CHAPITRE II
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La sensibilité proprement dite est oette propiiété de notre être en vertu de laquelle nous reoeroos des impressions de beaucoup d'espèoes , aj^pelées senations , et en ayons la conscience ; nous la ooimsissoBi par expérience en nous-mêmes , et nous la reconniissons dans nos semblables et dans les autres êtres par analogie , à proportion -qu'ils nous la manifestent. Nous ne pouyons ni l'affirmer ni la nier dans oeui qui n'ont pas de mojeus de nous Texprimer.
Les nerfs sont en nous les organes de la sensibilité. Leurs principaux troncs se réunissent en différeus points , et surtout dans le cerveau , dans lequel 'ûs se perdent et se confondent.
Par toutes celles de leurs extrémités qui se terminent à la surface de notre corps , nous recevons les sensations que nous confondons sous le nom général de sensations tactiles , mais qu'un examen plus scrupuleux pourrait faire partager en plusieurs classes ; car chacune d'elles varie suivant les diverses parties qu^afiecte une même cause ; ainsi , à propreioeot
DS L IDEOLOGIE. OqS
parler , le «eus da tact ett oompoté de beauooap de sens dûtmots.
Indépendamment de oes senaation» générales , nous en reoeToos de particolières par les extrémités des ncrfii qui se terminent à certains organes placés aossi à la surface de notre corps ; ce sont oeUes de la yne, de l'ooie , de Todorat et da goût. Tontes ensemble figrmcnt ce que noos appelons les #ensa/ioiisexfe/iitf#. '
Mais ontre ces sensations externes , nous reoerons cooore , par les extrémités de nos nerfii qni aboutissent aux différentes parties de Tintérieur de notre eorps y une foule de sensations qae nous nommons par oette raison sensations internes»
Telles sont celles qui résultent des fonctions ou de la lésion des différentes parties de notre corps.
T^es sont encore celles que causent les monyemens de nos membres.
Tdles sont enfin toutes les affections de plaisir ou de peine qui résultent de certaines dispositions de notre individu et des passions qui le modifient.
Toutefois , les passions elles-mêmes ne doivent pas être rangées parmi les sensations simples , parce que tontes renferment en outre un désir quelconque , et qu^un désir est un effet de la faculté appelée r^onté; ainsi , dans la passion , est renfermé Texercice de deux fiicultés distinctes , la sensibilité et la volonté. Ij^élat de souffrance ou de jouissance dans lequel elle nous met , appartient seul à la sensibilité proprement dite.
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