manque de subsistances, première calamité des grands états de l'Europe, que cette progression américaine pourrait être arrêtée. Son territoire offre une grande variété de productions agricoles qui peuvent suffire aux be-
' Qoelqaai ëmigrani qoi iVttiCDl fixi< dm 1« proTÎncei du nord oui pT^Hi^ w rendre dam Ici fUblsMineai ■ogliii du Gioida, attiré* pir lu nintigc* qulli j oni trourëi , et par M qu'il* ilaieni Anglaii oa Irlaaddi.
■ Cm calcali Mnlciagii^i uni doute, parce que la accideDi de la vie, leidiEcultèi dea'ilablir conieua blême ut TDn( en ai^cneDtanl, ■I que le nombre de fepimei proprri i b lie domexîqae et k la rie «UlcbuoptdiniiiiiieiatiHiqMaeliii deamojeu d'euitence, àmcrare que la wcUté et lei ni<Enn de* lillei font det progrè* ; maii cet ■ccroiiKmeot ler* long-tempi couidinble aui EtatcVnil, qoind il me *enit pa» cooitaMmeni de trait pour cent par ao.
Boins de la plus nombreuse population. Quelquesunes se réuDisseot dans toutes les provinces de lUnioD ; d'autres eont particulières à chacune ou à plusieurs d'entre elles.
Le maïs ou blé d'Inde , plante indigène de l'Amérique , est cultivé du Maine à la Louisiane ; mais il réussit mieux dans les états du centre et de l'ouest. La terre de la meilleure qualité produit cent boisseaux de cette précieuse céréale par acre de terre. Les exportations annuelles qu'on en fait vont d'un million et demi à deux millions de boisseaux, dont la plus grande partie passe aux Indes occidentales.
L'érable croit dans tous les états de l'Union, et particulièrement dans ceux du centre et de l'ouest : dans le Vermont, qui conûoe au Canada, la quantité de sucre extrait de cet arbre pendant l'année 1810 a été évaluée à un million deux cent mille livres pesant;^ elle s'est élevée à trois millions dans l'Ohio ; à deux millions cinq ccDt mille dans le Kentuckj; à un million sept cent mille dans la Virginie ; à un million dans la Pensylvanie ; en somme, neuf millions et demi délivres pesant. Le froment est a^ussi cultivé d'un bout à l'autre des Etats-Unis. Dans les états du centre et de l'ouest, et dans les terrains élevés des états méridionaux , sa qualité est égale , sinon supérieure, à celle du meilleur blé d'Europe; mais, dans la Nouvelle-Angleterre et dans les états de l'extrémité méridiODalc, les récoltes manquent souveat.
DES DEVX INDES. 729
et d'autres produits paraissent plus arantageux. Les exportations annuelles de farine pendant les années i8i5 et 1816 se sont élevées à huit cent mille barils, et ont été évaluées à 7,000,000 de dollars. La culture du tabac , à partir du Maryland, environ au 3g* et 4»* degré de latitude, s'étend dans tous les états du midi, et partiellement dans ceux de l'ouest, notamment dans le Kentuckj, et dans le Tennessee. C'est la production principale du Maryland et de la Virginie , . où il est cultivé beaucoup plus que dans toute autre partie des États-Unis. Les exportations annuelles de cet article pendant les anoéesde iSi5 et 1S16 se sont élevées à environ soixante -dixsept mille banques de tabac en feuilles, indépendamment de huit cent mille livres manufacturé. Il ne faut pas aller plus loin que le 5-j* degré nord pour trouver un sol et un climat propres à la culture du coton, qui pourrait encore réussir sous le 39' degré des deux ct>tés des montagnes. Cette plante utile fut d'abord cultivée pour l'exportation dès l'année 1791. On en récolte actuellement une immense quantité depuis la rivière Roanoke jusqu'au Mississipi ; il forme la production principale dç tous les états méridionaux, à partir de la Caroline du nord et du Tennessee , et c'est un des grands articles d'exportation : les meilleurs croissent dans la Caroline méridionale et dans la Géoi^ie , dans les lieux secs , sur les côtes voisines de la mer, quoiqu'il en vienne aussi
73o ÉTAT. ACTDIL DD COHMEKCE
