‹ États de la confédération germaniqueChapitre 151 sur 261 · IV. SII.MU · texte numérisé non relu

IV. SII.MU

Cette riche conquête de Frédéric II avoisine à l'est la Pologne, à l’ouest la Bohême, la Moravie et la Saie royale , au nord les autres possessions prussiennes. Elle est traversée dans sa plus grande longueur par l'Oder, qui, grossi par de nombreux affluents, parcourt 50 milles géographiques , dans la direction du sud-est au i.ord-ouest, depuis les Carpathes jusqu’au point où il entre dans les sables du Brandebourg. La Silésie, dans sa partie inférieure et moyenne , a un climat tempéré , tandis que, dans sa partie supérieure, le climat est plus rigoureux, les hivers plus longs. « Le sol de la Silésie, à l’est de l’Oder, ne présente qu’une grande plaine, rompue par des collines qui se confondent avec celles de la Pologne, en s'abaissant constamment du sud au nord; mais, dans la partie occidentale, le terrain, généralement plus inégal , se termine par de hautes chaînes de montagnes dont la portion la plus élevée est le Riesen-Gebirge (*). » La fertilité du sol différé selon les localités. Les plaines abondent en céréales , comme les montagnes en métaux et en forêts. A part les lacs de Schlaw et de Kunitz, près de Liegnitz, il n’v a en Silésie que des étangs. Cette industrieuse province fabrique des toiles renommées , qui étaient pour elle une source de richesses avant les guerres de la révolution.

J.a noblesse de Silésie est une des plus riches de la Prusse, et jouit encore , dans la nouvelle organisation des états provinciaux , de grandes prérogatives. Le paysan , jadis soumis à une sorte de vasselage , plus sensible dans la haute Silésie , en a été affranchi en 1810.

La Silésie se divise en trois régences, celles de Breslau, de Liegnitz et d’Oppeln.

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