‹ États-Unis, Manitoba et nord-ouest: notes de voyageChapitre 10 sur 28 · Utah · texte numérisé non relu

Utah

fi. Ilinoïs, - . L Ê 5 r Rennaylvanie.

hemiré , ew-York.

Chemins de Fer | 4. Ohio. - Fo Ï5-low. | (6. Indiana. .

D'après cet état.comparatif, il apper que l'Illinois prime toûs les autres en € ‘qui a rapport à la production du blé, blé-d’Inde, seigle, chevaux et cocho Ses chemins de fer sont les plus nÔ

. Mines d’or. snsesrees

- Mines d'argent. .

…breüux de tous. New-York vient en.

second lieu, et marche à !a tête du

mouvement agricole, surtout pour le.

ssreoin, le houblon, le”sarrazin et les

- pommes de terre. L'Iowa, le Michigan, le Wisconsin, le Minnesota viennent au

— troisième rang. En un mot les Etats de

YOuest.sont les plus, productifs, surtout cenx du Nord. La Californie occupe un rang distingué dans l'Union. . ‘ © Je tenais.à donner ces chiffres afin de mieux faire comprendre le rôle destiné au Nord-Ouest Canadien en agriculture.

La récolte cde 1882 est infiniment ‘ supérieure dans le territoire du Nord-

Ouest et le Manitoba à celle des Etats :

américains. Le blé a.une meilleure

. venue ; l'épi est mieux rempli, la tige:

plus belle, plus haute et plus résistante.

J'ai pu en juger par moimême. Le

.‘blé-d'Inde de l'Iowa est de qualité infé- :

rieure : Jes épis sont courts et peu

L ‘fournis La richesse du terrain dans”

FN

ne. 86

‘avantages partout ; celle dû Nord: m'a

.paru de meilleure nature que celle du

Sud ; il n’y aurait que la rigueur du cli- :

mat qui pourrait altérer en quelque :

manière la production du blé. Mais il appert que les accidents de température sont moins fréquents dans le Noré-Ouest' Canadien que dans l'ouést améritain où l'on a taillé les états du Minnesota, du :

Dakota, de l'Iowa et! d'autres moins |

connus. Comme corollaire il me. parai- '

" ‘. trait. plus. avantageux pour le colon . # désireux de chercher fortune d'aller

Le,

dans. le Nord-Ouest Canadien. ‘

. « LEMANITOBA * La province du Manitoba est traversée … en tous sens pâr des rivières assez Con- .

sidérables. .Ce.sont la rivière Rouge, . qui a environ 700 milles de long, ] VAssi-

- niboine, 600 milles.

La-rivière Rouge ‘prend sa-source au. :

L Lac Traverse Sans le Minnesota et se

ec

Dee ge

décharge à dans le lac Winnipeg, : à 105 milles environ dela frontière améri- ‘ came par trois ou quatre branches différentes, dont celle du centre est la. plus préfonde.. Elle est navigable sur tout ce

parcours, et plusieurs bateaux font le ser- .

. vice régulier entre les ports in itermédiai-

res.” Les bords de la rivière en gagnant —

: le.nord s’abaissent. graduellement, età, l'entrée du. ac Winnipeg, iln’y aplus

“qu’une. vaste prairie : ‘inondée tous les ‘printemps par les'eaux de la rivière: L« bois ne manque pas le long de la rive, ‘surtout le chêne ; le peuplier, la pruche se rencontrent plutôt du côté est. - D:

“tous les côtés, c'est la prairie qui s ’étend . aüssi loin que l'œil peut atteindre. Le

térrain en règle général dans cette ..

vallée, la‘ plus fertile de l'Amérique, est . plat, avec une légère iiclinaison vers la

. rivière. C'est un terrain d’alluvion de : :

7 Häture ure argileuse, irès riche en matières

organiques, d’une. profondeur. varia- : ::- :

| ble, depuis deux pieds et.demi à vingt.

piéds de profondeur. * On peut difficile”

* ment se faire. une idée juste ‘de: da richesse de ce sol. dont la fertilité est - ‘inépuisable, et qui ne-demande qu’ün : .

labour peu profond ‘pour donner des”

rendements superbes. ; .

