‹ État du monde romain vers le temps de la fondation de l'empire [microform]Chapitre 126 sur 191 · EXPORTATIONS DE SYRIE, PHÉNICIE · texte numérisé non relu

EXPORTATIONS DE SYRIE, PHÉNICIE

Les tapis et les tissus de la Babylonie, les denrées précieuses de l'Orient venues par le golfe Persique, l'Arabie septentrionale et la Syrie intérieure, passaient par Thapsaque et Palmyre, et étaient portées jusqu'à Mazaca, sur rilalys, d'où elles gagnaient Éphèse , la principale place de commerce de l'Asie\ malgré son mauvais port. Tanaïs, Panticapée, Phanagorie, remplissaient un rôle semblable pour les pays placés derrière elles. Les Scythes leur livraient de la laine, des pelleteries, des esclaves, en échange de vins, d'étoffes et de mille objets apportés par les marchands ^recs ; de grandes pêches se faisaient alors comme aujourd'hui dans les eaux limoneuses du Tanaïs et du Palus

Méotide^

La Phénicie donnait toujours la pourpre tyrienne qui se vendait à Rome plus de mille deniers la livre (82 fr.), et le bois, l'huile de cèdre, qui passaient pour incorruptibles, de sorte que les prêtres faisaient souvent de ce bois les statues deleurs dieux, et que les poètes, pour assurer l'immortalit4 à leurs vers, frottaient de cette huile les rouleaux qui les gardaient pour la postérité, cedro cligna locull\ La Phénicie exportait pour l'Egypte et pour toutes les villes des bords de la mer Rouge * les vins de la Syrie et ceux d'Italie , en outre quantité de verre dont la fabrication se faisait surtout à Sidon, malgré la concurrence d'Alexandrie qui en fabriquait beaucoup de diversement coloré et d'un

grand prix.

L'Egypte, qui dix-huit cents ans avant notre ère trafi-

l'alun, l'acacia, du bois de construction (Hor., Od., 1, 14), et la Colchide, un fer d'une trempe excellente (Virg., Georg,, I, 58).

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