‹ État général des forces militaires et maritimes de la ChineChapitre 17 sur 50 · XI. ChauyefL — 18 officiers, comme dans la dixième garnison · texte numérisé non relu

XI. ChauyefL — 18 officiers, comme dans la dixième garnison

1 hiau-hl kiàu en moins. ~ 564 soldats : 54 caporaux, 493 cavaliers à cottes de mailles, 8 gardes-magasins, 9 forgerons.

XII. NiUchwàng. — 10 officiers : 1 fàng shàu-yà 4a, 3 fàng-yU

ojt, 6 hiau-ki Idàu 6a. — 387 soldats ; 40 caporaux, 337 cavaliers à cottes de mailles, 8 gardes-magasins, 2 forgerons.

xm. K'ai'Chau. — 8 officiers : 1 fàng shàu-yû 4a. 3 fàng-yù 5a, 4 hiau'ki kiàu 6a. — 398 soldats : 40 caporaux , 345 cavaliers à cottes de mailles, 1 1 gardes-magasins, 2 forgerons.

XIV. Kwàng-ning ching. — 26 officiers : 1 fàng skàihyù 4a, 11 UàUng 4a, 4 fàng-yU 5a, 10 hUwrki kiàu 6a. — 1,267 sol-

DES F0RfiE8 DE LA CHINE. 207

DATs : 116 caporaux, 3 courriers de la poste, 1,424 cavaliers À cottes de mailles, 11 gardes^nagasiûs, 13 forgerons.

' 2' PROVINCE : Kirtn, 8 gamlsons.

r. Xtrm. — 119 officiers de terre : 1 tmàng fttwi 1/3, 1 fU^tûtung 2cc, 48 isàUng ix, 21 fàng-yk 5a, 48 himhU «dv 6«; 6 offjci£Rs de marine : 2 officiers navals, 4* rang; 2 id., 5* rang; 2 td. , 6« rang. — 5,225 soldats de terre : 80 d*avant-garde. 317 caporaux, 5 des terres de la couronne, 40 courriers de la poste, 3 de provisions et de guides, 3,241 cavaliers à cottes de mailles, 500 d'inftmterie de t^re de la couronne, id., 850 courriers de la poste, id., 15 guides, 3 élèves, 4 pai Umg^ih, 40 Wuh, 51 faiseurs d'arcs, 76 forgerons; 377 SOLDATS de marine : 8 UnginA ou caporaux, 125 matelots de 1" classe, 125 id. de 2' classe, 1 Hn§im de passeurs, 56 lingiisui de matelots, 45 artificiers. -^ Pour Tartillerie : 1 ts'ànUng 3<x , 8 Uàling kx , 8 hiau-U Uàa B^e.

n. Tàsang-vla, — 36 officiers : 1 hieUing 3/3, 11 tsàling ka, 11 fàngyà 5* , 13 hiau-ki lûàu 6a. — 1748 soldats : 70 caporaux, 28 courriers de la poste, 1,030 cavaliers à cottes de mailles, 600 courriers de la poste, id., 10 faiseurs d'ares, 10 forgerons.

III. Ningùta. — 39 officiers : 1 fU-tUtung 2^, 2 kiehling 3/3, 12

tsùiing 4a, i2 fàng-yU 5a, 12 hiaihki Hàu 6a. -- 1.555 soldats : 40 d'avant-garde, 72 caporaux , 1 des terres de la couronne, 1,288 cavaliers à cottes de mailles, 130 des tende la couronne, i(L, 8 faiseurs d'arcs, 16 foirerons.

IV. Hwan-chuR ching. — > 9 officiers : 1 hieUing 30, 3 tsàling 4a»

2 fàng-yU 5a, 3 hiau-Jd kiàu 6a. — 451 soldats : 27 caporaiû, 423 cavaliers à cottes de mailles, i élève.

V. Pétuné. — 41 officiers : 1 fU-tUtuftg 2a, 1 hiehUii§ 3/3, 12 tsà-

ting 4a. 8 fàng-ffU 5a, 12 lùau-ki kiàu 6a. -- 1,115 soldats de terre et de marine : 40 d'avant-garde,. 72 caporaux.

888 cavaliers à cottes de mailles , 60 des terres de la couronne , iZ faiseur» d'arcs, 22 forgerons, 2 UhçUêI de passeurs, 58 Unglnti de matelots.

VI. Saùshg. — 41 oFFiaERs : 1 fU-Ottung 2«, 2 hiehUng 3/), i5

tiàling 4«, 8 fàng^ 5a, 15 hiao-ki Idàu 6<u — 1,711 soldats : 40 d'avant^arde, 90 caporaux, 1 des terres de la couronne, 1,390 cavaliers à cottes de mailles, 150 des terres de la couronne, id., 20 faiseurs d'arcs, 20 forgerons.

VII. AUckuciu — 23 oFFiaERs : 1 fù-tUtung 2a, 2 hiehUng 3^3, 7 tsdUng 4a, 8 fàng-^ 5a, 6 htau-ki kiàu 6a. — 432 soij>at3 : 8 d'avant-garde , 36 caporaux , 1 des terres de la couronne, 362 cavaliers à cottes de mailles, 30 des terres de la couronne, td., 3 faiseurs d'arcs, 2 forgerons.

VIII. Larin. — 15 officiers : 6 tsàUng 4a, 2 fàng-yù 5a, 7 ktau-U kiàu 6a. — 615 soldats : 8 d'avant-garde, 52 caporaux, 482 cavaliers à cottes de mailles, 30 des terres de la couronne, ûf., 24 surveillants, 3 faiseurs d'arcs, 2 forgerons, 14 Ungtm de matelots.

3* PROVINCE : SaghaUen^ 6 garnisons.

I. Saghalien. — 66 offiuebs : 1 tsang-kim 1/3, 1 fU-tùtmg^ 2a, 4

hiehUng 3/3 , 26 t$àlmg 4a, 8 fàng^ 5a, 26 hùnhki lâà» 6a. — 1,707 soldats de terre : 40 d'avant-garde, 140 caporaux, 4 id. des taxes, 1,209 cavaliers à cottes de mailles, 270 élèves, 16 faiseurs d'arcs, 2 selliers, 24 forgerons, 2 armuriers; 427 soldats de marine : 8 pilotes de l'* classe, 200 matelots de r*' classe, 219 id. de 2« classe.

II. Merguen. — 47 officiers : i fb-tùtung 2a, 4 hi^Ming 3/3, 17

tsàling 4a, 8 fàng-yà 5a, 17 hiau-ki Uàu 6a. — 1,088 soldats de terre : 40 d'avant-garde, 68 caporaux, 1 id., des taxes, 768 cavaliers à cottes de mailles, 180 élèves, 15 faiseurs d'arcs, 15 forgerons, i armurier; 45 soldats de marine: 1 pilote de r« classe, 20 matelots de l'« classe, 23 id., de 2* classe. En plus, 1 t^ànling 3a d'ARTiLLERiE.

nu Puiahar. — 1,984 soldats : 18i caporaux, 1,800 cavaliers à cottes de mailles.

IV. Ttitsihar, — 98 officiers de terre : 1 tùtung l/J, 1 fU-iùtung

2a, 8 Mehlmg 3/3, 40 t$àUng 4a, 8 fàng-yù 5a, 40 hiau-lû Màu 6a; 12 officiers de marine : 1 tsung-kwàa 3a, 2 officiers navals de 4« rang, 2 id. de 5* rang, 4 id. de 6* rang, 3 officiers de navire de 4«, 5*, 6« rangs. — 2,615 soldats de terre : 80 d*avant-garde, 160 caporaux, 28 id. courriers de la poste, 3 id. des taxes, 1,933 cavaliers à cottes de mailles, 320 élèves, 24 faiseurs d'arcs, 2 selliers, 32 forgerons, 3 armuriers; 523 SOLDATS de marine : 15 pilotes de l'« classe, 208 matelots de r« classe, 300 id. do 2" classe.

