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Etats-Unis, Manitoba, et Nord-Ouest [microforme]

Tous les ans les membres de la presse d'Ontario font une excursion ans diverses parties du Canada et des Etats- Unis. Ils ne sont pas encore sortis delà.

Le fait est qu’il est bien difficile Île songer à traverser l'Océan pour un voyage de deux à trois mois ; il n’es pourtant pas impossible de réaliser un tel projet, et nous connaissons plusieurs |

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de nos amis de la presse ontarienne qui rèvent de le mettre à exécution. ”

Cette année comme à l'ordinaire l’excursion a eu lieu. Dans un temps où tout le monde parle du Nord-Ouest, du Manitoba, et du chemin de fer êu Pacifique dont on a tant glosé sur tous les tons, il était tout naturel de songer à une excursion vers ces contrées qui font rêver tant de jeunes ambitions. Les principaux officiers de la Presse associée s'étant mis en rapport avec M. J. W.

Leonard, agent général du chemin 1e fer de ‘Credit Valley ”, reçurent l'appui le plus cordial de cet homme qui jouit d’une grande popularité, et qui occupe dans sa sphère spéciale une position très honorable. Le surintendant général de cette même ligne, M. James Ross, et M. Osler, vice-président, se mirent à la tête du mouvement, et grâce à kur concours actif, l’organisation se fit avec célérité, et les diverses compagnies de l’Ouest se mirent bientôt à la disposition des organisateurs et offrirent de

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cuns frais.

De l’aveu mème des journalistes d'Ontario, jamais excursion ne fut plus populaire, et dans les fastes de l’histoire de la Presse associée, on se rappellera

Hongtemps celle de 1882. Faire un voyage de près de deux mille lieues, ce h’est pas une mince affaire. Les fatigues et les déceptions sont grandes, mais

quand il s’agit de voir du pays, il n’est

pas de sacrifices qu’on ne soit disposé ide faire. Et voilà pourquoi tant de jour- 1 alistes d'Ontario, du Nouveau Brunswick, de la Nouvelle Ecosse et de Québec se sont acheminés vers le Far West, le grand et l’immense Far West.

y en avait cinquante quatre en tout, lus une vingtaine de dames de Toronto, le Bowmanville, de Perth, de St-Thomas de London. Neuf journalistes de 1a

province de Québec avaient accepté la

racieuse invitation de leurs confrères l'Ontario. Les journaux de Québec qui somptaient des représentants étaient :

le Canadien, le Courrier du Canada, le M Journal de Québec, l'Evènement, le Neuvelliste, la Minerve, l’Elecieur, le Culti.

vateur et l’Opinion publique. :

La presse anglaise de Québec a cru sage de s'abstenir de participer à cette fête de famille. Nous ne croyons pas devoir la féliciter de cette non-inter:| vention, car elle a eu tout simplement pour effet de démontrer à nos amis d'Ontario que leurs coréligionnaires de la province de Québec ne sont pas ceux qui ont la plus grande largeur de vues Ils l'ont certes fort bien remarquée, et ils ne se sont pas gèné d'exprimer leur dissatisfaction. Aussi quand il s’est agi de décider où aura lieu l’excursion de l'année prochaine, tous ont déclar(h qu’ils seraient fort heureux de visiter la province de Québec, mais à condition qu’ils se mettaaient en rapport ave l'élément canadien français.

Le Comité exécutif de la Presse associée n’a pas encore fait son rapport mais nous avons tout lieu de croire qui

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Nous aurons l’occasion de leur prouver notre estime et de leur faire apprécier la

- bonne renommée d’'hospitalité dont jouit à si bontitrenotre bonne ville de Québec.

