Paul Richer, Op. cit.i
sthénie. Personne ne tombe plus aujourd’hui dans l’erreur vulgaire qui consiste à opposer la paralysie et la contracture comme deux termes contradictoires : on sait que ces deux phénomènes alternent l’un avec l’autre, se mélangent continuellement, se présentent dans les mêmes conditions et sont très voisins dans leur mécanisme. Dans leur note à la Société de biologie, MM. Charcot et Paul Richer disaient : « Les relations de la diathèse de contracture avec l’amyosthénie sont les mêmes qu’avec l’anesthésie ; on sait d’ailleurs que ces derniers symptômes vont habituellement de pair. Il n’est donc pas rare de rencontrer la diathèse de contracture en des membres considérablement affaiblis et dont l’affaiblissement confine à la paralysie *. » J’ajouterai qu’il en est de même pour les phénomènes d’aboulie : les hésitations de Marcelle s’accompagnaient d’une tendance très marquée à la contracture qui arrêtait souvent ses bras dans les positions les plus bizarres. Il en est enencore de même pour tous les troubles du syndrome de Lasègue qui accompagnent presque toujours la diathèse de contracture. Ces constatations ne sont pas sans intérêt, car l’amyosthénie et le syndrome de Lasègue dépendent d’une absence d’attention et de conscience personnelle; l’on comprend bien ainsi que l’absence d’attention amène l’absence de contrôle et favorise le développement des contractures. Mais je pense qu’il y a un nouveau rapprochement à faire qui n’a pas été fait suffisamment et qui est plus instructif. Il faut examiner les rapports qui existent d’une manière incontestable entre la diathèse de contracture et la disposition aux catalepsies partielles qui ont fait l’objet des études précédentes.
La contracture se développe dans les mêmes conditions que la catalepsie partielle ; elle apparaît à la suite d’une anesthésie tactile etmusculaire absolument com-