‹ Etat et avenir du Canada en 1854 [microforme]Chapitre 6 sur 26 · ANGLAIS, ÉTRANGERS · texte numérisé non relu

ANGLAIS, ÉTRANGERS

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Tonneaux. | Bâtiments.| Tonneaux.| Bâtiments.| Tonneaux. | Bâtiments.| Tonneaux, 129,550 | 858 SAUT eee ssh 7,571 21 dE ent lanta date ; | 7,366 23 OS mages Rs uns 5,934 86 PUS DS RAR LEE A PROS NUERIRE , PC SET ON TT RER ON HR ses ; 119,643 691 309,260 dns nssss so slé asie sosie s mlusesesee sols.e seed * 6,024 38 CRUE RSR MARMOEIES HRRREREN Ress Ss 2,180 19 CCE NS net RAA MER 3,33 43 LEA LT MARQUE OR Ne 17 5,846 131,795 | 791 TURC. CN RP PERRET 17 5,846 :

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lest—résultat dù, on peut le croire, à l'importation toujours croissante par la voie du St. Laurent d’articles pondéreux, tel que le fer en rails etle sel destiné aux états de l’ouest.

15. La quantité considérable de terres incultes que possèdent des individus et des corporations, fait de la vente du domaine public une question moins pressante dans cette colonie que dans quelques-autres. Il règne dans la province une opinion très prononcée sur les facilités que l’on doit offrir aux vrais cultivateurs de s’établir sur de petits lots de terre, et sur les obstacles qu’on doit susciter pour empêcher que les terres ne tombent entre les mains des spéculateurs. Cette opinion est sans aucun doute fondée en partie sur la jalousie que Pon porte aux grands propriétaires,mais on peut l’attribuer, je le crois, en grande partie aussi au sentiment des inconvénients et des dommages que les jeunes pays ont toujours éprouvés lorsque de vastes étendues de terres sont placées en dehors du marché, dans des localités qui sont en voie d'établissement; c’est à ce sentiment qu'est dû cette hostilité que l’on a originairement entretenue à l'endroit des réserves du clergé. Le prix de départ que le gouvemement a fixé en Canada pour les terres incultes, varie de 7s. Gd. courant à 15. conrant par acre, suivant la qualité ; et, d’après les règles maintenant en force dans le département des terres de la couronne, ces terres, excepté dans quelques cas particuliers, sont concédées en lots de 200 acres au plus, à condition pour le concessionnaire de s’y établir, d’y bâtir une maison ct de défricher le quart du lot avant de pouvoir obtenir lapatente. Dans quelques endroits du pays, le prix d’achat se fait en dix paiements annuels ; dans d’autres en cinq,—avec interêt dans les deux cas à compter de la date de la vente.

J’ai peu de confiance dans l'efficacité de ces plans pour arriver à l’établissement réel de ces terres ; ils gènent la libre circulation du capital, sont facilement éludés et semblent particulièrement être hors de place partout où les terres incultes sont soumises à la taxe municipale pour les besoins de municipalité, te] que c’est le cas pour le Haut Cauada.

16. Je joins un état des terres publiques vendues chaqne année, dans le Canada, depuis 1847 jusqu'à 1858 inslusivement.

Nowsrx d’acres des terres de la couronne vendue dans le Ganada Est et Ouest :

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Valeur totale,

soc ne 62,881 serrée 34,838 1849.....,.... 25,444 1850...,...... 164,307 TOLrssn tas: 197,855 1852.......... 68,210 OM ; | 256,059

du 809,594 | £2083,172 1s 2%d

Nouske d’acres des terres du clergé dans le Haut Canada, vendues en vertu de lu 8 & 4 Vict. ch. 78.

Année. Acres. | Valeur totale, Besse esse 196,568 1848...... 81,373 ss sus 70,726 1000 ces 98,245 (01 PRRNRPONN 91,706 BBD ss cv 94,942 Des core 150,809 Total... 179,369 £370,322 l7s Id

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Année. Acres. | Valeur totale:

7 NN 5,702 ABB 600 0 5,067 scores 5,185 | PA uses ee 6,881 |!

Bb isusse ss 4,197 CL NN à 6,649 rss rec 8,522 Total... …. 98,743 su 6s 94 “Nouens d’acres des terres des écoles communes vendues: cu à

Nomsre d’acres Ges terres du clergé dans le Bas Canada vendues en vertu de la 3 & 4 Vict. c. 78.