dans le centre et daoe les contrées supérieures. Le cotoD ne réussit pas bieo daos le Rentucky, le Missouri ou llodiana > quoiqu'on en cultÏTe dans ces états pour l'usage habituel. I^a quautité exportée pendant les années iSi5et i8i68'est élevée à 80,000.000 de livres enrirOD , évaluées pour la dernière année i a4iOOO,ooo de dollars, et formant à peu près un quart des articles d'exportation. Le rû , qui demande une grande chaleur et un sol marécageux , est cultiTé dans les mêmes terres que te coton, et peut être placé dans la même classe , eu égard à la position géographique. Ce végétal est l'objet d'une culture trèsétendue danslaCaroline, la Géorgie, la Louisiane, leMississipi, et dans le Missouri jusqu'à Saint- Louis. Le calcul des exportations annuelles pour i8i5 et 1816 a été porté à i33,ooo tierces environ, évaluées à 3 10,000 dollars. La canne i sucre croît dans les lieux bas et tempérés , jusqu'au 33* degré de latitude ; mais le climat favorable i sa culture ne dépasse pas le 3i* degré et demi. La même plante est actuellemeat cultivée avec un grand développement dans la Géorgie , le Mississipi et la Louisiane. La quantité produite en 1814 t dans ce dernier état, a été estimée i seize millions de livres pesant , et il n'y a pas de raison de douter que dans peu d'aânées son produit ne sufiQse i la consommation des habitans des états de l'Union. Le sucre n'a encore été exporté qu'en très-petite quantité. La vigue peut
ji-vGooglc
DKS D113X IITDE9. ^Sl
être cultÏYëe jusqu'en Peoaylvanie ; elle crott naturellement dans la plupart des états du midi et de l'ouest. Un tId d'une bonne qualité a été fait dans différentes parties des Etats-Unis ; et lorsque la culture de la Tigne sera mieux connue , il est â croire que les Américains trouveront chei eux une quantité suffisante de cette boisson favorite. Le houblon pousse aussi sans culture dans les états du centre et de l'ouest. L'indigo avait d'abord été cultivé dans les états du sud comme un article d'exportation ; mais il a été généralement abandonné pour des produits plus avantageux, tels que le coton , le riz et le sucre. Le mûrier croit naturellement, et des tentatives faîtes autrefois ont prouvé qu'il était possible d'établir des manufactures de soie avec les développemens convenables. L'accroissement de la valeur des terres et du prix des produits opéré dans les états du centre et de l'est, depuis les quinze dernières années , a favorisé l'introduction d'un meilleor système de culture. Plusieurs sociétés d'agriculture ont été formées ; une alternative de récoltes a été adoptée; l'usage des engrais, et surtout la propriété merveilleuse du gypse (pierre à plâtre) appliqué à cet objet, out rendu une fertilité nou- Telle à des terrains qui passaient pour épuisés. La plus grande attention a été accordée à la culture des gramen indigènes et étrangers , et à l'application des différentes espèces i la nature du sol. Dans les états du centre les prairies sont
733 ÉTAT ACTDEI DU C.0I11IERCS
formées d'après les meilleurs principes. La Pensjhanie est particulièrement distinguée pour la taille et la beauté de ses chevaux et de ses bètes i cornes. Les mérinos purs ou croisés sont maintenant répandus dans tous les états du nord , du centre et de l'ouest, et l'on ne trouye, soit dans la quantité , soit dans la qualité de leur laine, aucune trace de dégénérescence. Le nombre total des moutons qui se trouvent dans les Etats-Unis a été estimé être de huit millions '. >
Les États-Unis n'ont pas été moins favorisés de la nature , quant aux richesses minérales , que pour la fertilité du sol. Le fer, le charbon de terre , la chaux , le sel , objets de première nécessité , s'y trouvent en grande abondance. Chacun des états possède des mines de fer ; on les exploite dans le Nevr-Hampshire, le Vermont, le Rhode-Island, le New-ïorck, le Connecticut, le Kew-Jcrsey, la Pensylvanie, la Virginie et la Caroline du nord. En 1810, on comptait cinq cent trente fourneaux et forges dans les États- Unis; e( la valeur annuelle du fer, y compris li main-d'œuvre, était portée à la ou i5,ooo,ooo de dollars. Les États-Unis tirent le cuivre du Mexique et d'autres contrées ; cependant des mines de ce métal existent dans la plupart des états. On dit même que dans le territoire de Uichigan ( autrefois territoire du nord-ouest) il s'en trouve qui sont d'un accès très-facile. Qd ex-
■ Wwd«i , tome 1 , MraAwtWM.
