Ep 52,964 Neue... He 59,079 DD. A e
Fotal..... 289,526 £124,220 2s 9
es
17. Une grande partie des terres du Bas Canada sont tenues en seigneurie, espèce de tenure féodale qui a soulevé une controverse qui menace de produire les résultats les plus facheux, si lon ne se hâte de la régler de quelque manière équitable. Une certaine classe de jurisconsultes prétendent que d’après la coutume établie dans le pays, avant qu’il fut cédé à la Grande- Bretagne, les seigneurs étaient tenus de concéder leurs terres par lots d'environ 100 acres au premier demandant, en par lui payant certaines redevances et une rente qui, prétendent-ils, n’a jamais excédé un denier par acre ; et ils citent les édits des rois de France pour prouver que le gouverneur et l’intendant pouvaient, lorsque le seigneur devenait contumace, s'emparer des terres et les concéder malgré lui, et retirer les rentes pour la couronne. Les seigneurs, d’un autre côté, allèguent les décisions des cours de justice, depuis la cession du pays, pour justifier le droit qu’ils ont de recevoir les rentes qu’ils pourront stipuler. À part cette controverse, les circonstances qui accompagnent cette tenure sont, sous d’autres rapports, très propres à exercer une influence défavorable au développement de la province, et si cette tenure peut être abolie sans injustice, ce sera indubitablement conférer un bienfait immense au pays que de Pabolir.
18. D’après les tableaux préparés pour les fins de la taxe, le montant total des valeurs mobilières et immobilières dans le Haut Canada, est donné comme étant de £35,455,980 10s. 6d., et le montant total des obligations dues par les municipalités est comme suit :
Montant garanti par des débentures.... £886,077 10 8
MONAN NOM Daranti. RERO 975667 13: 5
Actions possédées par les municipalités. 546,218 12 7 Les tableaux sur lesquels ces dernières estimations sont faites, ne sont cependant pas bien exacts ; et l’on ne saurait beaucoup compter sur les résultats donnés.
19. En 1847, le seul chemin de fer qu’il y eut dans la province, était une ligne de 22 milles de longueur, allant d’un point de la rive du St. Laurent, vis-à-vis Montréal, jusqu’à la ville limitrophe de St. Jean ; et avenir de la province, sous ce rapport, semblait si désespérant que, plus tard même, à la fin de l’année 1849, on lit les quelques lignes suivantes dans un document préparé avec soin et publié et signé par plusieurs
marchands intelligents, dans le but de hâter lannexion du Canada aux Etats-Unis. ‘“ Pendant que les Etats voisins se voient enlacés par un réseau vivant de chemins de fer, le Canada n’en possède que trois lignes, qui toutes ensemble n’ont guère plus de cinquante milles en longueur, et dont le ‘ capital pour deux de ces entreprises a subi une At “ de 60 à 80 p. cent, pi RU fatal de la torpeur qui s’ap- ‘ pesantit sur le pays.”
. Le tableau qui suit indique les chemins de fer maintenant ouverts ou en voie de construction en Canada, et les capitaux qui y ont été placés jusqu’aujourd’hui. Dans lé cours de Pété dernier, 20,000 hommes au moins ont été engagés dans des travaux de chemins de fer ; et bien que ce nombre ait considérablement diminué depuis, cependant lactivité la plus grande se déploie encore dans toutes les parties de la province. De front avec ces travaux, se poursuivent encore des travaux de grande importance et qui employent un nombre considérable d'ouvriers. Durant le cours de Pannée dernière il a été érigé dans toutes les parties de la province un nombre extraordinaire d’édifices publics, de magasins, de moulins, de manufactures et de résidences, et toutes ces causes réunies ensemble ont puissamment contribué à augmenter le prix de la main-’dœuvre.