V. HurwirPir. — 2,532 soldats : 26 d'avantrgarde, 240 caporaux,

2,266 cavaliers à cottes de mailles.

vu Hulan. — 17 officiers : 1 fuAUiung 2a, 8 itàling 4a, 8 hiau-ki hàxi 6a. *- 505 SOLDATS de terre : 32 caporaux, 5 ûi. des taxes, 452 cavaliers à cottes de mailles, 8 faiseurs d'arcs, 8 forgerons; 54 soldats de marine : 15 pilotes de r® classe, 19 matelots de 1'* classe, 20 id. de 2« classe.

Les garnisons de Shingking et de Kirin fournissent un nombre de détacbements stationnés dans les villes et dans les postes fortifiés, et aux portes-barrières de la Palissade des deux côtés de la première province. Dans la cité de Moukden, ou Mùkten, deux petites gardes ont la charge.de protéger les monastères Lama de Chàng-hing et de Shih-ching. Kinchau fù, au Nord de la baie de Liaù tung, envoie un détachement pour un poste à la rivière Sian-hing qui coule au-dessus, à la

FORrF-s vn.iTAinKs im i a r.iiixF. 14

210 ÉTAT GéfVÉRiL

viile-district de Ningyuen, plus bas, vers la rive occidentale de la Baie, à Chung-tsien so et à Chung-hau so, station à mi-chemin en avant et en arrière, c est-à-dire entre Moukden et Shàn-Kài Kvàn, à lextrémité orientale de la Grande-Muraille. Chaque détachement est commandé par deux isoling et deux subalternes. La même garnison envoie un fàng-yh, et quelques 30 ou 40 hommes aux 5 barrières, Sung-ling-tsz\ Sin-t*ài, Peb-shih-tsui, Lishù-ltau, et Ming-shui-t'ang. A la Palissade Ouest, au-dessous de K ai-yuen, à lextrème Nord , se trouve le détachement de Tiehiing, et la barrière de Fah-kù. I-chau, située au Nord de K ai-chau, comprend toutes les autres barrières entre lui et Kwàngning, c'est-à-dire. Pih-tùchwàng, Tsing-ho, Kiù-kwàn-t*ai, Wai-yuen-pàu, et Ying-ngeh; Kwàngning, celle de Chàng-vsDit'ai, la dernière, probablement, entre I*chàu et K'ài-guen, et envoie des détachements à Kù-lin ho, Pih-ki pàu, Siàu-peh Shàu, et Lii-yang yih. A l'Est, Hingking, qui renferme un des mausolées des derniers chefs ou souverains de Mantchonx, fournit au poste de Fù-shun pàu, et aux barrières connues comme portes de Hingking, Hien-chwàng, et Ngài-yàng ; et enfin vers l'extrémité raiéridionalê

DES FORCES DE Ik CHINE. 2l 1

de la Palissade, Fùng-hwàng garnit îa barrière unique de Wàng-tsing.

La station de marine de Shingking fù est Kin chau, Tille sur la côte orientale de la baie de Liàutung, entre les districts de Kài-pihg et Fuh. Le Code du Conseil des Travaux, cité dans le Codé des Ijris, établit que 10 vaisseaux de guerre y doivent êti-e envoyés des arsenaux de Ghehkiaag et Fuhkien, car les habitants n'dbt pas Thabiteté de les construire. La difficulté se ti*oUve plutôt «hins Téquipetnetit que dans la construction ; les eaux intérieures et extérieures de Kirin et de Tsitsihar^ à ea juger d'après leur établissement, peuveiit ccmtbnir comparativement une grande flotte^ pour laquelle on n'a pas pris la même précaution ; le 9oin de oette dernière^ ce qui est assez bizarre^ est remis au €k>nseil des Travaux de Mùktea. Les 1 0 vaisseaux mentionnés plus iiaut doivept êti*e re&voyés de Tangchau fù, au nord de Shantung, pour être réparés en partie par le gouvernement au bout de trois ans, pour T^tre entièrement au bout de sîs ans, et abandonnés, quand ik sont vieux de nanf «as.

La garnison de Kirin envoie des détachements à Ghàng-peh sliàn, patrie célèbre de Aisin Gioro, le fondateur de la race Mantckoue ; celle de T^soafr

nia, à petite dislance de Kirin, en envoie à l4ung et à Ngehmuhosoloh, et aussi aux barrières de la Palissade entre K'ài yuen et la rivière Songari.

J ai renfermé dans celle de Lanù la petite garnison de Shwang-ching pàu, qui n a pas d'officiers ; mais je ne voudrais pas nier qu'elle appartînt à ' Hwànchem, un point tout à fait opposé de la province. Les cartes ne lui donnent pas cette place^ et elle est introduite par la Recherche sur l'Administration à la fin du rôle militaire de Kirin, sans rien qui puisse indiquer sa position par rapport au reste.

Les officiers de rétablissement sont, à l'exception de quelques-uns de la marine, du même titre que ceux des autres garnisons de Bannières. Les Swui-sz^ officiers de navire, se rencontrent à la fois à Kirin et à Tsitsihar ; mais il faut remarquer que les Ksvàn^huen , qui sont plus particulièrement officiers de l'arsenal, ne se rencontrent que dans la dernière province, qui justement est une province de l'intérieur. Le terme ki^-luh qui suit celui depaitangah est impossible à traduire; celui que j'ai rendu par surveillants et qui suit ki-tuh, c'est /wn-fan-te, surveillants-généraux des plantations, dont les revenus retournent en partie au

Conseil des Revenus à Mùkten, et une partie à la Maison de TEmpereur à Péking. Les désignations des autres parlent assez d'elles-mêmes.

Le hO'fciying ou division d armes à feu, à Kirin et à Tsitsihar, est ailleurs dénommé sous le titre de Mousquetaires; il n y a aticun corps de ce nom dans la Recherche sur l'Administration ; c'est pro* bablement un détachement envoyé, comme il ar^ rive dans quelque -corps métropolitains, pour ce service particulier. Les officiers sont fournis sur place, et non envoyés spécialement de Péking. Le tsiàngkiun de Kirin a Tautorité de gouverneur sur le Nord de Tà-sang Ula, cités ici parce que leur établissement officiel est de nature militaire. Ils sont formés non en compagnies, sous les ordres d'un tsdting comme on le voit ailleurs, mais en Chii-hien de trente hommes chaque. De ceux-ci, en 1812, il y avait 65 pour les bannières supérieures, et 45 pour les bannières inférieures, chacune sous un Chàng ou ancien , recevant 24 taêls, et un /«chàng, ou aide-ancien, recevant 18 taëls par an.

Parmi les 65 Chuhien supérieurs, 59 ramassaient des perles, recueillaient du miel et des pommes de pin ; les autres, au nombre de 6, faisaient la pêche; des 45 inférieurs, 10 faisaient la pèche,

et le reste i'9Uias$ait l'autre tribut dont nous menons de parler : 1 ,Q56 hommes des bannières supérieures et 1 t^^lO 4es banQières inférieures ainsi epaployés touehaiant çhaoun t2 taëls par an Ils étaient nommés §(9Wl-tingi, et étaient commandés pAP un tsu^g-kmn, 2 yihcààng, 4 U^^^S actifs, 7 hiàu-ki kiàu, 4 Mau-ki kim actifs, 4 cAàngking du 6% 4 du 7" degré, 4 collecteurs du 6% 4 du 7* degré, 7 subalternes actifs, 24 autres députés et 6 pihrtibç:^hi, sont envoyas par la Me^î^on de rPmpereur.