ji-vGooglc
DES DSDX IMDES. ^35
ploite le plomb dans le Massachusets et dans la Virginie ; mais oa le tire principalemeDt du Missouri, où il parait que ce métal «st inépuisable. Od croit qu'il existe du mercure dans le Kentuckj. Quelques parties des Etats-Unis renferment del'argeut,maisprobabIemeDtpasassezpourqu'on puisse l'exploiteravec avantage. L'abondancedu charbon de terre est peut-être égale à celle de toutes les autres contrées du monde ; on croit que les mines de ce cbarbon s'étendent sur le cdté ouest des montagnes, depuis le lac Ontario jusqu'à la rivière de Tombekbé , distante de huit à neuf cents milles. Il existe aussi du cbarbon de terre à l'est des Allégbaoys, dans le Rhode-Island , le New- Yorck , le Connecticut , la Pensylvanie , le Maryland et la Virginie. Les couches qui s'étendent le long de la rivière d'Appamatox occupent cinq mille ouvriers. La pierre calcaire abonde dans tous les états de l'ouest. Le gypse se trouve en abondance dans les états du centre et de l'ouest, et deviendra très-précieux en raison de son importance comme engrais.
Le Kentucky , le Tennessee et la Virginie fournissent une plus grande quantité de nitre qu'il n'en faut pour la consommation de tous les états. Outre trois cent mille livres de poudre fournies pendant la dernière guerre , le Kentucky donna annuellement quatre cent mille livres de nitre. A l'est des montagnes on importe le sel , ou bien on le tire de la mer; àl'ouest, ii provient des source»
^34 l^TAT ACTDIL DO COHHEXCE
salées » qui sont si nombreuses et d'un produit si abondant dans tous les états et sur le territoire de Missouri , qu'il est probable que des couches de sel accompagnent la grande mine de charbon de terre qui s'étend depuis le lac Ontario jusqu'à Tombekbé , et qui se prolonge peut-être à l'ouest jusqu'aux monts Rocky.
Toutes ces richesses ne sont pas exploitées. La culture des terres obtient une heureuse préférence, dont l'industrie manufacturière semble ressentir l'influence; aussi les établissemens d'industrie qui ont prospéré principalement soot-ils ceux où le prix de la main-d'œuvre, toujours chère, est compensé par celui de la matière première.
t Le tarif des salaires et la facilité de se procurer des terres à cultiver, dit M. Warden, sont des circonstances défevorables aux manufactures des États-Unis. Les manufactures qui ont le mieux réussi sont principalement celles qui fabriquent des articles d'un grand volume ou dans la valeur desquels la main-d'œuvre n'entre que pour peu de chose. L'ébénisterie et les gros ouvrages de fer sont exécutés au moins aussi bien qu'en Angleterre. Les ouvrages filés , les tissus , et différens articles tant de consommation que d'exportation, se font dans les familles des fermiers et des artisans, principalement par les femmes- Presque tout le suc d'érable se fabrique de la même manière. Ces travaux domestiques étant infiniment plus favorables à la morale et au bonbeur privé que ceux
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DIS DBtrX IWDtS. 735
des grands établissemeDS, l'on doit regretter qu'Us De puissent j être uDiTersellemeot substitués. Au testé, tes progrès de la société produiront un effet cODtraire. Quand la guerre de 181a priva les États- Unis des ressources qu'ils tiraient de l'étranger, la rapidité avec laquelle les manufactures de tout genre se répau dirent -dans ce pays est une des choses les plus surprenantes que présente l'histoire de l'imérique.
