Régence de Stralsund
Stralsund, unedes premières villes de la ligue hnnséatique, ancienne capitale de la Poméranie suédoise, était rangée parmi les places les plus fortes de l’Europe, ayant que les Français l’eussent démanteiee en 1807. Elle n'a conservé, de son importance passée, que celle que lui donne son commerce.
Stralsund compte 18,000 habitants.
Greifswald (9,000 habitants), jolie ville, dans une situation charmante, a une université fondée en 1466, plusieurs établissements littéraires et une cour supérieure.
Vis-a-vis de Stralsund, au delà du détroit de Gœllen, s’étend l’ile de Rugen, à laquelle ses anses et ses baies donnent une configuration tout irrégulière , en la divisant en quatre parties principales, rattachées les unes aux autres par des isthmes étroits. Plusieurs petites Sles paraissent la garder
au milieu des vagues continuellement tourmentées. Rugen présente un terrain ondule, riibeen sites pittoresques et en monuments d’antiquité. Le point le plus élevé est le Uerthabourg , avec scs vieux remparts circulaires en terre et les bois sacrés de la déesse Hertha, dominant le fameux lac Noir,. sanctuaires terribles , dont nous parle Tacite, et qui aujourd'hui encore sont en rande vénération parmi les devenants des Rugiens convertis au douzième siecle par l'épée du Danois Waldemar. Plus loin, est le Stubbenkammer , ou le siège du roi (Kœnigs- Stiihl), que personne n’a franchi 4cpuis Charles XII, et qui élève sa tête au milieu d'autres rochers de craie, à formes hardies et bizarres. Toutes ces hauteurs sont couvertes de magnifiques bois de hêtres et de chênes.
Bergen , gros bourg de 2,000 âmes et capitale dé l'ile, est bâti sur. la montagne du Rugard, où était l'ancien château des ducs. Il 11'en reste que quelues pierres; mais, de ce point, on reouvre ces sites romantiques qui inspirèrent jadis les bardes de la Germanie et delà Scandinavie. Le voyageur avide d’émotions et de souvenirs visitera encore le promontoire A'.Jrcona , où subsistent les vestiges d’une forteresse slave, engloutie eu partie par la mer, quoiqu'elle soit élevée à cinquantequatre mètres au-dessus de son niveau; et le village d'Alteukirchen-, dont la vieille eglise renferme, sculptée dans une muraille, la statue de Swetowid, le Mars, le Bacclius ou le Janus des Vandales. Un beau phare a été élevé sur l’emplacement de la vieille Jrcona. 1
Pultbus, château appartenant au prince du même nom, a une curieuse collection d'antiquités nationales, de vases étrusques et de tableaux. On y a établi des bains de mer qui sont assez fréquentés, de même que les eaux thermales du bourg de Sagard. C’est dans le voisinage du bourg appelé Gartz qu'était située Carenza, ville de quelue importance au moyeu âge, et qui, ans les temps du paganisme , possédait le temple de Rugewlt.
PRUSSE
tu. Flots*.
Cette province, qui a donné son nom à la monarchie, se divisait autrefois en Prusse orientale et Prusse occidentale. Elle s'étend le long des côtes de la Baltique, depuis la Pomértnir jusqu'aux frontières de la Russie, et touche, a l’est et nu sud , à cet empire et au royaume de Pologne, sur une longueur de quatre-vingts milles. Dans ces dernieres régions la nature du sol pst la môme ue celle des pays sarmatiques. Des unes s’étendent le long de la mer; en ' général , cet ancien séjour des Pruczi offre des plaines souvent marécageuses et peu élevées. Cependant, entre la Vistule et le Memel , ces liasses terres sont l'ert lisées par les inondations qui se répandent sur les bords des deux fleuves; ensuite s’élève on plateau de terrain argileux garni de forêts , offraut de distance en distance des lacs ti îles collines, dont la plus haute n’a que cinq cent six pieds au-dessus du niveau de la Baltique. Nous avons déjà parlé des lacs et des fleuves de cette province.
La Prusse forme aujourd’hui quatre régences : celles de Kœnigsberg , de Gumbinnen, de Danziget de Marienwerder.