Gilles de la Toorette. Op. cit
en même temps de faire à la malade des suggestions appropriées, Taltaque ne se produit pas* ». Les zones se modifient par bien des procédés, l'aimant, les passes, l'insufflation, etc., qu'on nous permettra de considérer comme des procédés psychiques.
11 n'est pas impossible d'aller plus loin et de déterminer quel est le phénomène psychologique qui intervient ici. 11 suffit d'examiner en détail l'accident initial, et de comparer les phénomènes qui se passent aujourd'hui quand on touche la zone malade avec ces événements du début.
H y a pi*esque toujours un accident très net qui a déterminé une véritable souffrance au début de ces hyperesthésies qui semblent prolonger indéfiniment une douleur d'un moment. Je ne puis que rapporter quelques exemples, car les faits sont extrêmement nombreux. Quelquefois une maladie réelle cause une douleur locale qui devient le point de départ d'une hyperesthésie hystérique. M. Guinon rapporte de nombreux exemples de lésions chirurgicales, tumeurs, ou autres devenant le siège de points hystériques*; il montre dans une observation curieuse qu'un individu syphilitique et hystérique présente une céphalée que l'on peut pour bien des raisons rattacher à l'hystérie et qui semble copier cependant les caractères d'une céphalée syphilitique antérieure*. Rost, dont j'ai recueilli l'observation dans le service de M. Hanot, est un homme qui aujourd'hui est évidemment atteint d'hystérie, mais il se plaint surtout de points douloureux dans la cuisse droite : le premier de ces points siège au milieu de la fesse, l'autre à la région du trochanter, le troisième un peu plus bas dans la même direction. Ce sont bien,semble-t-il, les points de la sciatique, cependant il est probable qu'il ne s'agit pas de cette affection. Le membre n'est pas impotent, l'extension brusque du genou n'est pas douloureuse, la douleur,
4. Séglas. Des dangers de rhypnotiome. Société médico-psychologique, 29 octobre 1888.
2. GEORâES GuiiXON. Le« agents provocateurs de l'hystérie, 1889, 180.