. | Le fumier n’est pas en honneur dans ces contrées; -on-ne-s'en-sert-que- pour— | combler des fosses ; jamais on ne l’em- .:

/ ploié comme agent fertilisateur,-et Popi nion générale est qu'il -serait plutôt | nuisible qu'utile comme tel. | . La vallée. de la rivière Rouge est très ” ‘étendue et très fertile. .Les Métis s’y sont- établis en grand nômbre et ont :

fondé avec les, Canadiens. français plu- ” sieurs paroisses dont les ‘principales sont ’ Ste-Agathe, St-Norbert, St-Vital et. St Boniface: . . Wionipeg.est gitué au @nfluent de VAssiniboine et de la Rivière. | | Rouge; en face de St-Boniface, paroisse :

‘presque exclusivement française. * C'ést * : là où résident Sa Grandeur Mer PArche: =" vêque Taché, l'honorable juge Dubuc; ue

. l'honorable x. Royal, MP. l'honorable”

M. Larivière, secrétaire provincial, M: T:.

A. Bernier, Surintendänt ‘de l'Éducation “et.en' général la fine fleur des Canadiens

7 français du Canada.

St Boniface n'est pas. une ville ; c'est

"- plutôt un gros village, :. dans le gènre de

- cèux du. bas du fléuve. Ily a là un cél- —ège- extrêmement-bien-tenu; sous la-di- rection ‘de prêtres séculiers. J'ai pu le.

visiter de la cave au- grenier, etil peüt.

| soutenir a comparaison avec touc ceux - - de la province de Québec.

Hi forme une Corporation:Cifile ét est” | affilié à YUniversité de Manitoba. Ÿ

-Monseigneur lcgréqe de | St.

Boniface est le Supérieur dé l'établisse’

Le

-ment;ilen confie la coñduite immédiate. :. -

Là ün disécteur, M. Cherrier, -quieest aidé :

| ‘dans l'enseignemeñt et la discipline par

uñ-corgs nombreux de professeurs.” .

Le cours d’études qui comprend tout :, ce qui est nécessaire pour former'un

“jeune homme-aux-profegions commêér-..:-

ciales .et industrielles; embrasse aussi * tous les sujets exigés. pour. les degrés . .

universitaires et prépare ainsi aux £ar-

rières libérales.

St-Boniface renferme un couvent de Sœurs de charité, plusieurs hôtels, des maisons de commerce.et des résidences" privées en grand nombrè-La propriééé y a acquis ue grande valeur, ‘tout comme à Winnipeg.. Nous y-avons eu u une excellente réception et mème ‘} joui de l'hospitalité entièrement française dés

oc,

: honorables MM.. Dubuc, Royal et

.Larivière. Tous trois, sous la direction

de l'archevêque Taché ontsu conserver

| intacte la nationalité canadienne fran-

çaise dans cette tontrée où l'émigration est presque exclusivement anglaise.

français qui de fera que grossir et prendre de l'influence. Si le succès ne correspand pas aux efforts déployés par-nos

" excellents amis qui'sont à la tête, nous

n'avons pas de reproches à leur adresser,

* car leurs intentiôns comme léurs actes

sont marqués du plus pur dévouement

leurs compatriotes. . .‘. ..

# Grâce à leur patriotisme, il restera toujours dans le Manitoba un noyau

De Winnipeg à à Selkirk, distance d’en- . viron vingt milles, il y a un embran- . chement du chemin de fer canadien du Pacifique qui longe la rive ouest de la - rivière Rouge; on s'y rend aussi un bateau, et c’est. le seul moyen de voir les jolies paroisses de Kildonan, St.

