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ne se coupait qu'une fois les ongles de la main gauche, tandis qu'elle était obligée, dans le même temps, de les couper trois fois du côté droit* ». Il suffit de rappeler les beaux travaux de M. Gharcot, de M. Babinski, de MM. Gilles de la Tourette et Dutil, de M. Souques sur 1 atrophie musculaire chez les hystériques. Ce sont là des phénomènes qui demandent encore, à notre avis, bien des études, mais qui semblent cependant dès aujourd'hui se rattacher légitimement à la maladie hystérique.
Ce court résumé a simplement pour but de montrer qu'en rattachant l'hystérie au groupe des maladies mentales, nous n'oublions pas les nombreux symptômes organiques que l'on constate chez ces malades. Gomment devons-nous les interpréter? Ces faits nouveaux doivent-ils nous faire renoncer aux définitions précédentes? Remarquons, d'abord, qu'un certain nombre de ces faits doivent probablement se rattacher à des idées fixes persistantes, plus ou moins consciemment, ainsi que les paralysies et les contractures expliquées par M. Charcot. En montrant l'importance de l'isolement dans le traitement de l'anorexie hystérique, M. Gharcot montrait que l'élément psychique joue, dans cette maladie, un rôle prédominant*. « A notre avis, écrivait M. Sollier, il n'y a qu'une sorte d'anorexie nerveuse, c'est l'anorexie mentale^. » Nous aurions peut-être ici quelques restrictions à faire, car toutes les anorexies ne sont pas semblables; si beaucoup de malades refusent de manger par idée fixe, d'autres acceptent la nourriture, puis la rejettent à cause de certains spasmes de l'œsophage, de l'estomac, du diaphragme ou même des muscles de l'abdomen. Ce ne sont pas toujours des phénomènes absolument semblables, mais il n'en est pas moins vrai que ces spasmes eux-mêmes peuvent être provoqués et modifiés d'une façon plus ou moins directe par les idées du sujet, ainsi que l'on peut le montrer très nettement par des expé-