Les Nomades d^ la rivière Sagalien et de Tile de Tarakai, dans la province de Kirin, ne sont pa§ enrégimentés en compagnies chuhiem et tsolingy En 1812, il y avait 2,398 familles sous 56 surnoms, des tr^bu^ H^che, Fùyak, I^uyé, Orunel^uu et ICelur, ^enufts pour être sou^ la juridiction du Atutung de 3ansing ; chaque famille payant le tribut d'une peau de martre. Dans Tsitsihar, nous trouvons 4>.497 familles de tàsang des tribus Solon-tagur4, Orunehunet Kilar, chacune payant dçvu^ peau^ç de martre (1). Elles sont placées souslauto-

(1) D*aprës le règlement de perception établi parmi les tribus Uriànghai, une peau de martre se remplace par le paya^ mfj^X (d^ IQ pfm $9 renard ; çt une dçrea^d pfir c^u^ ^'ua

rite du Têiàng-kiun de cette province, qui réside à la cité de Sagalien. D ordinaire, il y a un tùrtung à Tsitsihar, que je suis porté à regarder comme la

demi-taêl. A ce compte, les fourrures de Kirin vaudraient 11,990 taëls ; celles de Tsitsihar 44,970 taêls. Nous ne saurions dire quelle allocation est faite aux tributaires. Les sang-ting de Tàsang-Ulà, mentionnés ci-dessus, rendent par chù'hien 16 perles ou 1,760 perles en tout à la kwàngch'usz*^ ou trésorerie de la Maison Impériale; 5,000 catties pesant de miel à la kwànling de la Maison Impériale (voyez Pàu-i) ; 1,000 noix de sapin pour le combustible et 54 shih, pécule de pommes de pin, au chàng-i-sz' de la Maison Impériale, office des cérémonies, bouquets, etc. Il n*y a pas de redevance fixe de poissons; ce qui s'en perçoit est envoyé au chàn-fung, ou beurrerie impériale. Les frais de perception sont indiqués comme montant à plus de 40,000 taôl$, sans compter les appointements du tsungkwàn et autres officiers ; mais nous n'avons aucune donnée qui puisse nous pennettre de supputer la valeur du tribut. Le miel amassé par les sang-ting ne vaut qu'un taél les 40 catties.

Ces sang-ting sont disséminés à travers 14 districts magistraux au Nord de Gbihii, et par delà ses frontières dans Shing-King fù ; les anciens, 965 familles, payent une laxe qui monte en tout à 4,214 taêis ; les nouveaux, 1,116 familles, 8,071 taëls, ou un équivalent, en nature, de volailles, daims de différentes sortes, sangliers, lièvres, pigeons, cailles, canards sauvages, petits poissons à écailles (truites?), éperviers et corbeaux, miel, chair de daim, plumes d'oiseaux de proie pour flèches, peaux de renards et de veaux marioii Ils sont divisés en classes d'après 1q tribut qu'Ofc ^ itfé*

plus importante cit<^ de la province. A Hurun-Pir sont deux bannières de Nomades nouveaux, Bargou, annexés sous le règne de Kien-lung, et commandés par 24 tsoling ; il y a de plus une bannière d'Eluths, vifeùx et nouveaux, et 2 tsoling. Cette dernière est fondue maintenant dans la garnison, et ne passe pas, comme les deux autres, sous la di*rection du Dui^eau Colonial.

Les Mausolées Impériaux en Mantchourie se composent de deux à Moukden, et un à Hingking. A Moukden, dans celui qui est appelé le Fuh-ling, repose le monarque qui envahit la Chine en i618, prenant pour qualification de son règne Tien-Ming « qui agit sbus lès ordres du Ciel, » et sa femme rirapératrice'. Dans le Chàu-ling est enseveli le fils de Tien-Ming, dont le règne fut appelé d abord Tien-Tsung, puis 'appelé du nom de Tsung-teh; rimpératrice repose dans le Chàu-ling Ouest. A Hingking, dans le Yung-ling, ou Tombe de TÉter-

clatne, si la terré qu'ils cultivent ne rend pas suffisamment. Les nouvelles familles peuvent avoir à payer environ 0,035 de taël par chaque hiàng^ ou 6 acres chinois. L'étendue qu'elles ont en main est d'environ 137,560. Ces nouvelles familles et les anciennes sont sous l'autorité civile des districts qu*eUea habitent,

DES FORGES DE lA GHLNE. 217

nité, sont 4 souverains, les prédécesseurs de Tien- Ming, appelés rétrospectivement les empereurs Yuen, Chih, Yih et Sinen; avec leurs femmes. Ces tombes sont confiées à 6 nobles des 4 ordres inférieurs de la noblesse impériale qui possèdent des maisons et des terres octroyées en vertu de leur charge ; leurs biens et leur charge passent, avec leurs titres, à leurs héritiers. Les petites forces qui gardent ces tombeaux sont naturellement sous la juridiction du commandant en chef Mantchou , mais la Recherche sur l'Administration en fait un commandement séparé, plaçant 186 soldats à Hingking, 1 76 à chacun des mausolées de Moukden et un Tsungkwan (3«), 2 Yihchàng (3a), 16 Fang-yii et 4 lingtsui à chacun des 3 .

Le fù-tiUung de Kinchau fù est aussi Tsungkwan des haras près de la rivière Tàling, où sont entretenus aux dépens deTÉtat 10,000 étalons en 20 troupeaux, et 5,000 hongres en 10 troupeaux ; ils sont conduits par 500 Muh4ing. Nous aurions dû dire qu'il y a de semblables établissements, en dehors du passage Tushih k'au (voyez Cordon) , à Shang-tùtahpusun Nor, pour 49 troupeaux de 300 chameaux chaque, 111 troupeaux d'étalons et 4 de hopgres de 500 chaque, confiés à 1 ,455 Mu/h-

ting^ et gardés par 340 soldats h$Utiun ; et il y en a encore à Talikangai, dans la région de Tolon Nor, au-delà de la Muraille, pour 48 troupeaux de chameaux, et 74 de chevaux de la même force que les précédents à peu près, confiés à 954 Muh-iing et à 100 hukiun. A la tète de ces établissements, c est le tutung de Kalgan qui est tungkwàn^ comme aussi il commande aux 1080 Af«A-^m^ou pâtres, qui conduisent 40 troupeaux de vaches, de 300 têtes, et 140 de moutons de 1100 têtes, gardés par 313 hukiun. Ils ont pour officiers 4 Sim Uungkwan, 6 yihchàng, 6 hie/Uing^ 5 fàng-yù^ 5 fà-tsungkwàn et des subalternes. G est la dernière section de Tarmée des Bannières.

§ 6. Gews ACCESSOIRES de la Maison Impériale.

Il y a certains établissements attachés à la Maison de l'Empereur, que Ion pourrait prendre à tort pour des divisions militaires, à cause de leur titre et de leur place dans la Recherche sur l'Administraiion, qui les énumère à la suite des corps d^ bannières. Ce sont les Mhg-ying^ ou division char^ gée des es: (Mtes, sous les capitaines-généraux des divisldus prii)c:i[)ale$ et du Fl^nc, qu fù-tuiun^ ; les

MhUiims yin§^ corps A%è ohasseups de tigres, sous les nobles ou capilainesrgénéraux des gardes ; le chm-kanck'ù, ou shàng-yiipi-yung €h% propreiQ^nt « département de la chassé, » est commandé par un êhùoéi tiré de ses vangs, sous les ordres des nobles ou ministres. Ce sont encore les yàng-ying ch*ù et les yàng-kau cKùs pour le dressage des faucons et des chiens, et le shen-pù ying, ou corps des maîtres d'armes, etc., qui enfin est sous les ordres des capitaines-généraux de lun ou de lautre des corps métropolitains. Ils n'ont pas de troupes particulièrement assignées dans la ^cherche sur V Administration, et leur existence, pour quelquesuns, est certainement éventuelle, et tient aux voyages et aux chasses*de Sa Majesté, qui, durant ces 30 dernières années, ont été en bien petit nomT bre, si toutefois il y en a eu.

Je vais esquisser brièvement Torganisation militaire des feudataires Mongols de Chine, avant de m*occuper de larmée du Vert-Étendard,

La nomination aux commandements les plus élevés des différentes divisions, dont la nature et l'emploi ont été rapportés sommairement déjà, est faite par Sa Majesté, sur la présentation qu du l)ureau 4^ W^V^ P^ ^^ Ço&feii de Guerre, qui oaet $oui

ses yeux la liste des hommes de Bannière éligibles, par rang ou office, à mesure que des vacances se rencontrent. Les capitaines-généraux, ou ministres des Gardes, sont ainsi nommés par le Bureau des gardes; le conseil prononce sur les noms des officiers propres à succéder aux postes de ministres d'artillerie et de mousquetaires, de capitaine-général des Bannières, de la gendarmerie, des divisions principale et du Flanc, ou des Nomades ; de fihiutung d'une bannière, d une garnison ou des Nomades, et de tsiàngkiun de garnisons.

Un tungling, ou capitaine général des Gardes, peut être pris parmi les ministres ou ministres extraordinaires des Gardes, parmi les capitaines-généraux des corps nommés plus haut ou les tsiàng-^ kitin des garnisons de Bannière; un ministre, parmi les ministres extraordinaires.

