Revenu et dépenses pour chacune de ces années
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Année. Revenu. Dépenses.
8. L'augmentation dans les dépenses depuis 1847, se trouve principalement dans les chapitres suivants :
Intérêt sur la dette publique. ........,++.+ 421,500 Dépenses de la législature. .....,,........ 8,220 Education. ss cesse soso eoes scoseees 24,660 Agriculture. sesse sous ose vesssosssesese 4,110 Hôpitaux et institutions de charité......... 9,864 Fonds d'amortissement (non payé en 1847).. 60,000 Administration de la justice... +... 21,500 34,500
Divers... .000. 00000... CAC]
9. Le revenu provenant destanx de péages sur Jes canaux pour <haqne‘annte depuis 1847 jusqu’à 1853, a 616 comme suit : Année. Brut. Net.
1847 .,..,, £41,204 4 vosre £23,330 12 1848 ...... 38,214 ! vos. 14,828 18 1849 .,.,., 46,198 5 os 33,210 14 1850 ,...., 69,935 6 …. 38,607 4 1851 ..,.., (65,122 6 ce. 43,975 14 1852 ss. 71,684 15 vosovs 45,777 9 1853 ,,,.., 82,890 6 vessss 60,611 19 10
10, Ci-auit un Ctat des bâtiments constrnits à Québec dans
chacune des années 1851, 1852, 1853 et 1854 : ui 1851.,..,DAtiments etc...... 48 .... 39,364 Ton'x, | d Goélettes. ...,,..., 22 tt. 2,141 « * ci Bâtiments-à-vapeur. 3 ..., 150 À q | 68 ... 41,655 ce 1852.... Bâtiments ete... 29 .... 26,42% : P : Gobleues...,,,,.., 19 .... 1,581 “ Bâtiments-d-vapeur. 4 .... 672 « a LH 52 .... 28,575 h ais si 1858... Bâtiments ete...... 50 .... 49,541 % d Goélettes ete...,,,, 38 ..., 3,377 , F Bâtiments-à-vapeur, 3 .... 85 ‘* :
91 .... 58,003 “ 4,,,, Bâtiments étrangers ) ù enregistrés comme 6 .... 2,988 bâtiments anglais, \ | 1854 Bâtiments etc. .., . 43 .... 44,165 jusqu’au Goélettes ete....,,, 25 ...,. 2,625 18 nov. ) Bâtiments-à-vapeur. 8 .... 518
Bâtiments étrangers
enregistrés comme Geo 2,522 bâtiments anglais.
NH. Le nombre d'émigrés arrivés an port de Québec, a ét6—
En 1847 de....,...,,,,..,.. 00,150 Ms srrsseceisersése MLD dis entossecse DO 1850.,...,.,.,.,,.,.,,.. 82,299 DB soccer csacssse ÉRDTO sctriitinveens TN 1988... 00 coonsoce 80,000 ssericouneder MR
L'année 1847 fnt l’année de la famine en Irlande ; et l’émigration de cette année là traîna à sa suite les maladies et la mort à un degré éponvantuble. Depnis cette époque, les règlements qui concernent le transport des passagers et les établissements de quarantaine ouverts anx émigrés qui arrivent à Québec, ont été mis sur un pied beaucoup plus parfait.
12. Les souffrances de l'Irlande durant cette période désastreuse, induisirent des âmes philantropiques à proposer des plans de colonisation systématique, appuyés dans quelques cas sur Pidée qu’il était dans l'intérêt des émigrés de se diriger autant que possible vers certaines régions où ils pourraient se concentrer de manière à former un corps de société completen lui-même, et rester soumis aux influences religieuses et sociales, sous lesquelles ils avaient véen avant l’émigration. On demandait, si je me rappelle bien, au gouvernement dans l’un de ces plans, d'établir dans nn endroit inhabité du Canada un nombre considérable d’irlandais qui s’y rendraient avec leurs prêtres et leurs affections de famille. Mais ces plans, quelque bienveillants qu’ils fussent dans leur but, reposaient, je crois, sur un malentendu complet des intérêts de la colonie comme de ceux des émigrés. On a presque toujours remarqué que les émigrés qui s’isolent, quelle que soient leur origine ou leurs antécédents, restent invariablement en arrière de leurs voisins ; et je suis porté à croire, que, règle générale, dans les sociétés dont l’organisation sociale et politique est aussi avancée que l’est celle de nos colonies de l’ Amérique du Nord, il est dans Pintérêt de tout le monde que les nouveaux venus, au lieu de s'établir à part et de se cramponner encore aux liens de sectes ou de partis qui les unissaient ensemble dans le pays qu’ils ont laissé,se dispersent autant
que possible parmi la population déjà fixe au milieu de laquelle ils se rendent. .
13. 11 n’est peut-être pas hors de propos de parler ici d’une chose qui se rattache à ce sujet ; c’est que les malheurs qui accompagnèrént l’émigration de 1847, créèrent pendant un temps dans l'esprit des habitants de la province certains préjugés contre l’émigration en général. La capitation sur les émigrés fut augmentée, et bientôt l’on vit se répandre généralement lopinion, que quelque désirable que soit l’introduction des capitalistes dans le pays, une émigration composte de personnes appartenant aux classes pauvres devait plutôt être un fardeau qu’un avantage. La gène commerciale jointe aux craintes du résultat probable que la politique du libre échange adoptée dans la Grande-Bretagne devait avoir sur la prospérité des colonies, avait opéré dans le même sens. Pour contrecarrer cestendances qui, ainsi que je le pensai, étaient de nature à finir par nuire à la mère-patrie et à la province, je sollicitai particulièrement, dans le discours que e prononçai du trône en 1849, lattention pnblique sur l’émigration par la voie du St. Laurent, comme étant une branche de commerce qu’il était désirable d'exploiter (indépendamment des conséquences qui pouvaient en résulter pour l'établissement du pays) vu Pexcédant considérable des exportations sur les importations qui se faisaient par cette voie et, partant, l'augmentation dans les prix du fret à l'extérieur. Ces vues rencontrèrent P’assentiment général, et les mesures qui depuis cette époque ont été adoptées pour rendre cette route attrayante pour émigré qui se dirige vers louest (et Peflet s’en voit aujourd’hui visiblement dans le chiffre croissant tous les ans de Pémigration du continent d'Europe par la voie de Qu. vec) sont de nature non seulement à développer le commerce de la province, mais encore à mettre l’émigré des hautes classes au fait des avantages qu’elle offre.
14. J’ajoute ici un état indiquant le nombre et le tonnage des bâtiments qui sont arrivés à Québec avec des cargaisons ou à lest dans chacune des années de 1846 à 15854, distinguant les bâtiments anglais des bâtiments étrangers. Dans les entrées des bâtiments venant du royaume-uni surtout, il semble y avoir eu durant cette période, une augmentation constante dans la proportion des bâtiments avec cargaison sur celle des bâtiments à
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