< Elle ne prouve pas seulement l'immensité de nos ressources , elle montre encore dans nos ci- ' toyens un talent mobile , inTentif et entreprenant, auquel }usqu'ici on ne peut rïen comparer. Dans quelle contrée de rEurope{)Ourrait-on trouver des hommes aussi prompts à |)rendre de nouvelles habitudes , et qui réussissent aussi bien dans des travaux diiBciles et pleins d'obstacles , auxquels ils avaient été jusqu'alors complètement étrangers ? Les progrès des filatures durant la dernière guerre furent si rapides , que la quantité de cotons employés par elles, qui ne s'était élevée en 1810 qu'à dix mille balles , a monté en i8i5 à quatrevingt-dix mille. Les manufactures ont certainement employé cette année un capital de plus de cent millions de dollars ; et quoiqu'elles aient souffert de la concurrence des fabriques étrangères depuis la paix , celles d'entre ces manufactures qui se sont maintenues en dépit de cette concurrence prouvel'énergieaveclaquelle elles ont étédirigées.»
Le lecteur en pourra juger par le tableau de ce
^36 iTAT ACTCSL DU COHMEICE
qu'elles étaient eo 1818, époque depuis laquelle l'industrie intérieure a dû s'accroître encore par l'extensioD du commerce -d'exportation.
TaMeau des mamufactunt do Étau-Vttû en 1618, dans tcquei ett indiqué te montant du produit de ehaqueiranched'itutustrUt non-comprit (etartictet diU incertains '.
dolbn.
Foif;es et manufactures d'objet» en fer.. . . i4i364j536 Uaoufacturea d'objets en or et en argent ,
joaillerie , métaux mélan^, etc 3,4^>9)3
Plomberies 3a5,56o
Exploita lion etemplol du marbre , des pierres
et des ardoises 4^3* ■ ■ 5
Verreries 1,047,004
Poteries aSg^^ao
DrogneS) teintures, peintures, etc 5oo,389
Etoffes de coton, de laine, de lin, de chanvre
et de soie; bas manufacturés au moyen de
niétiers 39,497>o3;
Idtm , dont les matériaux sont 6tés à la
main 9,o53,i3o
Instrumens et mécaniques fa- '\
briqués i86,65o f
Colon, laine cardée ; étoffes > 6,i44466
foulées , et lapis imprimés au 1
moyen de mécaniques 5,957,816 j
CAbles et cordages 4,343,168
■ Le DiDDUnl .d« uliclM ÎDCcrUini l'iMre i iS,BSo,7g$ doUan; en lorte que U Munmc totale de [« nleur bnitc dei produit* îndiutri«li <t«it eitimée i53, 545,397 dollin.
ji-vGooglc
lyaulTa part 7i,3So,oSo
HuiuCacturea de papier , de cartOD , de cartes, etc i,939,a85
Sucre raffiné et manufacturé i,4i5,734
Liqueurt distillées et fermeutées faites avec
des fruits et des grains 16,538,307
Fabriques d'essences et d'huiles extraites des
arbres 1 79, 1 50
Fabriques d'huiles extraites de différentes
semences 85S,5og
Produits des grains, non compris la farine
de blé et de maïs , etc 7^,766
Fabriqnes d'objet^en bois 5,554i7o6
Uanu&ctures de tabac 1 ,360,378
Fabriques de ohapeaax de laine , de fourrures , et mélanges 4,333>744
Savon, chandelle, cire et spermaceti, huile
de source et de baleine 1 , 766,399
Peaux tannées et autres >?t93^>477
Hanufactures d'étofiiesde crin 139,731
Autres maoufactares de différentes espèces. ^,Z^-;,&ot
«>TU cÉniaâi 1 97,694160a
Ces valeurs, quelque considérables qu'elles soient. De sont pas les seule» qui donnent Icfinou- Tement à la circulation des capitaux dans les États-Uais ; le commerce j contribue plus encore par ses immenses spéculations.
Les états de l'Union ont fait dans le commerce ainsi que dans la uaTigation des progrès presque incroyables. Outre les avantages que leur offrent
^38 iTAT AÇTDKi DD COHHEBCE
lei excellentes rades ' , les baies spacieuses et les rivières navigables qui entrecoupent toute l'étendue des cAtes, leur commerce est aussi favorisé par des circonstances toutes particulières. l'Les lois ne permettent pas le itaODopole , et n'accordent aucun privilège exclusif. Les marchandises de ^utes espèces, exemptes d'iu:^ât8,pevvei»tcïfQulerdans tous les états , et une diminution ouuae suppression totale des droits<l 'entrée estaccordée en faveur de tous les articles embarqués pour l'étranger * dans le courant de l'année qui suit leur importation. a° Le commerce est considiié pa^ ceux qui s'y adonnent comme une profeMÎ^n tièft-boDorablé, et, dans les'portsdemerjesmembvesles plus recommfindablesde la sooiété-soot des négocians. 5* Les affaires commerciales et maritimes s'exéentent avec plus de promptitude et à moins de frais quepartout ailleurs. Les vaïseeaas , dajis les ports des Ëtats-Unij, sout chargée et déchaînés dam l'espace de quelques jours, tandis qu'il faut autant de moia dans, d'autres pays , à cause des règlenMinr ftaans et du défaut d'activité. 4* Les b&timeos marchanda sont coastiruits et équipés en moins de quatre ou cinq mois , et naviguent phw vite que ceux des autres natioDSL Les goélettes de Baltimore , coçnues souale nom èt-pibt-^>OMê~
' WirdcD, tome S , piga SS4.