Chacun des deux derniers emplois peut passer à celui de ministre d'artillerie et des mousquetaires ; les capitaines-généraux des divisions principale et du Flanc peuvent obtenir aussi ces emplois, ainsi que ceux des Bannières, s'ils sont Mantchoux ou Mongols.

Les ith-tung, capitaines-généraux des Bannières mantchovx, peuvent être choisis parmi les tùttinji

DES FORCES DE hk ClflNE. 221

Mongols de la même aiie; parmi les Mantchoux qui sont tittung de Bimnières Hàn-kiun; parmi les tungting^ capitaines^généraux de la gendarmerie, de la division pribcipale et de la division du Flanc; parmi les fù-tùtung Mantchoux des Bannières, les tsungping de gendarmerie, et parmi les Mantchoux, qui sont tsiàngkiun de garnisons, tihtung^ ou fU-iutung des mêmes garnisons, ou des Nomades, ou tiiuh, généraux dans larmée chinoise.

Les tùr-tung Mongols sont nommés suivant la même méthode, excepté s'ils sont tung ling de la division principale ou de celle du Flanc; ils doivent être alors de la même aile que la bannière qui présente une vacance. Pour devenir tvr-tung hànkiun, les Mantchoux du grade ci-dessus sont aussi bien éligibles que les Hànkiun , et il en est de même pour les vacances mongoles ; enfin les Mongols peuvent être tvr-tung de bannières mantcboues; mais il n'est pas certain qu'ils puissent Têtre des bannières hànkiun.

La même règle doit être observée pour la nomination du fù-tutung dans les bannières des trois nations, qui peut être pris d entre les shilang, viceprésidents de conseils, s'ils sont de la même aile que

222 ÉTAT rfBNfill4l.

la bannière où se trouve la vacance; delà l''' clas^ deshiwei, hommes de gardes; desyt%â de gendarmerie ; des ts'ànHn§ des corps métropolitains, de la Maison de TEmpereuf et Yuen-ming-Yuen de la même aile; des tfiàehàng de la division légère, des yingîsung d artillerie et Yuen-ming-Yuen; des cfHmgshi de la ni[>blesse ; destsiêtèg-kwàn de Ghabar ; des tMn§--pin§ de Tarmée chinoise de Mantehouz et Mongols ; et aussi des ministres extraordinaires des gardes, des ordres kimg, hàu, péh, tsz\ nèm de noblesse chinoise, du kwàn-kiuftshi, titre héréditaire due* rang, et de la V classe Au- tre» de la suite des nobles impériaux les plus élevés.

C'est un avancement pour un fù-4utung Mongol de recevoir ce titi^ dans une bannière Mantchou^ : c'est la même chose pour un fù4utung mantchou qui commande une bannière de Hàukiun.

Les capitaines-généraux de la gendarmerie, <(ui doivent être Mantchoux ou Mongols, peuvent êti-e choisis parmi les ministres des gardes, ià-4uns ou fù'tulung des Bannières ; et les isunjg-ping de gendarmerie, ou capitaines-généraux des divisions du Flanc et Principale. Les derniers capitaines-géné^ raux dont nous venons de parler sont pris parmi les fù^mung des Bannières, ou u'anling supérieurs

DES FOfeCES DE hk CHINE 233

de lamême aile que la Bannière qui offre la vacance; et Ton dresse une liste supplémentaire de 10 noms pris parmi lee tsànlmg supérieurs de ces deux corps^ les tïànling en général, et ceux qui remplissent les fonctions de shang-shi <fens rétablissement d'un noble.

Dans les garnisons, le tsiàngkiun était aupara- \ant Qu un fk-tutung Mantchou ou Mongol des Bannières, ou le fi$-tutung en second dans le commandement de la garnison, ou un Mantchou servant comme iituh dans l'armée chinoise. Le tit-ttmg de Chahar est pris parmi les capitaines-généraux d(^ divisions principale et du Flanc, ou parmi les /u-mtung Mantchoux et Mongols*

Les fù'tututtg des garnisons étaient, avant leur nomination, ts'anting de Iql farce êoMile^ hùMing^ ching-chaugù, ou tsunkwan de la même garnison, ou bien chargés de quelque autre fonction qui permet d'inscrire leur nom pour ce service, ou Mantchoux servant en qualité deUutigping dans raitnée chinoise. Les fù4utting de Qfmni^es peuvent avoir leur destination changée, et être envoyés pour servir dans une garnison ; mais c'est probablement lorsqu'ils veulent devenir anciens officiers dans leu rs commandements .

224 ÉTAT GKIHËRAL

A Si-ugâu-fù dans Sbensi, un bànklun peut être fvr-tUtung ; à Kwùwà dans Shànsi, il doit être des 3 bannières supérieures. Les fU^tutung hankiun de garnison sortent des tsànling, des hiehling et du hing-ping hàm^krun servant dans Tarmée chinoise, et, ce qui est remarquable, du tsankwàn delà marine Tsitsihar.

Des ofticiers qui sont au<-dessous du haut rang mentionné plus haut, dans les Gardes, tous depuis les ministres extraordinaires jusqu'aux simples gardes de la 8* classe, reçoivent leur promotion dans la succession régulière de leurs corps même ; les derniers peuvent être pris non-seulement parmi les gardes de la 4* classe, et ceux de la Plumebleue, mais parmi les officiers héréditaires audessus de yun-ki-yù (ba) dans les 3 bannières supérieures, et parmi les subalternes {Kiàu) des Gardes, ou des divisions principale, du Flanc et soldée. La Plume-bleue se fournit dans les Pih-tih'SM de l'office du capitaine-général, les nganki yU (7^) héréditaires, Xe^paitangah, Giorosans emploi, fils ou pères des ministres servant dans les rangs des Gardes, de la division des Gardes, de la division principale, de la division du Flanc, ou les officiers de Mantchourie éligibles d après certaines règles,

DES FORGES DE LA CHL"fE. 225

s'ils résident à Péking. Les officiers nommés koho-^ chusi^ qui ont servi à la suite des Princes, ou 5 ans à celle du Prince de la Couronne, peuvent aussi devenir Gardes de la Plume-bleue.

La promotion dans les autres corps métropolitains «est tout à fait irrégulière; il est difficile de la réduire à un plan général, ou de s'assurer qu'aucune des nuances qui distinguent les qualifications du candidat, pour la succession, n'a été omise. Les détails occupent près de 3 volumes de la Recherche mr f Administration. Dans le hiàu-ki ying représenté comme la Force soldée, l'officier d'étatmajor (tsànting) est pris parmi les gardes de 1" et 2* classe, les nobles de la 10* classe, et les fù-tsànling du même corps ; ces derniers sont pris parmi les chàngking les plus considérables, les tsoling et les hiàu-ki kiàn, subalternes de la Force soldée; ces derniers sont choisis entre les ling-tsut officiers non-conmiissionnés de leurs propres divisions, de la division principale et de la division du Flanc, et aussi entre les ngan-hi-yU^ officiers héréditaires du ?•, etautres officiers inférieurs du 7* ou 8* rang.

Dans la hitkiau ou division du Flanc, le tsànling peut se choisir entre les hiauki-ying tsànling ; les mêmes gardes ou nobles, les gardes de la division

FOICIS mUTiJRES DK LA CHINE. 45

226 Ètkr GËNÉitit

prmcipale, les hù^-toei k Ir suite des nobles impériaux, vicomtes et barons de la noblesse nationale, et Mng-kk-tù-yùj rang héréditaire; enfin les fà4sànling de la hitkiun. On peut les prendre encore par^ mi les mêmes officiers de kidukl, la* garde de V et 3* classe, les nobles de 10* classe, les huwei, Uùlinjj, kithyù et yun-ki-yù héréditaires , et les ftetèhU tMAting qui sortent à leur tour des subalternes de là Garde et de la division principale. Les subalternes de hUMuh sortent de la même classe que ceux de là Màu-ki, et de leurs propres subalternes actifs. Il y a une précaution spéciale prise pour ({ue t(Sê fi>eiBhu, ou subalternes actii^, soient presque tous UngtMi t ils portent le bouton du 6* grade, mais ne reçoiVeiit pas de paye additionnelle ; les mi^hu kùktuH ktim ne peuvent être pris parmi les officiers dégradés. Les règles pour l'emploi des officiers dégradés à 3 ou 4 degrés sotit telles que, dans la plupart des cas, ils peuvent remplir, après \iû court délai, des fonctions apj^ropHées au grade qu'ils ont perdu.

