LIVRE TRaiSltME
§ 1. — LE YERT-ÉTËNDARD.
Nous avons à parler présentement des Lnhying ou troupes du Vert-Étendard. Accoutumés, comme nous le sommes dans les autres pays, à voir les armées employées soit à «ttaquer les autres pays, soit à défendre le leur contre l'invasion , la liste des châi*ges imposées aux Luh-yîng comme force de police, donnée par la Recherche sur VAdminUtra^ tian, nous engage à les considérer sous le point dés vue d'une immense réunion de constables, plutôt que sous le jour d'une armée combattante.
Nous avons vu que quelques corps de celte force étaient détachés sur la frontière-Ouest pouf aider les garnisons de Bannière à maintenir l'autorité im« périale sur les régions qui lui ont été soumises à
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une époque comparativement récente. Dans les provinces, il y a aussi de ces détachements employés à tenir en échec les frontières sauvages, et les indigènes dans le centre de la Chine ; et la marine, aussi loin que l'émission des ordres peut être de quelque utilité, est en mouvement continuel, et le long des côtes et sur les fleuves, pour la protection du commerce ; mais la majeure partie des forces de terre des Luh-ying semble destinée au service de découvrir ou de prévenir le vol, la contrebande, et les autres crimes ; d'escorter les provisions , les lingots à la Monnaie, où les criminels d une juridiction à une autre. La perception des revenus et rétablissement de la poste sont encore confiés en partie à leur soin ^ et les hauts officiers chargés de la surveillance des rivières à TEst et au centre de la Chine, et du transport des grains du centre et du Sud jusqu'à la Capitale, ont, outre de gros corps de travailleurs et autres employés demi-civils, une certaine force de Luh-ying à leur disposition. La classification des Luh-ying est beaucoup plus simple que celle des troupes de Bannière. Les soldats sont divisés simplement eu mà-ping, cavalerie, pii^ing, infanterie, et shau-ping, soldats de garnison. Les officiers sont :
DES FOnCES DE LA CHINE. 253
1/3 tituh^ généraux, ou amiraux en chef.
2« tsung-ping , généraux , ou amiraux de division.
23 fu-tsiàng, titre répondant à celui de brigadier ou Commodore.
3« isan-tsiang, colonel ou capitaine.
33 yù-kih, lieutenant-colonel.
4« tù'Sz'^ major ou commandant.
5« shaU'pi^ capitaine, ou lieutenant de marine.
6« tsienisung, lieutenant.
7« pà-4sung, enseigne.
8« wài-ioei, sergent.
93 ti;ài-u^^i-extra, sei^ent lancier.
En plus de ce qui précède, il y a quelques autres dénominations que nous noterons à mesure qu'elles se présenteront. Règle générale, les commandants auxquels sont attachés les officiers ci- dessus nommés, sont : 1* les piaù, sous les ordres des gouverneurs-généraux (tsungtuh), gouverneurs [fùyuen)^ et commandantsen chef provinciaux (ti tuh), qui sont distincts selon lofficier auxquels ils sont soumis, pommeJuh-piàu, fù-piàu, etti-piàu. Ceux qui obéissent aux surintendants des rivières, ou des communications par eau [ho-tàu tsungtuh)^ dans Ghihli, Shàntung, Honàn et Kiangnàn, sont appe-
. 1^'s ho-ptaù; et celui qui obéit au Uàu^yuntsungtuh (directeur-général du transport par canaux) est le UàU'piàu. Les généraux de division {tsung ping) commandent aux ckin-piàu ; et, au-dessous, les fùtsiàng commandent les hieh^ brigades; les tsàntsiàng^ tù 9Z* ou shaupi commandent les ying, bataillons ou cantonnements ; et enfin les tsiengsung^ pàtsung ou waiwéi commandeat aux sin, postes ou détachements, et aux tun ou pàu, tours ou stations d'observations. Le ying se subdivise en tous ces postes, et contient toiyours un Uiàu (ronde ou patrouille) droit et un Uiàu gauche ; le plus grand des deux est encore divisé en chef-*^' et sous-^^; mais dans les provinces il y a quelques ying qni ne fournissent ni sin, ni tun^ ni pau.
Les commandements sont, ou personnels, kwànhiàh, si le ying prend directement ses ordres de Tofficier au piàu ou ehinpiàu duquel ils appartiennent, ou, en chef, s'ils sont sous les ordres personnels d'une autorité intermédiaire. Les soldats du ying sous le commandement personnel de gouverneurs-généraux, gouverneurs, généraux en. chef, et généraux de division, sont appelés kiun-lien^ hommes exercés aux armes, par opposition à ceux, de la même brigftde eu division, qui aûQt çhài^fang
détachés pour faire le service anx postes avancés, et tours d observation, etc. Les seuls Luhying dans la Métropole étaient en i 849 les riunpu dans 5 cantonnements, sous le comntandement en chef du tituA des 9 portes, ou le capitaine-général de G on*darmerie. Le cantonnen^ent du Centre, placé sous son commandement personnel , est divisé en 4 stations aux parcs de Yuen-ming Yuen, Changchan Yuen, Tsing Yuen, et Lohshen Yuen ; pour le reste, le Sud et la Gauche, en 10 Sin, sont pour le tsung-ping de Taile gauche ; le Nord et la Droite, en Si^tn, pour le twng-ping de Taile droite. Le Livre Rouge ou Guide de la Cour en 1849, indique que, depuis 1825, des changements trësétendus ont été introduits, qui affectent le nombre total des ying et leur partage entre les commandants divisionnaires. Nous n avons aucune infor-mation plus récente que cette dernière au sujet des Luhying dans les rangs. Dans les tableaux suivants consacrés aux soldats, il faut donc se rappeler qu'ils sont beaucoup inférieurs au nombre actuel de leurs forces. Ils sont disposés pour diminuer le nombre des tableaux, par rapport à des juridictions provinciales plus larges; Terreur contre laquelle il faut se garder, c'est de supposer que lautorité ci-
\ile OU militaire la plus haute dans chacune d'elles ait nécessairement la suprême autorité sur toutes celles de même nature, mais d'un rang inférieur.
Les wai'Wei et les umi-wei lanciers ne sont pas placés sous le ying auquel ils appartiennent, comme on ne l'a pas fait dans le Livre Rouge, et leur disposition dans le Code des Lois (1812)' doit être évidemment fautive. Leur arrangement, dans Idi Recherche sur f administration (1825) donnerait un wai-wei pà tsung pour 200 soldats, et un u>aiwei tsien tsung pour 400 soldats. Le total a été reporté à chaque province d'après les données du relevé de 1812.
Quelques divisions tsungping ont des titres combinés, et quelques autres^ des titres descriptifs; on les a conservés, et l'explication en a été donnée, toutes les fois que cela a paru nécessaire.
§. 2. — cemu.
Dans Chihli, il y a une division du gouverneurgénéral , une du général en chef, et 7 sous des tsungping.
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