* Eiccpti oepcndMit poor In porii qoi toucheal immédiileaical ■ni ÉlaU-TJBi*, Mb qus Saiat - AtigMlin, h Houielle-ÉcoiM. Haliliix , «t ceux du bant et du ■»• Gvudh
SIS- DE'VJt inDB«. 739
ithgonâr», obt tfouveot faitroile arec uofltcargaifwm des cAte« d'Amérique pdur un poK^ de France , «t y sont anurés en dix-Mpt oU' dJx-huit joun. 5<* Les marins des ÉttitS'-UQis sont très-actifs et trèsf' entreprenana. Des' sloops de soixante tonneMin, ajant à bord' onze pereonnefi d'équipage , mt fait la- trnrerfeée de Neir-Yorck aux côtes de la Chine. Les- sloop» de Nantucbet , portant quatre^ vingts tonneaux et dix hommes d'éqtiipage',doU' bleot le cap Horn, et se htrent i. tt' pèche de la baleine dans lefl«nersdu<sud. L'on a felt dansde semblaUesbitimens de nonlbreuiiTOjaget depois le pioft dfrIKew-ïonilt jusqu'au}! ré^ns g;Jacées de la Géorgie méridlenale, pour se procurer les peaux et l'huile des [loques et desbaleineB. lies vaisseaux baleiniers visitent la côte sud-ouest de la Nouvdle-HoUande , IS' Calilotnie , les îles Halouibes ou Falkland et aattes , ou relAchent , pour prendre des rafratcfaJeeemens , au- C^ de Bonn»* Espérance, aux &t9 Sandwich el aocc pofts du Chili.
Depuis le comoMBoement ée la guerre ed iSia, les Taieseaux armés des' 'ttAlt-Uwa ont parcouru toutes les aters depuis le Karatschatka jusqu'au cftaal-Saiat-^ïeorgei, et ont capturé de» bitimeofl marchands- abglais'À l'entrée même dei rades. ang)aù<B. Ils ont bit an tort coasidérable au cos»xnerce d'Angleterre. Plus de dix-sept cents de ses vaisseaux ont été pris pteadant la dufée de la guerre ; et il est iwouvé que -les Amcriemov n'ont
ji-vGooglc
74o AtAT ACTrZL DU COMMERCE
perdu qu'uD seul vaisseau' surjrois de ceux qui faisaieot le éomnierce à la même époque.
L'ëtat de guerre de l'Europe depuis i8oa )usqu'cD i8i3 a rendu les Américains facteurs de presque tout le monde commerçant , et leur a assuré un gain de dix pour cent sur les capitaux. Ils avaient aussi cinq pour cent par te change ; de manière que le commerce étranger leur apportait un profit net de quinze pour cent '.
Les exportations des producttoos indigèDcs consistent principalement en farine , maïs , coton, graine de lin, tabac, bois de charpente, merrain, potasse, poisson salé, et diverses productions .animales. Les exportations des articles étrangers consistent presque toutes en denrées coloniales • telles quesucrc. café, coton, cacao, indigo, poivre. ■ - Avant la dernière guerre , la moitié environ des produits indigènes passait en Angleterre , un huitième en France , et un dixième en Espagne. Un tiers des marchandises étrangères était importé en France, un quart en Espagne , un septième en Angleterre , et à peu près la même quantité dans les villes aiiséatiques. La moitié des marchandises étrangères consommées dans le pays provenait des manufactures anglaises, et consistait en laine , cuirs , plaques d'acier, objets argentés, fer, cuivre , lin , soie , chanvre , poterie , verre et
' Le coromerce Éprouve licluellcnieiit ( iHig ) uoe gnode itagoitioD, qui nt due aux eiectaptei «Jci binqnn et i Ii quantité îmairDie
ds luaTduDdkM corop^aM* iiopoiiie* iliM le [»7t.