Les tsànting de la division principale sont fournis par les Gardes ou nobles ; mais serablablement aussi par les têàntin^ de hùkiun, Ou les gardes da leur propre ditisiou; teux-ci à leur tour, par la

deuxième classe des hommes des Gardes, ou par les subalternes de leur propre corps, qui sout tirés eux-mêmes des subalternes actifs et des lanling^ chang du même corps.

Ainsi l'on peut remarquer qu'il y a une nuance^ une ombre de distinction en faveur de la division principale au-dessus de la division du Flanc; et en faveur de cette dernière , au-dessus de la Troupe soldée. Mais, dans la Gendarmerie, les ytA-yà qui semblent être avec les forces qu'ils commandent dans le même rapport que les Uùnling des autres corps, sont pris parmi les taàfUtng de la division principale et de celle du Flanc, ou parftii les aides yià-yu^ et les hiehyii de la Gendarmerie. Lespang^ pàn ou aides hieh^yii se recrutent dans les hieh-yû; et ces derniers parmi les king-^kù-tù-'yu et les Wftf-j^tf héréditaires, parmi les uoling, chin-munling, gardiens des portes^ fà-yir et subalternes de Gendarmene«

Les gardiens sont élus parmi les kitAyti, kingki^ià-yU, fù-yu et subalternes ; les fn-yu parmi les subalternes; et les subalternes, parmi ceux des Gardes, desdivisionsprincipale, du Flancet Soldée; parmi les thfing4-yû du Livàn-l-^ei (qui sortent eu^Daèmes des soldats des Gardés, 4es divisiom

^228 ÉTAT GÉ^ÈRLh

principale el du Flanc) ; parmi les ching'mun4i, secrétaires de la Porte; les officiers du 5*, 6*, et V rang, attachés à l'office des Bannières; les yun ki yiê et subalternes actifs. Ces derniers se complètent par tous les officiers ci-dessus, les subalternes effectifs exceptés. Les chang-king de la Pii tàu sont pris dans les subalternes ; les ching fnun4i dans les /m^tmi Gardes des divisions principale et du Flanc.

Les tsung-kwàn de la station d'alarme (voyez Gendarmerie) , sortent de sofficiers kientuh du même service; ceux-ci des subalternes ki-tù-yu et yunki yu des "Gardes, des divisions principale, du Flanc et Soldée; des ching-i-yû (voir plus haut) et des officiers attachés aux bannières du 6* et du 7* rang.

L'ordre de promotion dans le kien-yui ying ou division légère, est régulier à partie- du fù-tsienfung kiàu, ou aide-subalterne, qui était auparavant tsienfùng du même corps, et qui alors, n'a, comme tel, ni grade ni solde, jusqu'au grade de yihchàng ou ancien d'une aile.

Dans le ho-ki ying ou Artillerie et Mousquetaires, il se rencontre la même régularité. On devrait obleryer que les kiàu, ou subalternes de ce corps,

DES FOKCES DE Lk CHINE. 229

sortent des lan-ling chàng pris eux-mêmes, suivant la Recherche sur C Administration, parmi les sol* dats appelés chefs ou hommes de Flanc des mousquetaires. Ces désignations ne sont pas données dans les pages où cette force a été énumérée. Dans les Yuen-ming Yuen, les officiers de la Hù-kiun de cette place et les pau-i^ sont promus avec une gradation régulière.

Des efforts ont été tentés par nous pour es^ quisser les fonctions du tsoling; ces fonctions, cependant, il faut bien l'avouer, n ont été expliquées qu'imparfaitement. En ce qui concerne leur mode de promotion, remarquons brièvement qu'un tsoling ne peut pas être pris parmi les tù^ung, capitaines-généraux, ou les shàngshù^ présidents de cours; mais qu'il peut l'être parmi les fù-iuiung, les shilàng^ vice-présidents de cours, et les ministres du 2* rang, qui continueront à recevoir leurs ordres; parmi les officiers civils et militaires du 3" au 6* rang, non encore tsoling ; parmi les rejetons de la famille impériale, les autres deranghérédituire, et les subalternes de la Troupe Soldée. Il doit y avoir une différence, encore inexpliquée, entre les tsoling attachés au corps, et ceiix qui remplissent seulçmentlQ rôle de tribuns des ^baQnières enrôlées .

230 ÉTAT OÉFCteAli

MUS leurs ordres. Dans les garnisons en dehors de Péking, lehiehting, ou officier d'état-major, remplit en certains cas les fonctions de uàUng; et, dans la Chine extra-provinciale, le Ubling, en gtoéral, est tiré des fungyû et des Màu-kt kiau qui ont le grade inférieur.

Dans les garnisons du Gordon, et dans quelques autres en petit nombre, les nominations sont faites dans les bannières partioilières. Ainû dans Tdbichau, le ching-^hau yû doit être d'une des deux bannières jaunes ; dans le Tsangchau , d'une des deux blanches, etc. , etc. Dans tout TEmpire, Tordre de promotion est beaucoup plus régulier que dans les corps métropolitains, et c'est dans les grades inférieurs qu'on cherche les remplaçants quand il se trouve une vacance.

Les ching^shau-yû de garnison Honan sont pris dans les Gardes de T* classe, ou parmi les U'anlin§ des divisions principale, du Flanc et Soldée ; dans Tai-yuen, Teh-chau, Tsangchau et Paùting, dans ces 3 dernières, parmi les officiers de rang héréditaire, les officiers métropolitains du 4' et 5* rang et les fang*$hau yû de Tushih k au ; dans Fuhchau, Mukden et 5 ville^de la même province, parmi les mêmes Utmiiimg^ avec cette clause^ qu'ils appaf^

DES FOftCEg W hA CHINE. 9Bf

tiennent à k Mstison Impéd^. Dan« Ri^an et le« ytft^^a' de Sui-yuen et Chwi^g'Uang, \U sont pri« parmi les tianlitffÇ de ia division prin^^pale, d» celle du Flanc, et de la division \é^v%.

hè^ Mehling fiovlmt des fang-shau yM et des tso-lingi les fang-sAm yu des fangtfu ; h^fangyU dd« subalternes, et les subalternes des rangs.

Aux Mausolées de Chilhi et de Mantcfaourie, les offiders sont nommés plm que partout ailleurs par droit de descendance. Dans €failhi, le Uumgy kwàn était auparavant un sous^secirétaire du Conseil ou des Gardes, ou U'ànlvig de Péking ; le yih çhang était un de ces fàug^yù qui se font une sorte de droit héréditaire sur leur charge, si leur fianûHe en a joui pendant deux génératiooa ou durant 80 ans. Dans les tribus nomades, organiséaien partie seulement comme corps militaire, le$ promo^ tiens semblent se faire, autant que possible , dam lecorpsméme. Dans presque toutes les nominationf faites dans les Bannières, on a égard pour le choix à l'aile, h U Bannière ou à la compagnie Uolin^.