André,St-Clément et la réserve indienne + de St-Pierre, où lélément protestant dominé. Grâce-aux libéralités des pro- .

priétaires du‘ Winsipeg Times ” et du Ti Frée Press ”nous avons pu faire-cette-—— magaifique promenade en bateau, de Winnipeg à Selkirk et de Selkirk au lac Winniveg, qui est immense. Ce fut une journée magnifique que celle-là, et.

à part le paysage qui est charmant sur les deux rives, nous avons pu examiner à loisir le Fort de pierre qui appartient à ü Ja compagüie de la Baie d'Hudson, bâti dans le mème genre que l’ancien Fort Garry que le vandalisme contemporain - a détruit, et dont il ne reste pas même | de ruines.

Comme toutes les rivières de l'Ouest, . da rivière. Rouge est très sinueuse.

‘ L'Assiniboive et son tributaire,la Qu’Appelle ne le sont pas moins. L’Assiniboine court directement à l’ouest jusqu'à une distance de 220 milles alors qu’elle va s'unir tranquillement vers le nord à son-affluent sur la rivière Qu’Appelle.

LAssiniboïine est navigable jusqu'à la

petite Saskatchewan, et un service de À

bateaux se fait régulièrement de Wionipeg jusqu’au Portage la Prairie. La ___ vallée de l’'Assiniboïne n’est pas d'une ; fertilité soutenue. Ainsi à 70 milles de. Winnipeg, c’est un sol sablonneux de 50 milles de long, en gagnant l'ouect.

Ii y a peu d'habitants dans cette contrée. .

qu’on considère-‘là-bas comme stérile.

Dans la province de Québec on ne serait peut-être pas aussi particulier.

Sur les bords de l'Assiniboine est la petite ville de Brandon, née d'hier et - ‘déjà florissante. Plusieurs Canadiens français y sont établis et.ont déjà de petitès fortunes. Ville d'avenir. Population, 2,500 âmes. La première maison y fut construite -en juin 1881. Elle est

située en pleine prairie. ‘On y boit du lager beer, on y joue au billard, et on - se fait raser-ad libilum..

Soixante dix,milles à l'ouest de Winnigeg est la ville de Portage la Prairie, .

la plus importante de la partie ouest du 4 Manitoba. Elle est le siège de la Cour $ du comté de Marnueile- Ouest ; elle

__ renferme Je bureau d'enregistrement.

Sa population est d'environ 2,000 âmes.

fl y a trois églises protestantes, plusieurs hôtels tenus sur un excelleut pied, des moulins et ‘des magasins superbes. j

* Les autres villes que l’on traverse. en gagnant l’ouest sont Pense et.Regina capitale de la nouvelle province Qu’Appelle. À Pense, il n’y a pas encore & | maisons ; à Regina on n'aperçoil” des tentes avec des enseignes’ dé Tr beer, de refreshment rooms, etc. “Al fa.

. dans les environs une pile Hire

TT . set NT

destinée à subvenir aux besoins de là ville future. En altendant elle appro-

____ visionner locomotive d'autant d'eau qui lui est nécessaire. C'est vraiment.

un Oasis dans le désert, car l'eau est d’une rareté incroyable dans ces régions lointaines. La prairie dans le Minnesota a cet avantage sur l’autre, qu’elle est parsemée de petits laës, ou: plutôt. de ‘ marais qui ne manquent pas de charmes

et-surtout-d'utilité-

Le. Nord-Ouest est très peu colonisé.

A part les Indiens qui yisont en grand nombre, on. n'y; rencontre que peu de blancs, mais là colonisation de cette contrée si vasie el si fertile ne tardera pas à se faire, et pour peu qu’ on y mette de la bonne volonté, toute cètte contrée entre Brandon et la Saskatchewan sera mise en Culture, au moins sur le parcours du chemin de fer du Pacifique.

. Les endroits les plus cultivés 'jusqu’aujourd’hui sont les suivants :

GraxD Vazcer où il y a 1430 acres de terre semés en avoine, orge et pommes de terre.

Far CREEx 1,500 acres de terre en | culture, dont 500 en blé, 800 en avoine

et 200 en légumes.