ji-vGooglc
DES DEDX INDES. "j/^l
papier. La matière piemière du tiers des étoffes de cotoD était produite par les États-Unis. Cette préfëftnce donnée aux articles de fabrication anglaise n'était due qu'à leur bas pris, au long crédit ordinairement accordé, et à l'avantage de correspondre dans la même langue '.
Le tableau que DOiis joignons ici fait connaître quelle était à l'époque de i8o5 la valeur totale des exportations des Etas-Unis tant en production; du sol qu'en objets manufacturés et en réexportations de matières étrangères. Nous y joindrons l'analyse de ce qu'a été le commerce, tant d'exportations que d'importations , année moyefine de i8oa,i8o3, 1 804 > temps où il a été très-actif.
' .tff*rp« A(£ta<f-I'iH(, pulecbevaliFr de BeiDjour.
^TAT ACTBIL DU COHHZKCE
TiBtuc MHiiuin <fM tasportatûm* de» marcAotidûa
iSoS.
PBODDIT DES EAUX.
ttcBiiii*. Poiuon »ichi ei monie- • PoiMOB nié el loariiië ,'i(U ^ .h*r««g*. «IwM, uuqtqai, mi
— Bmle et cdia de ^•jéiae.
— Bmk d cbandcllet de ipcrnuceli.
PRODUIT DES PORBTS.
Fauu M feumira»
■fadrier» , abadmi , d«i*w ,ttMmt*ft
iniê de diirpcatei mllure*
Beorce de cUoe ctivlm pour !■ icia-
Hunilioiu Dioloi, goudroo, rërineet
tirébenthiiie
PoMte et pcrliMe (cendm pMlie*).
PRODUIT DE L'AGRICULTORE.
, peMU , gnine , bettiMu
Bcunv el fronuH. ,,.
Pmc lalé , iaiolioii , lard , cocboDi
Hoatooi
Froment, farioc et bUcuil.
Hili et hiÏDe de mab
Riï,
Tou aalrei attklM . tel* tfot aeigle ,
8,5iS.o(ii>
DES DBirX tHDBS. ^4^
Aille Al iàMiIàv tomutti dti eafr»tatiom rfo marekéndiaei indigènei en i8o5.
Montant de à
Tabic
Coton
Gnine dalin.
Snorebrai
Hoablon
Cin..
CtiaitRC et moutarde.
PRODUIT DES HAHOFAGTORËS,
S>Toa El chaDdelICa
Cmn , boIlH , touIlcH , et ouriH** <!'
Cbipeiui
Lianenn Mludegrihi, bttre etimi-
Boù omri , j comprit ht meabla et
loi TOitoret
Corduci , toil« k Toilet , buile de Iîd. Fer de toat genni , eo don*
AotrM kitidei, tell qjie tebec m
a dtUtIWi , BuaafiMtntdi..
i5,iiS,5oi> "v 8,145,000
9»44S.ooo I
i46|0ooo 1
î«o,o«io >3',S48,5oo
3S4.0DO I S7.ooof
i)5,ooo 1 iSS,ooo J-
7<')4 ir^T ACTUEL DU COMItERCE
Tiuun du eonmuece du ÈUUt-Vtùa avee lea diffUrtiau trois année» i8osi
EXPORTATIONS TAWa ,
AUX OIFFÉRBBTES PAHTIES DO HORDE, "■■<»'^[
,et luIre oMirrilnre relaie iï,o4o,oao^
■g I FoiMODiikj et iDiriDé i,tt48,oool
a" 3 iBœur, porc, bcum, fhmiagc, cl aolre Doorriture I
SJ aDinule. S.^it.oooV.
M a\Goti>a ' '
2\Cotoo 6,940,000 /^*9»9»^l
It.Uc 6,i43,oool
IBim de cooitnictiaa, naaitîoiMfWTaleiil F1|M*«. 4iïSr>oaa1 I
^AntrcÉ anicla. »,8iî,ooo' |