Quand il ne s*agit pas de nomination aux emplois les. plus élevés, la désignation des candidats, ou le soin de les présenter à l'Empereur est dévolue suilact lea cir^onalançes. h» mîw»tre^*4ff(f«oi:4i«aire^

des Gardes sont présentés par les capitaines-géDé* raux des Gardes. Les officiers de la division principale, en descendant à partir du ts'ànling, par leurs propres capitaines-généraux; ceux de la division du Flanc par les mêmes, mais ils doivent être de la même aile ou de la même Bannière que le candidat. Les tù^ùng des Bannières ont à présenter tous les officiers de hiàu-ki ou Troupe Soldée, et tous les hiehling, tsànting, tsungkwan , chingshau yû et fàngshau yU de TEmpire, à quelques exceptions près ; les tungling des Gardes ont une voix dans la nomination des chingshau yû, àTeh-chau, Tsangchau, Pàu-ting, et Tai-yuen, et sur celle du fangshau yii à Kîipeh k*au et dans onzeautres garnisons du Gordon. Les ching^mun-li de Gendarmerie, et les tsoling non-héréditaires, des corps de Bannières, àPéking, sont présentés parle ^à/àn^, ainsi que les ts'oling des garnisons extérieures, mais sur la motion du Conseil de Guerre ; les ts'oling du clan Impérial par la Cour du clan, sans en référer au tù^ tung. Dans la Gendarmerie, les yih-yu^ aîdes-yiAyû, hteh-yu, fù-yii et gardiens, sont présentés par le tsànling ou capitaine-général. Les officiers des divisions Légère, d'Artillerie et Yuen^ming Yuen, par le iqimstre surintendant. ï^s offîcierp d^pàu-i

DES FORCES DE LA CHIiNE. 233

des 5 Bannières inférieures, par le tu-^tung de leur bannière, à la prière des nobles, auxquels ils peu* vent être attachés. Les tù-tung ou fù^tutung de Bannière en service pour Tarmée présentent le tsung^ kwan de la station d'alarme, le isunkwan des Nomades Chahar, tous les officiers au-dessous du tùtung de Jeh-ho, et, à Tù-shih k'au, tous ceux de Mihyun et de Shàn-kài kwàn, mais à la demande du Conseil de Guerre qui propose aussi le premier, s'il s'agit des hiehling et ts'oling de Sui yuen, et de tous les officiers de Marine des Bannières, et des tsung-kwan et yieh-chang des dépôts de chevaux, de cha« meaux et de bétail. C'est la Bannière pour Tannée qui introduit les ching-^hau-yu^ hiehling et fang^ shau yu de Shing king etdeNinghlà, etles fang yii de Lowanyù et les marins de Mantchourie. Les membres anciens du Conseil de Guerre, tous les officiers d'Urumtsi, et tous les hiehling des garnisons qui ont complété six années dans les Mausolées, où un sous-secrétaire d'un Conseil passe 25tii}^kwan, c'est la Cour du clan qui le présente à la demande du Conseil de Guerre ; s'il était Garde, ou ministre de Gardes, c'est sur l'invitation de laBan« nière de l'année.

SS4 ÉiJa ûtaxiUL

§ 7, — LES FEUDÀTAIEE3.

Les pages précédentes ont été consacrées aux hommes de Bannières dont il est question dans la Rechenhe surl'Jdminiêtnuùm, comme étant rajrôlés dans le service actif, et elles ne font mention que des Chinois qui font partie des coips ou garnisons, sous le commandement en chef d officiers- généraux qui n'appartiennent pasà Tarmée du Yert-Ëtendard . Dans la plupart des cas, sinon dansions, ona uitroduit les Nomades partout où ces généraux ou les commissaires résidents avaient une autwité coloniale sur les tribus nomades ; mais, avant de parler de Tannée luhying ou chinoise, dont le service principal est renfermé dans la Chine Propre, il est bonde donner quelques notions sur les nombreux fieudataires militaires de l'Empire, semé^ dans les régions connues des géographes chinois sous le ucmi de Mongolie intérieure et extérieure, UUajsutai et Tsing-hai, ou Koko ^OTi et aus^ sur les troupes des tribus qui obéissent au ministre résident de cette contrée.

Les tribus qui reconnaissent la domination de la

DBS FOften MB LÀ GHUfE. 285

Chine se diiriseat en liongolieoft intérieura et Mon-goliens extérieurs. Les premiers occupent la région que leur nom leur assigne; lesderaiers occupent 1^ régions et districts mentionnés plus haut. La Mongolie intérieure , située entre le désert de Gobi et la frontière non-interrompue de Mantchourie et de Chine, fut occupée en i 8 1 2 par 24 tribus de dif-* férentsnoms, rangées irrégulièrement sous 49 éten-* dards, et divisées par prjDportions inégales en 6 cAo/* kan ou ligues.

Les Mongoliens extérieurs étaient : IM tribus de Kalkas de différents noms, sous des khans; et, avec deux tribus fractionnées réunies à elles, elles formaient 4 ligues ; elles comptaient en tout 86 éleadards, et résidaient sur le territoire Nord du désert de Gobi, nommé géogrephiquemenC Mongolie extérieure. 2* 1 1 tribus, non formées en ligues, sous 34 étendards, disséminées à TOuest des montagnes du Holan, au S. 0. delà Mongolie intérieure; au S. de r Altaï et au N. des chaînes du Tengkiri* 3* 2 tribus de Mobammedans, sous deux étendards, à Hàmi et à Turfàn, en dedans des frontières provin-* ciales de Kansuh, au Sud des Bfonls Célestes; et 4^ 5 tribus sous 29 étendards, autour de Koko- Nor, appelé par les Chinois Tsing-hai, ou mer

236 ÉTAT GÉmÉRAL

d'Âzur. Il y a des lamas de Mongoliens intérieurs et de Mongoliens extérieurs.

Tous ou presque tous les étendards des tribus indiquées plus haut, ont un chef national appelé Dzassak, dont le titre, à quelques exceptions près, est héréditaire ; les peuples qu'il commande sont nommés collectivement orbadù ou orpatù^ en ex* ceptant les lamas qui sont mis à part comme de Shapi Nor; leui's dzassaks prennent la dénomination accessoire lania devant leur titre. Le petit nombre de tribus ou fractions de tribus qui n*ont pas de chefs semblables sont sous Tautorité la plus immédiate des généraux de Bannière et ministres résidents venus de Chine.

Je récapitulerai ces derniers brièvement Sous le tsiang kiun de Sui yuen sont les Tumets de Shansi, au delà de la Muraille; sousle/à-/tin^ à Kalgan, près de la Muraille, sont les tribus privil^iées des Chabars, des Bargeu, incorporés dans les Chahars, des Kalkas et des Eluths ; sous le tù-^ung^ à Jeh ho, les Eluths Tashtava; sousle/w-ra^ti»^, àHurun-Pir, les Eluths et Nouveaux-Bargou ; sous le Uung-kwan^ à Tàsung-Ulà, les.Solon, Taguri, Orunchun et Pilar, payant un tributde pelleteries, et dépendant du tsàng kiun de Sagalien, A Ili, le tâiàng kiun a autorité sur

lesEluthset lesChahars de sa propre province centrale d'Ui ; ils ont aussi des ministres Chinois. Il a encore autorité sur les Eluths, les Chahars et les Has^ sacks qui obéissent au tsàntsàn^ ministre résidant à Tarbaga-tai, et sur les Mohammedans des huit cités danslli, au Sud du Tien*shan, qui obéissent d'abord aux ministres résidents de différents degrés.

Dans la province Uliasutai, qui reçoit, comme nous l'avons fait voir, une petite garnison àixtsiàngkiun de Shànsi, il y a des Tangnu-IIriànkai, quelques-uns yùmuh^ pâtres, quelques autres tàsang, pelletiers, sous les ordres du tsiàng kiun en observation à Kurun, qui est chef supérieur des ministres à Kobdo, ayant à veiller sur les Mingat, Eluths, Chaksin, Uriankai de TAltaï, et Uriankai de TAltaï-Nor. Sur la frontière du Tibet sont les Tamuh, ou Mongols Dam, sous 9 étendards, soumis à l'autorité du tsàntsàn résident.