Griswozp 700 acres de terre. :

PoRTAGE La PRAIRIE. C’est le grand centre agricole. IL y a dans les environs de la ville 15,000 acres de terre cultivêées, dont 6,000 en blé, 8,000'en avoine, 850 en orge, et 150 en pommes de terre.

La récolte est excellente, et le blé que

“j'ai pu examiner de près ‘fournira un

rendement bien au-dessus dE TROY enne. ù TT

. Ala Montägne à à la Tortue, au sud du :

Pacifique, à quelques milles de la frontière américaine, il y a 10,000 acres de terre en culture, et où le blé prédomine.

{ y à là 1500 colons environ. Le pays est presque entièrement cultivé, à part

les lots qui appartiennent à la compagnie

du chemin de fer qui manifeste trop .d'exigences.

Somme toute, la récolte dans le Nord-

. Ouest sera bien supérieure à celle du

Minnesota, et j'ai tout lieu de croire que . \ n “;

de blé est d'excellente qualité. L'avan- - tage en faveur du premier est qu’on y

cultive toute espèces de céréales, tandis que dans le Minnesota on s’en tient

presque exclusivement au blé. Il est

convenu de dire aujourd'hui que 1ehblé

du Manitoba l'emporte sur celui de

Californie et du monde entier.

Je crois à ce témoignage rendu par.

un agriculteur des plus expérimentés, -qui-a-voyagé-surtout-le-continent-amé— ricain, et qui n'avait aucun intérèt à vanter outre mesure un pays étranger

au sien.

Le climat du Nord-Ouest est magnifi- ?

que, nous assure-t-on. Durant l'été les chaleurs ne sont pas exagérées;et durant.

l'hiver, le froid quoique intense, est biex tolérable. Le blé et les autres céréales y murissént vité, et lots de notre passage à travers cette région, j'ai pu ‘constater

que le blé était parvenu à à la plus parfaite maturité.

Là-bas on n’a pas à s'occuper de la fenaison : : le foin” des prairies étant

‘toujours vert suffit pour la nourriture des.bestiaux. Et l'hiver ceux-ci sauvent facilement leur vie dans la “prairie, malgré la rigueur du climat Onne .

s'occupe que de récolter le blé, etau moyen de moissonneuses, c’est bientôt” fait, Sous ce rapport doncikn’y arien à redouter. On fait la récolte des céréales, on les bat sur champ et quand arrive.

Vautomne, le cultivateur réalise ses pro-

‘fits,et il n’a plus à compter avec les pluies

prolongées el ces autres accidents, qui auraient pu compromettre la: moisson.

Décidément là culture est très facile ‘dans cêtte contrée. L’embarras est de ke

- rendre, et la grande difficulté ‘est dé se. poufvoir un lot de terre à des coriditions avantageuses, et d'avoir assez d'argent pour pouvoir l’exploiter avec profit.

“Pour un cultivateur qui a une famille, il faut une certaine aisance pour lui permettre de réaliser promptement des pro’ fits, et ceux qui dans notre province ont peu de fortune, il leur faudrait faire d'énormes sacrifices pour aller s'établir

ainsi à l’autre bout du monde, loin de‘

leur famille et de: leurs amis. "Ge n'est

pas moi qui les engagerai à prendre. .

une semblable détermination. :

PETITE GÉOGRAPHIE DU PAYS | | “Fleuves et rivières |

Oncroïit-généralemen qu'il-n’y-a-ni—

” fleuves, ni rivières, ni lacs dans le Nord-

Ouest. C'est une erreur ‘grave dont il importe de désabuser nos compatriotes.

