‹ Etat mental des hystériques: les stigmates mentauxChapitre 52 sur 133 · Blocq. Les troubles de. la marche · texte numérisé non relu

Blocq. Les troubles de. la marche

que ces images n'existent plus, les centres qui les produisaient ne peuvent plus leur donner naissance; ils ne sont pas détruits, mais ils ne fonctionnent plus, ils sont complètement épuisés. Le malade atteint de mutisme hystérique diffère sans doute forcément de l'aphasique par ramollissement, en ce sens que, chez le premier, la perte des images verbales est momentanée et qu'elle est irréparable chez le second, mais actuellement ils sont semblables, ils ont la môme lacune complète dans leurs phénomènes psychologiques. C'est ainsi que M. Oppenheim semble comprendre ces paralysies quand il les rattache à un épuisement anormal des centres nerveux détermitié par une plus grande « molecular-labilitàt ». L'organe est plus excitable et atteint plus vite ce degré d'excitation qui paralyse la fonction*. C'est aussi h celte opinion que se rattache le plus souvent M. Féré: Ces paralysies, dit-il, no reconnaissent, à mon avis, pour cause ni un choc ni une idée, mais la fatigue, l'épuisement;... l'idée ne joue dans leur production qu'un rôle accessoire,... ces paralysies sont dues à un épuisement central causé par une excessive dépense de force nerveuse*. Il démontre cette interprétation en donnant plusieurs observations intéressantes : dans l'une, une jeune fille travaille activement un morceau de piano qu'elle doit jouer à un anniversaire ; juste la veille de la cérémonie, elle a une paralysie flasque du bras gauche^. Une autre rêve une nuit qu'elle est poursuivie par des hommes sur la place de l'Odéon, elle n'échappe que par une course précipitée et se réveille épuisée ; le lendemain on s'aperçoit qu'elle marche difficilement. Le rêve se reproduit toutes les nuits pendant une quinzaine, il apparaît même dans la journée, et peu à peu les deux jambes se paralysent complètement. « Ici la faiblesse du mouvement est réellement produite par l'influence graduelle de la fatigue due à l'épuisement des centres moteurs par suite

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