Les excellents rapports que nous avons

} eus avec eux durant ce long trajet de ? dix-huit jours, s’en accroîtront davan-

tage ; et c’est ainsi que nous réussirons

| à faire disparaître les préjugés qui exis-

tent dans la province-sæur contre la nationalité canadienne française. Ils sont déjà, disons-le, à moitié disparus, grâce à la part si large que Québec a prise dans cette excursion, et comme me le disait un journaliste libéral, mais distingué du Nouveau-Brunswick, ‘la ‘* French domination n'est pas le mot ‘‘ propre, on devrait dire la French in- ‘{ fluence (l'influence française). Car par- ‘tout où les Canadiens français se ‘ montrent, ils font preuve d’une grande ‘ supériorité, et avant aujourd’hui j’a- ‘ voue que je ne les connaissais pas.” Du reste nos confrères d’origine étran-

gère nous ont portés sur la main, du

moment qu'ils ont compris que nous

n’étions ni des ogres, ni des cannibales.

Le président de l’Association, M. Pense,

et le secrétaire M. Climie, nous ont en-

tourés de prévénances dont je ne saurais trop les remercier.

I]me faut maintenant rendre hommage à qui de droit. D'abord aux diverses compagnies de chemins de fer qui nous ont transportés gratuitement, et puis aux agents et employés de ces compagnies, qui ont fait preuve de tant de bonne volonté à notre égard. Ces compagnies sont celles du ‘ Credit Valley”, du ‘Canada Southern”, du “Michigan Central”, du ‘“Chicago,Rock Island et Pacific”, du ‘St-Paul, Minneapolis et Manitoba ”, et enfin du ‘ Canadian Pacific.”

Ces agents sont M.James Ross, surintendant général du ‘‘ Credit Valley ”, M.

J, W. Leonard, agent général des passa-

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vers de la même compagnie, M. F.

MTiffin, agent âe la même compagnie, M.

W.R. Calloway, agent général de la susdite compagnie et du ‘ Canada Southern ”, M. J. W. Laven, du “ Michigan Central ”, M. J. F. Lee, du ‘ Rock Island”, M. Joe A. McConnell, M. H. F.

McNally, du ‘St-Paul, Minneapolis et Manitoba”, M. VanHorne, surintendant du ‘ Pacifique ”, M. Baker, assistant, M.

Egan, M. Harder, et M. Harstone ; tous ont pris une part active dans l’excursion, et ont fait preuve d’une grande courtoisie à notre égard. M. Calloway nous à accompagnés tout le long du trajet, et grâce à son entremise nous avons pu sauver des frais, qui sans lui auraient été considérables.

MM. McConnell, Egan et Harder ont été extrêmement obligeants envers nous: Je les remercie bien cordialement de leur extrême sympathie et des

services qu'ils nous ont rendus, et je félicite les diverses compagnies susnommées de s'être assuré le concours

d'hommes aussi intelligents que dé.

voués. 7 Ces éloges pourraient être considérés comme exagérés ou superflus ; mais que le lecteur songe aux embarras d’un trajet comme celui que nous avons dû faire, et il comprendra de suite combien il est'utile d’avoir quelqu'un à ses côtés qui s'intéresse à tout, qui s’occupe des bagages, etc., qui voie à ce que les billets d’excursion soient renouvelés, etc. Sous le rapport donc de la prévenance, des égards, de la politesse | de la part des organisateurs et des employés qui nous ont accompagnés le long du trajet, il n’y a rien à redire.

Ceci m'amène naturellement à parler un peu longuement das compagnies de chemins de fer canadiens et américains qui ont si généreusement mis leurs lignes à la disposition de la presse canadienne. D’abord :

LE * CREDIT VALLEY ?” S'étend depuis Toronto jusqu’à St- Thomas, distance de 122 milles. Le

re Considé-

rflus ; mais embarras nous avons de suite quelqu'un à LA qui S’OCvoie à Ce ent renoulonc de la

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à parler agnies de méricains nis leurs esse cana-

qu'à St- Îles. Le

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hemin est très bien fait, et passe à

Mravers une contrée exclusivement agriole. Plusieurs petites villes sont bâties

ur le parcours, entre autres Ingersoll, jélèbre par ses fabriques de fromage.

Dt-Thomas est une jolie petite ville, ien construite, et où aboutissent plu- Bieurs chemins de fer : le plus remar-

; juable est le

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