Le plus grand des fleuves est le MacKen-

. zie, quia plusieurstributairés. Ilse jette

dans ie lac des Esclaves, après avoir reçu les eaux de la rivière aux Liards, du lac de l'Ours, de la rivière Peel et de la rivière Rae.—Ce fleuve porte différents n0mS, suivant l'endroit qu il parcourt:

rivière Athabaska, rivière de Roche,

- rivière aux Esclaves. Il est navigable

.. depuis le fort Jasper jusqu'à une dis-

tance d'environ 2 .000 milles. -

= + . La rivière Rouge preñd- ie source dans le Minnesota, etse déverse par trois branches däns le “ae Winnipeg, après - avoir parcéuru une distance de 700 milles. Elle est navigable d'un bout à Yautre. Sur ses bords on voit les parois.

ses de Ste Agathe, de St-Norbert de St-Vital, Winnipeg, St-Boniface, Kildo- . nan, St-Ancré, StClément, la réserve indienne de St-Pierre et Selkirk. Toute —la-vallée-dela-rivière-Rouge est extrè- 7 mement fertile, et plusieurs personnes DES ont assuré que c'est là où le sol rapporte la plus grande quantité de blé. Sa richesse est mème supérieùre à ” celle des terres du Nord-Ouest.

© La rivière à la Paix se réunit au. - : MacKenzie, et prend sa source daris les Montagnes Rocheuses.. Sa RTE me dépasse .pas un quart de mille, pourrait être savigablel. dans tout son | parcours, 1000 milles, si on y faisait Le ‘quelques travaux à peu près insigni- “ ” fiants. » ‘ Les aufres rivières sont -la rivière

* Hay, qui a soh embouchure dans le lac ” des Esclaves et dont le-cours est de 400 :

milles ; la rivière aux Liards ou. des Montagnes, qui se jette dans. le lac MacKenzie, au fort Simpson, après un.

parcours de 750 milles; la rivière du ?

Poisson ; Ja rivière de Cuivre; larivière Churchill ou.aux Anglais ; la Saskat- | ‘chewan qui se bifurque à 282 milles du lac Winnipeg'et forme les bras sud et

. nord ; Ja rivière à la Biche ; la rivière

à la Péête; 'Assiniboine etsesaflu ents.

dont les “principaux sont les rivières ‘ -Qu'Àppella et la Souris. Son parcours . est de 600° Milles etest navigable j jusqu’ à . la Petite Saskatchewan... " ,

Lacs,

‘ls sont très: nombr üx dans le . Maïñitoba -et ‘le. Nord: Ouest, les principaux sont les suivants :

| ‘ | Longueñ Lärgeur Des Esclaves... 350 «

60, :Grand-Ours.......s...… 200 . ‘| 165.

- Athabaska.............… 200 \

: Longueur Largeur

. Winnipeg... 280 .. 60 © ” . Manitoba... 193 + 24 - Winnipegosis .…...:… 120 + 27 :

.. La Pluie... 60 -. 20 Des Bois. se ses 10 65 :

à Pelle cs 15 - 3% Ile à la Grosse srsrsresene 60. ‘© 25 Ayimer sense essosse 185. 45 .

IL ya encore une foule d’autres lacs &

qui arrosent les térritoirés du Magitoba "et du Nord- Ouest, et qui-par les rivières” qui les unissent. les uns aux autres

rendent lainavigation possiblé du Nord--

Ouest au lac Supérieur, et en gagnant le nord, à la Baie d'Hudsôn. , On ne peutse cacher que l'eau ne soit

ns

bien rare dans certaines coùtrées’du. :

Nord-Ouest. Les colons devront être circonspects dansle choix du terrain qu’ils devront achéter. Le bois manque géné.

. ralement, excepté ie long des rivières et:

sur le bord- des lacs, et encore ce bois ‘rie vaut pas grand'chose.. Près ‘de la

| | Saskatchewan ilya des gisements de.

og eu tr

. charbon assez considérables ; ce séra un".

. appoint magnifiquepour ceux qui auront l'avantage de se fixer sur les bords|de ve fleuve superbe. Qu'on n’oublie donc pas - de se fixer dans des endroits où l’eau et le bois ou le charbon ne pourront pas manquer en aucun temps de l'année :

Montagnes |

Notre chaine des Laurentides. consti-.

