‹ Étemens d'idéologie (volume 2)Chapitre 56 sur 99 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

i de nous pourra jamais comprendre la prodigieuse . itesse des globules du fluide qui circule dans les *£§ d'un insecte , ou Texcessive ténuité des parties odorantes d'un corps qui en remplit continuellent un grand espace pendant des années sans dre une quantité appréciable de son poids ? Qui fera jamais une idée de l'effrayante multitude des 'ons lumineux qui partent d'un corps éclairé dont ique point en renvoie un faisceau tout entier à loun des points de l'espace ? Et qui pourra jamais lœvoir l'inappréciable subtilité des molécules de te matière , qui se croisent et se pénètrent , pour m. dire , dans tant de milliards de sens différens, la se causer le moindre obstacle ni le plus petit rangement? Personne cependant n'est tenté de nier I fidts y parce qu'ils sont avérés , et parce qu'encore e fois y qu'une chose soit incompréhensible pour os y ce n'est point du tout une raison de lui refuser tre assentiment quand son existence est prouvée. )us ne sommes fondés à nier constamment que ce i est démontré impossible , et il n'y a de démontré possible que ce qui implique contradiction ; du rte tout est miracle dans ce monde pour nos faibles >yens de connaître ^

■ Je ne puis me refuser à citer ici un exemple biea frap- Qt de ces choses qui paraissenl inadmissibles i un premier erçu , el que des recherches plus approfondies rendent vrainÛables. Y a-t-il rieo qui ëtonne plus l'imagination que de DceToirque les corps les plus denses de notre globe renferme Ht de vide , que les molécules qui les composent sont aussi >igiiées lei unes des autres , k proportion de leur grosseur »

pciae à c un f e ni r >Tec nootest cBoore mille fois ^us wAnoms ea Mmmu àomtéB aprii n snperfinei ; <|a^s*apère en lai mille elndlk fab plas êm dkoics q«e nous n'en aTÎoiu déoosfift à en premier aperça; qaHln'eat affecté et arertiqM des effets les plas rares et les ploa grossiers desooopgMiisation S tandis qp^oneinfinité d*aatres éohappflrt à sa pcr e ept i on ; et qa^enfin la propr i ét é qall mui^ qoe dans loos ses moaTemens et dans tontes sesop^ ratioBs intellectaclles , de deremrphu n^ide9,fhf faàies g ei wufins sentis â mesure qu'Us somi réfi' tes g qœ ectte proprîélé, dis-je, bien oonstaléii kien ineontestaUe, est portée jasqn^à on point !■ealealable, et qa^elle est la oaoae àe tons les pbte»* mènes qainoos apparaissent soos le nom dliabitadeit Cette manière de considérer les choses , que je crois ia Traie , noas conduit , noo pas à expliquer , nuis à Toir ayec mcnns d'étonnement et un peu plus d*iii-

qiM les différentes étoiles qui formeat ane nêbnlease le soit eotre elles 7 Cependant on de nos plus grands géomètras ■< tronve aucune raison pour rejeter cette supposition , et v<Mt ■lême plusieurs motifs de Tadmeltre- (Voyes VJSrpositiOB du Système du Monde , de M. Uaplace, page aSj de l'édition in-4".)

Si on s'en était toujours tenn aux premières TraisemblaBceSy on n*aurait jamais cru an mouvement de In terre.

> Nous éprouTons aujourd'hui en idéologie ce qa*o> > éprouvé ea chimie lors de sa réooTation , c'est que insqne4a on ne s'était aperçu que des élémens les plus grossiers dei Mres analysés, et qu'une foule d'autres plas subtils avaice^ toujours échappé i l'observation.

CBÀPiTBE XIV. aog

nigenoe, ee que noiiB appelons en gèiénd les d^ rminations iastûotÎTes, et nommément celles de ■iains «niman» qui , dès le moment de leur naismee , fini des actions qui panissent exiger un grand salue de coinhinaisons , et même quelques oonaissanoes acquises ; car , soit qpoie nous regardions ei déterminations comme des effets mécaniques et haniqaes de ooaabinaisons qui nous sont inconnues, oit que nous y ToyioDS les résultats d^opérations indleetnelles, qui , dans ces animaux , s'exécuteraient, es le premier moment , ayec la même incroyaUe iMiptitude que la plupart d'entre eUes n'acquièrent bts nous que par leur fréquente répétition , il n'y mît là rien de plus étonnant que tout ce que nous onona d'ol>seryer en nous; cela ne ferait guère» vas les deux cas , que nous porter à admettre que I célérité des mouvemens du fluide nerveux égale i prodigieuse yitesse de la lumière , ou celle du fluide ectrique : c'est peut-être à quoi l'analogie toute iole aurait dû nous conduire. Là , comme partout, î ne sont pas les phénomènes les plus rares , mais ien les plus communs , qui sont les plus surpi'enans. Observes cependant, jeunes gens, que quoique » réflexions tendent à diminuer votre admiration mr ces faits extraordinaires qui suivent immédiament la naissance de certains animaux^ cela ne lit pas vous porter à croire légèrement à leur cxisnce : il en est certainement de très-singuliers , qui ntbien constatés ; mais la plupart de ceux que Ton loonte , même depuis la plus haute antiquité , mêleraient d'être observés de nouveau , et soumis à un

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eiAmen ri^oareux , qai peut-être en ôtfendt l menreilleitzs oe ferait même rendre on grand à le aoienoe qui noas oocape. An reste , je n^ point traiter ici deridéologieoomperée; jeeroir aiaes fiût si j'ai établi sur des bases solides Tid de Hioaune; le surplus m^éloignerait égalea du oerole de mes connaissanoes et de l'objet < ouvrage : je fids 4es yœuz pour qu'un savw iiesseur, qui a fait preoye de le oapaoité née et de Pétôidne d'esprit suffisante ^ , remplÎM égard les espérances qu'il nous a données.

Pour rerenir à notre sujet , il reste dono m que nos mouyemens et nos (^rations inteUec deriennent plus rajôdes, plus faciles et mon sibles, à proportion qu'ils ont été plus fiéqM répétés : c'est là la source de nos progrès et erreurs. Il faut actuellement examiner les un autres.

* M. Draparnaud , profeueur de grammaire gw l'école centrale du département deTHérauIt.

Il est Lien fâcheux» au lien de pouvoir se lirt espérances, d'avoir & déplorer la perte prémata homme auui intéressant. C'est un grand malheur science. {Note de la seconde édition. )

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