Nous n'avons pas loisir de fadre un ^amen minutieux de la constitution féodale de ces tribus, mais il est bon de noter les particularités qui suivent. Les Dzassaks des Mongols intérieurs sont anoblis par l'Empereur de Chine, soit en six ordres des mêmes titres que les six supérieurs de la noblesse impériale, soit au-dessous de ces ordres supérieurs,

238 ÉTAT OÉFféAAL

en quatre ordres de lai-kih et quatre de tapunang^ égaux en rang aux officiers civils chinois des quatre plus hauts d'entre les neuf grades; mais il peut y avoir des officiers, non dzassaks, qui portent ces deux derniers titres. J'ai dit que le dzassak était pfisf m héréditaire^ parce que je trouve que, lors même que les mots de la patente originelle indiquent une succession à perpétuité ijoangti)^ les titulaires ont été abaissés de quelques degrés, ou, si Ton veut, en différentes fois, et jamais l'héritier ne mccède §ans avoir l'assentiment de la Couronne. Bn même temps on a pris grand soin d'assurer une succession directe, et l'on a libéralement pourvu à itdever l'héritage, en allouant le reste à de dignes collatéraux. Les dzassaks sont des vassaux et des tributaires soldés de l'Empereur, et leur noblesse fait une différence importante dans les allocations reçues de la Couronne. Leurs inférieurs, dans la tribu, sont leurs hommes de clans, vassaux seulement de l'Empereur, dont ils ont reçu^ depuis le commencement de la dynastie, des pftturages tenus en fiefs dans la proportion de 80 /t pour 1, pour 2, etc. jusqu'à 15 hommes, et par ordonnance duquel ils payent un rev^u fixe en nature à leurs dzassaks. G^ derniers ne peuvent tim exiger au^^deaius de ce

qui est dû, mais ils reçoivent de l'argent et des dons de leur suzerain TEmpereur, qui, avec leurs titres, constitue lui-même leur fief^ soumis à forfaiture, s'ils ne marchent pas avec leurs troupes au premier appel, ou s'ils commettent d'autres offenses. Les tri» bus sont divisées en compagnies (lo/m^, de la force de i50 hommes; il y en a jusqu'à 274 par tribu, comme chez les Ortous ; ou aussi peu qu'une seule par tribu, comme chez les Kechikten^ Nous en avons donné le nombre tel qu'il était en 1812 ; du reste, l'énumération des officiers et des hommes n'est pas difficile, parce que la règle proportionnelle est généralement méthodique.

Les dzassaks sont assistés par des tai Mh nommés hiehU, fonctionnant conjointement, choisis par eux en nombre irrégulier, avec le chef de la ligue, et parmi tous ceui que nous avons rangés dans la noblesse. Chaque étendard a un chàng-king, un seul fà^hanp kin§ s'il y a moins, deux s'il y a plus de dix compagnies ; un seul tsànling pour six compagnies choisies parmi les dignitaires ci-dessus, et un têoting pris aussi parmi eux, excepté parmi les tsànling et les hiàu^ki kittu^ mot traduit jusqu'à présent par celui de subalternes. Il y a de ces derniers un par chaque tsoting, et ils sont pris parmi

les tnàkià ou cavaliers, qui forment le tiers des compagnies^ et dont six par compagnie sont lingtsui ou officiers non-commissionnés. En temps deguerre, un tnàkià sur trois entre en campagne. Il y a encore pour dix maisons, ou familles, un shih-chang ou décurion. Le choix de ces officiers n'est pas déterminé, et l'on ne peut, par conséquent, en dire le nombre.

Les six ming, chat kan ou ligues qui sont formées des 24 tribus, sont chacune sous un chef ou ancien, et sous un lieutenant, choisis sur une liste de dzassaks, présentée à l'Empereur par l'Office Colonial. Les tribus sont tenues de se donner aide mutuel dans la même ligue en cas de danger. Une fois tous les trois ans, les ligues sont passées en revue par quatre hauts-commissaires que choisit l'Empereur entre les titulaires des postes militaires et civils les plus élevés de l'Empire ; leur inspection a le caractère de la surveillance la plus générale et la plus inquisitoriale.

Les dzassaks sont à leur tour obligés de faire leur visite à Péking; Tannée dans laquelle ce n'est pas le tour de tel ou tel dzassak de s'y rendre, il y envoie un iaikih; à certaines occasions déterminées, ils s'assemblent tous en costume de cour pour faire

hommage, comme marque de féauté, devant la porte de Sa Majesté, au quartier-général de la tribu.

Le chapitre d'où sont tirés ces délaies se teripine par les yùmuh, pâtres nomades des Mopgo's-Tamet, dont 49 compagnies tsoli$ig obéisseat au tsiàngkfun de Sui-yuen ; et par les 3 étendards des tà-sangTaguri en 39, les 5 étendards du Solon en 47 compagnies, lesOrunchun en 6 troupes de cheval et 3 compagnies de pied, et 2 compagnies de Pilar, toutes sous les ordres d'un tsangkwàn^ qui lui-même obéit au tsiàngkiun de Sagalien. Ils devaient donc être compris dans rétablissement des Mongols intérieurs, et non dans la force provinciale des provinces.

L'économie particulière des Mongoliens extérieurs ressemble fort à celle des Mongoliens intérieurs. Leurs dzassaks sont anoblis par les.mêmes titres, excepté par celui de tapunang dont on ne trouve pas trace. Quelques dzassaks, anoblis autrement ou non, ont le titre de khan, qui est supérieur à tout autre, et qui entraîne avec lui une allocation supérieure et de paye et de dons. Leurs chatkan ou ligues ont chacune un capitaine-général et un lieutenant comme les Mongols intérieurs

FORCBS MILITATBBS DE LA CHINE. I6

242 ÉTAT GÉNtoAL

et sont comme eux inspectés et passés en revue tous les trois ans. Leur organisation rrâlitaire est, à quelques exceptions près, absolument la même.

P abord, dans la région de la Mongolie extérieure, nous trouvons 4 ligues de Kalkas, chacune sous les ordres d'un khan : 1° Tùchétù Khanate, comptant 20 étendards sous 58 tsoling ; V les Sainnoin, 21 étendards, dont 2 Eluths en 38 compagnies isoling ; S"" les Tsetsen, 23 étendards en 46 compagnies et demie; 4* les Dzassaktu, sous 19 étendards, dont 1 de Khoits, en 24 compagnies et demie.

Le général en observation sur la frontière russe, résidant à Kurun, chez les Tùchétù Khanate, a le commandement en chef de leurs troupes qui, en 1812, se composaient de 8,250 màkià ou cavaliers à cottes de mailles. Un lieutenant-général {fii-tsiang kiun) et un fsàntsàn choisis par l'Empereur parmi les dzassaks, possède aussi lautorité; il y en a un dans chaque Khanate. Pour assister le général en observation dans son service colonial et étranger, deux UiàngHinn sopt stationnés à Kurun ; l'un qui est un Mongol ou un Mantchou de haut rang est envoyé de Péking; lautre est un Dzasçak.

Nous en arrivons aux Durbets divisés en deux ailes» dont lune forme une ligue sous un lieute-

nanl-général et est disposée comme les précédentes. La gauche comprend 10 étendards des Durbets et

1 des Khoits en 1 1 compagnies ; la droite 3 des Durbets et 1 dep Khoits, en 17 compagnies. Leur position est au-delà de la ligne frontière du N.-O. des Dïassaktti ; ils ii'étendant en travers de la province de Kobdo, au N, de la cité de ce nom; et leurs troupes, qui montaient, m 1812, à 1,400 m4kià, étaient sous les ordres du uànUw du gouver^ nement chinois à Kobdo. Les deux ailqs sont sou<mises à un khan.

Sous Iqs ordres du mémo officier da Kobdo, sont les troupes des nouveau^f Turguths de la rivière Urungu, au S.-E. de la même province; et des Hosboitsdu Djabkan, plus au Nord. Les premiers sou3

2 étendards en 3 compagnies, qui ne fourniraient guère que 150 màkià, forment une ligue; Tunique étendard et Tunique compagnie des derniers fournissent 250 màkià qui n'appartiennent à aucune ligue.

Sous le général du Kurun sont 595 familles taêang des tangsuUriankai, payant deux fourrures de martre, et 412 autres, payant 80 pefiux de loirsgris, sous les ordres du tmntsm d^ Kobdo; 412 des Tangnu Altaï, payant des peaux de loirs gri$; 356 payant

des peaux de martre, et 429 payant chacun 4 peaux de renard; il y a aussi 61 des Tangnu Altaï-Nor payant des peaux de loirs gris, et 1 47 des fourrures de martre. Il y a, sous les ordres du général, 8 compagnies de yumuh des Uriankai, et sous l'autorité du Uànîsàn, 7 compagnies d'Altaï et 2 d'Altaï-Nor. Nous avons à parler maintenant des ligues dont les soldats sont sous le commandement du Uàngkiun d'Ili ; nous en avons déjà dit quelques mots dans ce livre. Il y en a 4 de vieux Turguths et une de Hoshoits, distribuées en 5 circuits. Celui du Nord est composé des vieux Turguths de Hopokiloh, 3 étendards en 14 compagnies ; celui deTEst, des

vieux Turguths de Tsirholang, 2 étendards, 7 com-

pagnies ; celui de l'Ouest, des vieux Turguths de la rivière Tsing, 1 étendard, 4 compagnies. Ils sont au Nord des Tengkiri, s'étendant jusque dans Tarbagataï; au Sud de la même ligne, dans le circuit du centre, sont 3 étendards en 21 compagnies de Hoshoits de la rivière Churutuz, et dans le circuit Sud, 4 étendards en 54 compagnies, de vieux Turguhts de la même localité. Le total des soldats de ces 5 ligues, d'aprèsleurcompositionenl812, doit être de 5000 Màkià. Il y a un khan qui commande à ces Turguths.