‘ tuela limite nord du Nord-Ouest ; “elle.

‘ contourneleslacs Winnipég Athabaska,:

*.des Esclaves et de l'Ours jusqu'au lac “Winnipeg où elle se bifurque en.

collines se divisant à l'infini.

À l'ouest sont les Montagnes Roclieusés qui séparent le Nord-Ouest de la.

Colombie Britannique. Celles-ci voientleurs sommets s’affaisser . à mesure -qu'ellés approchent ‘da cercle polaire | ‘artique. . : ‘ . À proprement parler ilun'y a pas : de montagnes/bien élevées dans le Nord: .

Ouest. Car on ne saurait donner ce nom . à des collines gomme selles des Canards,

do SR ;

du Porc-Epic, du Pas, du Tondre; etc,qui dans leurs'plus hautes altitûdes ne me-" sureñt pas cinq cents pieds à de bauteuft .

| Clmat De 4

Voilà un su jet. qui. a z soulevé bien des -

discussions: D’après ce que j'en conr'ais

nîitest parfaitement saffPIl n’xa que dans.

lesenvirons de Qu’Appelle où il’ existe ; endémiquemgnfune fièvre spécialé qui

a fait de nombreuses victimes durant les derniers mois. Plusieurs color ont ‘ fui çette contrée.pour éviter la «tiMala.

ia”, qui du reste ne se distingue guère . de celle qui existe dans. les éfats du -Michigan:et de lillinois. -*; -On y fait les semailles en avril et là récolte.en août. L'hiver conimence èle

‘minovembreetse termine versletilieu.

de mars. Le printemps est.sec, Pété’ est chaud, avec des nuits fraîches. L'autom-

ne est agréable, et l'hiver quoique froid, .

= a des rigueurs faciles à supporter.

.Somme toute, le climat de cette vaste” : région est préférable à êelui de notré ‘

Va

- province, en hiver comme en été ; on y

constate au moins une différence assez sensible entre les quatre saisons de Fannée, tandis qu'ici il n’est guère facile

de compter sur plus de deux saisons,

Thiver et l'été, le printemps et l’automne étant peu appréciables.

La neige-tombe en petite quañtité, ce qui permet aux animaux de trouver

leur-nourrituré dans 14 prairie durant toute la saisoû des froids. Il y-a cependant quelques exceptions äscette règle.

Durant les tempêtes quid urent quelques fois plusieurs. dou. les: animaux sont misf'en. stébufat ion; car Nils périraient iné itdblement st h: "ne prenait cette é précaution. : | u oc un état comparatif dela température. moyenne] durant l'été entre

. Winnipeg et d’autres villes des Etats-

Uaiïs situées sous uñe latitude bien plus

favorable. i Winnipeg... 67:76 Chicago... .....… 67.03 New-York... soon 66.05 | TOPORHOu nn enenreenr 66.98

Vo 2. 55

‘Comme on le voit, les chaleurs sont plus fortes à Winnipeg qu'à New-York, mais l'avantage d’avoir des nuits très fraîches est une compensation pour les journées trop chaudes. On: peut dire qu’en général le climat est salubre. Il n’y règne pas de maladies épidémiques.

La consomption et les fièvres y.sontpresque inconnues.

-# - Sol et productions Le sol du Manitoba et du Nord-Ouest est extrêment riche. C'est.une terre ‘ noïâtre, argileuse ; de sous sol est composé d’une argile compacte variant :

en profondeur de cinq à vingt cinq pieds. Il suffit d'un labour d'environ {rois pouces pour, ÿ cultiver le blé, et le fumier si utile en notre province est considéré là-bas comme nuisible. Le fait est qu'on ne pourrait: guère s’en servir avec profit. Avec cetie terre - d’une richesse incomparable, l’engrais.

n'a pas sa raison ‘d'être ; le seul emploi qu’on pourrait en faire serait de l’épan-

dre dans la prairie qu’on voudrait culti- :

ver.avec profit. Mais il s’écoulera des années avant que le besoin de la culture du, foin ;se ; fasse sentir;.bien que cette herbètdes prairies soit bien inférieure en qualité'au mil et au trèfle de nos

| £hamps cultivés.

