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Le nouveau duc fut mis d’abord sous la tutelle de son oncle Guillaume; mais ce prince étant mort en 1406, Albert fut confié à ses ondes Léopold III et Ernest. La maisond’Autriche se trouva alors divisée en deux branches , la ligne Albertine et la ligne Léopoldine; cette dernière étant elle-même subdivisée en branches de Styrie , de Tyrol et de Souabe.
Lorsque l’un des tuteurs, Léopold III, mourut, Albert, dgéde quinze ans , fut déclaré majeur pat l’empereur Sigismoml. Durant sa minorité, Vienne et tout le duché avaient été sans cesse troublés ; son premier soin , ou plutôt celui ries sages conseillers dont il fut entouré, fut de rétablir l’ordre et la tranquillité et de rendre aux lois leur vigueur. Le premier exemple qu’il donna de son amour pour la justice fut la punition rie deux gentilshommes, qui , pour s’approprier des biens qui ne leur appartenaient pas , avaient falsifié ries actes. Albert fit instruire leur procès, et la fraude ayant été évidemment constatée, il les condamna, selon les lois de ce temps , à être brûlés vifs. Cette fermeté et cette justice d’Albert contribuèrent à le faire respecter de ses sujets et de ses voisins.
rensécuTiO!» des joies.
Albert V, qui n'avait point la tolérance et les lumières d’Albert II , souilla son régné par la persécution des juifs. O11 dit aue l’un d’entre eux , ayant acheté des hosties consacrées, les" avait profanées en les répandant parmi d’autres juifs comme un objet de dérision. Le jeudi de la semaine de Pentecôte, de grand matin , on commença a se saisir inopinément de tous les juifs qui étaient en Autriche. Un grand nombre embrassa la religion chrétienne. De tous ceux qui ne voulurent pas abjurer la foi de leurs pères , les moins aisés turent chassés , les plus riches mis à
mort, et tous leurs biens confisqué*.
Dans la seule ville de Vienne, on en brûla cent quarante des deux sexes.