Dans toutes les tribus, toutes les fois qu'il y a 2 ou plus de 2 étendards, on les nomme, quoique sans beaucoup de régularité, étendards de droite, de gauche, du centre, de front, de bannière, suivant les cas ; un étendard peut n'avoir qu'une compagnie ; il peut en avoir 50. Les Alashàr, établis au Nord de la grande courbure du fleuve Jaune, h l'endroit où il limite, par sa rive méridionale, le pays des Ortous, et les Turgulhs de la rivière Edsinei, qui sont en-deçà de la Mongolie intérieure, n'ont chacun qu'un étendard ; le premier étendard est divisé en 8 compagnies ; le second n'en a qu'une. Leurs troupes réunies sont commandées par leurs propres Dzassaks, et non par aucune autorité chinoise. Comme les Hoshoits, des Djabkan, nommés plus haut, ils ne sont liés à aucune ligue.

En suivant le contour des nouveaux Kansuh , nous trouvons au Nord-Est du territoire Tsing-hài, ou Koko-Nor, 5 tribus en une ligue de 29 étendards ; ce qu'elles ont de particulier, c'est qu'elles n'ont ni capitaine ni lieutenant comme en ont les autres. Leurs étendards sont au nombre de 21 composés de Hoshoits en 80 compagnies; une compagnie deKhoits; 4 étendards, 12 compagnies de Turguths ; un étendard, une compagnie de Kalkas ;

246 ÉTlT GÉNÉRAL

2 étendards, 6 (*otnpagtiies 1;2 de Choros. Leur force activé, en 1812, devait être de 5,052 fAàkià sous le commandement du résident à Sining, sur les frontières de KatlSùh.

Les Mohammedahs de Klàmi et Turfàn, atissl bien que ceux des cités dans le Turkestan Oriental otit été étudiés avec les commandements de Kaiisuh et d'Ili. La tribu de Hami a un étendard en 13 compagnies; Turfail, un en 15 compagnies, ou respectivement 680 et 750 tnàkià, sous les Dzassaks, qui sont surveillés par un lingtsui pour chaque pays placé ôous Tautorité suprême du tù-tutig d*Urumtsi.

La noblesse de ces régions est soumise aux mé-^ mes obligations d'hommage et de services que les tribus précédentes. Il semble qu'il y ait une distinction liscâle entré lès Mohammedans de Hami et de Tui'ftui, et ceux d'Ili avec les cités du circuit méridional d'Ili, ou du f Urtestan, qui sont mentionnés comme « familles >) payant un tribut ou taxe de produit, dont personne n'est exempté, à l'exceptioti de* soldats. Les seules troupes indigènes citées dans le Code des Lois, c'étaient 900 Mohammedans à Gashgar, en 1812, dans la première cité du circuit ; au-dessus d'eux, il y a un

tsungkwàUj un fà-tsung kwàn, et 5 pihchàHg ou centurions. Leurs garnisons d'hommes de Bannière et Luhying ont été données précédemment.

Voici à peu près le calcul exact, fburni par les tableaux de 4842, des différentes tribus.

Les onze tribussont : 4*" celle de la Mongolie intérieure, S^'des Kalkas, etc., de Mongolie extérieure, sous le général à Kurun; 3» les vieux Turguths, sous le isiang-kiun d'Ili ; 4* les Hoshoits de Churutuz, sous le imang'kiun dlli ; 5* les nouveaux Turguths d'Urungu et de Djabkan Hoshoits ; 6<» les Durbets et Khoits, sous le ministre à Kobdo ; 7° les tribus Koko-Nor, gouvernées par Shning-fù dans Kansuh ; 8! les Mongols Alaskan , sous leurs Dzassaks; 9^ les vieux Turguths d'Edsine, sous leurs Dzassaks; 40"* les Mohammédans de Hami, sous leuTs Dzassaks; 44* les Mohammédans de Turfan, sous leurs Dzassaks.

Ces tribus comprennent en totalité 499 bannières, 49 ligues, 6 khans, 43 kiunwàng, 30 beileh, 34 beitseh, 20 dùnk-woh kung^ 54 fl^hwoh kmg, 82 taiMh, 1 tapunàng^ 499 chàtiiUng^ 442 /Wckènglâng, 267 tg'mUmg, 1,728 Mlhig, 4,667 Moti-U l^èu, 40,348 Ungtm^ 46,356 màkià ou hommes d'armes^ et. 472,750 Men-san.

N. B. Chaque bannière a un chàngking; un fù-chàngking ^ouv 10 tsoting, et deux pour plus de 40; un tsànting pour 6 tsdting^ et à chaque Uàling un hiau-ki kiau, 6 lihgtsui^ 50 màkià ou hommes d armes, et une centaine de hien^san, ou hommes sans emploi. — Les Begs, dont nous avons parlé précédemment, sont salariés par la Chine ; les Dzassaks reçoivent une paye et des dons, et en-

248 JSTÂT GÉNÉRAL

voient leur tribut annuellement par des Begs, qui se rendent à Péking chacun à leur tour, tour qui revient une fois en 6 ans. Ces voyages se font aux frais de TEtat, et le poids des bagages qu'ils emportent avec eux, est réglé d après leur rang, héréditaire ou accidentel .

Le même ordre pour la présence à Péking et les camps de chasse est observé par les Kalkas, les Alasha, les tribus des Edsinei et celles des Koko- Nor.

Il nous reste à dire quelques mots des soldats du Tibet, sans nous arrêter sur les lignes de communication avec le pays et au-delà du pays, comme nous avons été déjà contraints de le faire pour les lignes de communication entre TEmpire et la frontière extérieure et la Mongolie extérieure, Uliasutai et 111.

Dans le Tibet, les nominations civiles et militaires sont faites par le Dalaï-Lama, et le ministre résident du Tibet antérieur. Il y a 5 grades, dont le plus haut est équivalent au.S'' grade chinois; mais le bouton, qui, en Chine, déclare le rang héréditaire, n*est porté que par les Tanguths, qui paraissent pe succéder qu'aux pfficiçrs hérédita^r

DES FORCIiS DK J.A CHINE." 249

res; les Lamas ne portent pas de bouton; mais cela tient à la particularité de leur coiffure.

Dans le Tibet antérieur, sont des ying^ cantonnements ou campements, ainsi classés, 10 grands ; 43 moyens 5 25 petits; et 14 posts de frontières. Dans le Tibet ultérieur, il y a 14 ying moyens et 15 petits. Les tsànisàn sont appuyés d'un contingent de 646 soldats luhying de Sz' chuen sous un yùkih^ un tù-sz'^ trois capitaines et 6 subalternes, qui sont distribués entre les deux provinces ; et de plus 782 sous un yûkihj un tù'Sz\ 3 capitaines et 9 subalternes, le long de la frontière du Tibet antérieur, limitrophe de Sz' chuen. Les soldats nationaux ne sont que 3,000, dit le Code des Lois ; 1 ,000 dans le Tibet antérieur, 1 ,000 dans le Tibet ultérieur, 500 à Piry jih, et 500 àDziang. Ils sont divisés en petites sections de 25 sous un ting-fung (1); 5 de ceux-ci constituent un commandement de 3 hiafufig; 2 de ces derniers, celui d'un yu'fung (5); 2 yu-fung, le commandement d'un taifung ; il y a 6 taifung dans le Tibet.

Pour les soldats, sur 10, il y a 5 mousquetaires, 2 avec sabre et lance, ils adoptent la tonsure des Mantchoux et ont des uniformes en rapport avec les armes qu'ils portent; et oq trouve écrit sur ces

Page 1