- L’abondance de cette herbe suffit

aux besoins actuels, mais il viendra

TT

un temps où il faudra s ’apfrovisionner conne on le fait ici, et ce foin excellent sur pied, perdra. de ses qualités, une fois engrangé. Il importe donc Maur où

nant de ne pas Ss'illusionrfér sur sa

qualité quiesttr ësinférieu re, quoiqu on en ‘dise. Sa tige est ‘très coürte, et n'était des ondulations de terrain, on se croirait dans une de nos prairies fauchées depuis trois ou quatre semaines. On n'y voit ni trèfle, ni mil, ni aucune de ces herbes dont nos, bestiaux sont si friands. Si le buffle a pu y trouver son compte, c'es: par l'abondance plutôt que par.la qualité de Ja

nourriture.

- Le

L'analyse du sol qui a été faite par un chimiste distingué de l'Université - de Kiel, Holstein, an Allemagne, nous démontre jusqu’à l'évidence sa richesse et-aussi sa fertilité. Ses principaux éléments nutritifs sont l’azote, la potasse et l'acide phosphorique ; maïs ce qui est d'une importance toute particulière c'est la présence de la chaux, qui par ses

UN

combinaisons multiples, met en liberté l'azote dont les végétaux ont absolument “besoin pour leur croissance. C’est li.

des grands phénomènes de la végétation, qui perd de son activité là gù l'azote fait défaut. Une analyse dh sol du Manitoba mise en regard d’une autre ‘analyse du sol d’un des terrains le plus riches d'Allemagne, donnera une preuve suffisante de ce que je viens de dire :

Manitoba Holstein

Potasse.......….......... 298.7" 30 Soude.........….. mssesse 338 20 Acide phosphorique- 69.4 40 Chaux... 6826 130 Magnésie..…............. 16.1 0 Azote....…, eee sossnse 486.1 40

Tr, -

: 58 Le L'avoine,le seigle,les pommes de terre et l'orge viennent parfaitement bien dans . tout le territoire occidental. Si on n’y cultive pas en grand le houblon, c'est parce que le besoin ne s’en fait pas encore sentir. Il est certain que la culture de toutes les céréales comme des.

arbres forestiers y est facile ; la nature du sol ne sera jamais un obstacle.à ces —

divers genres de productions.

Mais ce qui devra constituer d'ici à … quelques années la grande fortüne du Manitoba et du Nord-Ouest,.c’est l’élevage des bestiaux. La grande abondance d'herhe dans la prairie, l'immense étendue des terrains inoccupés,les pâturages en hiver, l'absence d’épidémies, rendent très facile l’engraissement du bétail. Il n’est pas un paysau monde où l’on puisse garder des troupeaux de bètes à cornesà aussi bon marché. Le Minnesota ne saurait même soutenir la comparaison à cet égard.

Les rapports officiels relativement à à a |

an

> T's, CNT [Ca

‘ production du‘ blé nous apportent encore une preûve de la supériorité du sol canadien sur celui des Etats-Unis.

Manitoba, blé du printemps, récolte

moyenne, 20 boisseaux par acre.

Minnesota... Â7 € 6e

Wisconsin... 14 SO ES —Pennsylvannie... LÉ)

Massachussetts.……, 16 Of ‘

*. Le poids du blé est aussi en faveur du Manitoba.

Manitoba, blé du printemps 63 à 66 1bs.

Minnesota... tt 6 6 G6Da6s * Illinois... (% tt & 52 à 58:

Ohio... 06 64 57 à 60 Pennsylvannie.… ‘ tt &# 57 à 60 ©

. À part la culture du froment et des ‘autres céréales, il y a encore celle des racines et des légumes qui réussit à

merveille. Les pommes de:terre attei- ..

gnent une grosseur prodigieuse ; ; à la

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