ET LE el 04 des 2 dl détente pan à

Acrces. | Valeur totale.

76,612 £18,630 13s 94 Nomsre d'acres des terres s des écoles 4 de £ grammaire ire vendues en vertu de la 4 & 5 Vict. c. 19.

vertu de le 12 Viet. c. » 100.

Année. Acres. Valeur totale.

TS scene eco 1OBD us ous 1908, 60 00 177,483

17. Une grande partie des terres du Bas Canada sont tenues en seignentie, espèce de tenure féodale qui a soulevé une controverse qui menace de produire les résultats les plus facheux, si l’on ne se hâte de la régler de quelque manière équitable. Une certaine classe de jurisconsultes prétendent qne d’après la coutume établie dans le pays, avant qu’il fut cédé à la Grande- Bretagne, les seigneurs étaient tenus de concéder leurs terres par lots d'environ 100 acres au premier demandant, en por ni payant certaines redevances et une rente qui, prétendent-ils, n’a jamais excédé un denier par acre ; et ils citent les édits des rois de France pour prouver que le gouverneur et l’intendant pouvaient, lorsque le seigneur devenait contumace, s'emparer des terres et les concéder malgré lui, et retirer les rentes pour la couronne. Les seigneurs, d’un autre côté, allèguent les décisions des cours de justice, depuis Ja cession du pays, pour justifier le droit qu’ils ont de recevoir les rentes qu’ils pourront stipuler. A part cette controverse, les circonstances qui accompagnent cette tenure sont, sous d’autres rapports, très propres à exercer une influence défavorable au développement de la province, et si cette tenure peut être abolie sans injustice, ce sera indubitablement conférer un bienfait immense au pays que de Pabolir.

18. D’après les tableaux préparés pour les fins de la taxe, le montant total des valeurs mobilières et immobilières dans le Haut Canada, est donné comme étant de £35,455,980 10s. 6d., et le montant total des obligations dues par les municipalités est comme suit :

Montant garanti par des débentures.... £886,077 10 8

Montant non garanti........,..,,.... 97,667 13 5

Actions possédées par les municipalités. 546,218 12 7 Les tableaux sur lesquels ces dernières estimations sont failes, ne sont cependant pas bien exacts ; et l’on ne saurait beaucoup compter sur les résultats donnés.

19. En 1847, le seul chemin de fer qu'il ; eut dans la province, était une ligne de 22 milles de !£:1gueur, allant d’un point de la rive du St. Laurent, vis-à-vis MontréAl, jusqu’à la ville limitrophe de St. Jean ; et l’avenir de la province, sous ce rapport, semblait si désespérant que, plus tard même, à la fin de l’année 1849, on lit les quelques lignes suivantes dans un document préparé avec soin et publié et signé par plusierrs

marchands intelligents, dans le but de hâter l'annexion dn Canada aux Etats-Unis. “ Pendant que les Etats voisins se ‘ voient eplacée par un réseau vivant de chemins de fer, le “ Canada ‘1 possède que trois l:;nes, qui toutes ensemble # n’ont guère plus de cinquante milles en longueur, et dont le “ capital pour deux de ces entreprises a subi nne dépréciation “ de 60 à 80 p. cent, symptôme fatal de la torpeur qui s’ap- “ pesantit sur le pays.”

Le tableau qui suit indique les chemins de fer maintenant ouverts ou en voie de construction en Canada, et les capitaux qui y ont été piacés jusqu'aujourd’hui. Dans le cours de l’été dernier, 20,990 hommes an moins ont été engagés dans des travanx de chemins de fer ; et bien que ce nombre ait considérablement diminué depuis, cependant l’activité la plus grande se déploie encore dans toutes les parties de la province, De front avec ces travaux, se poursuivent encore des travaux de grande importance et qui employent un nombre considérable d'ouvriers. Durant le cours de l’année dernière il a été érigé dans toutes les parties de la province un nombre extraordinaire d’édifices publics, de magasins, de moulins, de manufactures et de résidences, et toutes ces causes réunies ensemble ont puissamment contribué à augmenter le prix de la main-’dœuvre.

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