Raymond, op. c
être de même pour les mouvements : les images motrices des mouvements symétriques doivent être presque identiques et doivent se confondre très facilement. Chez Léonie, ces images motrices sont nettes et isolées pour le bras droit; les mêmes images motrices sont confuses pour le bras gauche et se confondent d’une manière inséparable avec les images symétriques du bras droit.
C’est probablement pour cette même raison que le malade de M. Pitres pouvait, les yeux fermés, mettre ses deux bras dans la position du boxeur et ne pouvait pas lever isolément le bras gauche ‘ ; c’est pour cette raison aussi, que M. Féré notait chez ses sujets une tendance marquée aux mouvements associés, qui devenaient plus rapides et plus forts que les mouvements isolés®.
Cette confusion peut se présenter d’une autre manière sans que nous puissions dire ce qui produit cette modification. M., dans les périodes où elle présente ce que nous avons appelé de l’allochirie simple, confond les mouvements comme les sensations des parties symétriques. Quand je lui demande de lever la main droite ou la main gauche, elle hésite et cherche à obtenir un renseignement en regardant la main qui a une bague. Sans ce renseignement, elle lève les mains au hasard, quelquefois toutes les deux, mais le plus souvent, l’une ou l’autre indifférepiment®. Voici plusieurs années qu’elle ne distingue plus les mouvements du côté droit et ceux du côté gauche, et qu’elle commet à ce propos de singulières bévues qui ont été remarquées par plusieurs personnes. 11 paraît même qu’elle se désolait autrefois et se mettait à pleurer quand on lui in-